• Poitiers possède un patrimoine architectural exceptionnel qui s'est enrichi au fil des époques.

    Poitiers, au fil des rues...

    C'est à la gare de Poitiers que commence ce reportage.

    Je suis en possession d'un plan de la ville que la gare m'a gentiment fourni, sur lequel sont matérialisés trois itinéraires conduisant dans des directions différentes au départ de Notre-Dame-la-Grande. Malheureusement, il faudrait que la ville leur redonne un bon coup de peinture car on perd très souvent leur trace, signe que les rues ont été beaucoup empruntées : un bon point pour le Tourisme !

    C'est donc un itinéraire très personnel que je vous fais suivre maintenant.

    Poitiers, au fil des rues...

    Poitiers en 150 photos

    Empruntant la passerelle de la gare puis les escaliers du même nom, je m'achemine rapidement vers le centre ville.

    Poitiers en 150 photos

    Le clocher-porche de l'église romane Saint-Porchaire date du XIème siècle tandis que l'église, qui tombait en ruines à la fin du XVème siècle, fût reconstruite au siècle suivant.

    Poitiers en 150 photos

    Cette lithographie du XIXème siècle montre que la place n'a guère changé depuis : en 1843, le conseil municipal décida de détruire le clocher pour élargir la rue. Il est sauvé in extremis par la mobilisation de la Société des Antiquaires de l’Ouest et de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques.

    Poitiers en 150 photos

    Devant l'église, une fontaine en forme de dragon,

    Poitiers en 150 photos

    et de jolis chapiteaux au niveau du porche (avec des lions et des oiseaux) qui prouvent que celui-ci n'est pas jeune...

    Poitiers en 150 photos

    Cette église a la particularité d'avoir une double nef gothique et donc deux autels dont l'un réservé était aux moines et l'autre aux fidèles. Trois piles en palmier les séparent.

    Poitiers en 150 photos

     La rue Victor Hugo relie la place de l'Hôtel de Ville à celle de la Préfecture. Au N°9 se trouve le Portail de l'ancienne église des Augustins, ordre mendiant établi au XIVème siècle à Poitiers. Le lourd portail ouvre sur une cour et donne accès au Musée Rupert de Chèvres (collectionneur et amateur d'art poitevin du XIXème siècle) qui est fermé pour travaux et pour une période indéterminée...

    Poitiers en 150 photos

    Portail de l'Hôtel d'Yversay

    Cet hôtel particulier occupe l'emplacement d'un ancien jeu de paume.

    Poitiers en 150 photos

    Le jeu de paume ou "esteuf" (par allusion avec les boules d'étoffes avec lesquelles on joue) était très à la mode à Poitiers depuis le XIIIème siècle. Cet ancêtre du tennis était pratiqué au XVIIème siècle dans 22 salles à Poitiers. 

    Poitiers en 150 photos

    Maison de la fin du XIXème siècle : un riche décor d'imitation Renaissance orne principalement la travée centrale et à chaque étage des masques décorent le dessous des fenêtres.

    Poitiers en 150 photos 

    Poitiers en 150 photos

    Poitiers en 150 photos

    La place de la Préfecture de Poitiers est déserte, comme la ville l'est d'ailleurs dans son ensemble en ce jour de Toussaint. L'architecture du bâtiment est d'inspiration Louis XIII en brique et pierre à l'image des maisons qui composent cette place.

    Poitiers en 150 photos

    Cette maison édifiée vers 1880 présente un décor d'inspiration Renaissance. La façade s'organise autour de deux loggias reliées par un balcon.

    Poitiers en 150 photos

    Poitiers en 150 photos 

    Feuilles d'acanthes, coquillages, médaillons et angelots la décorent agréablement. 

    Poitiers en 150 photos

    Me voici maintenant dans la rue des Cordeliers devant cette imposante bâtisse : il s'agit de la tour Maubergeon, attenante au Palais des Comtes de Poitou-Ducs d'Aquitaine. Il s'agit de l'un des plus remarquables ensembles d'architecture du Moyen-Age en France.

    Le nom de Maubergeon dérive de "mall-berg", l'ancien tribunal mérovingien, et c'est encore ici qu'on rend la justice à Poitiers même si, vous le verrez plus loin, la façade de l'actuel Palais de Justice a été remaniée après la Révolution française.

    Poitiers en 150 photos

     La construction du Palais ducal commence sous le règne de Guillaume le Troubadour vers 1104.

    Poitiers en 150 photos

    Au Moyen-Age, musiciens, chanteurs et conteurs parcourent les routes, allant de château en château, pour égayer les banquets. Leurs instruments sont petits, faciles à transporter comme : le luth, la flûte ou le tambourin.

    Inventeur de l'amour courtois, le Comte Guillaume le Troubadour (1071 - 1126) est le premier troubadour connu et le premier poète lyrique de la littérature française dont on sait le nom. Les thèmes qu’il évoquait étaient les femmes et l’amour (parfois crûment).

    Guillaume, avec ses chansons, mettait les femmes dans sa poche (si on peut dire !). C'est ainsi que, bien que marié à la Comtesse Philippe de Toulouse, il prend pour maîtresse à son retour de croisade une jeune femme (mariée elle aussi) si belle qu'il la surnomme "Dangereuse" (la Maubergeonne) et l'invoque comme muse dans ses poèmes. A la bataille de Cutanda (en Espagne), il aurait combattu contre les arabes almoravides avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier.

    Représentation de Guillaume IX d’Aquitaine (Guillaume le Troubadour)
    dans un chansonnier provençal du XIIIème siècle conservé à la BNF.

    Poitiers en 150 photos

    ◄►◄►◄►

    Un petit air de musique pour clore ce volet : il est tiré du site de l'Académie de Poitiers et
    s'intitule
     "Quan lo rius de la fontana" (chant du troubadour Jaufre Rudel dont Guillaume le Troubadour
    aurait été le maître de poésie ainsi que le suzerain...)

    Quan lo rius de la fontana
    S'esclarzis, si cum far sol,
    E par la flors aiglentina,
    El rossinholetz el ram
    Volf e refranh ez aplana
    Son dous chantar et afina,
    Dreitz es qu'ieu lo mieu refranba.

    Quand le ruisseau de la fontaine
    S'éclaircit, comme il le fait
    Et paraît la fleur d'églantier
    Et le rossignolet sur la branche
    Lance et reprend et adoucit
    Son doux chant embellit,
    Il faut bien que le mien reprenne.

    ◄►◄►◄►

     On peut voir sur cette photo une partie de l'enceinte du IIIème siècle qui ceinturait la ville.

    Poitiers en 150 photos

    Empruntant la rue de la Regratterie (*), j'arrive face à Notre-Dame-la-Grande, le joyau de la ville.

    Un jour à Poitiers

      L'Office de Tourisme et les maisons avoisinantes sont à colombages. Au Moyen-Age, ce quartier était très animé comme en témoigne le nom de certaines rues : rue de la Regratterie (*) ou rue des Vieilles Boucheries.

     (*) Le regrattier était celui qui vendait en détail, et de seconde main, de menues denrées, particulièrement du sel, des grains, du charbon.

    Un jour à Poitiers

    Un petit marché se tient sur la place Charles de Gaulle.

    Un jour à Poitiers

    Sa façade-écran est célèbre : elle consiste en un grand mur dont la partie supérieure, souvent postiche, dépasse parfois de beaucoup le faîte du toit et est pourvue de deux tours - surmontées de cônes à écailles de pierre - rejetées sur les flancs de l'édifice. Cette façade monobloc ne reflète ainsi pas la division intérieure de l'église.

    Elle est ici richement sculptée : il est probable qu'elle servait de support à des prêches se tenant sur le parvis. Elle se lit en effet comme un livre d’images et raconte l’histoire de la Bible : on peut y voir les douze apôtres ainsi que deux évêques (à l'étage du dessus), et enfin le Christ tout en haut.

    En fin d'après-midi, l'église, chef-d'oeuvre de l'Art Roman, est mieux éclairée.

    Un jour à Poitiers

    La frise biblique encadre le portail central : elle est au dessus des deux portails latéraux.

    De gauche à droite, on voit d'abord Adam et Eve nus près du pommier autour du tronc duquel s'enroule un serpent, puis Nabuchodonosor roi de Babylone (identifié par une inscription), les quatre prophètes (Daniel, Jérémie, Isaïe et Moïse) montrant l'Ancien Testament, l'Annonciation (l'archange Gabriel annonçant à Marie qu'elle sera la mère du Sauveur), l'arbre de Jessé et à côté David jouant de la harpe.

    Un jour à Poitiers

    En ce qui concerne la partie droite de la frise, j'ai moins bien réussi ma photo... Voici quelques unes de celles que j'ai trouvées sur Bernezac.com (un site de tourisme sur la côte atlantique).

    La visitation : la Vierge Marie rend visite à sa cousine Elisabeth.

    Un jour à Poitiers

    La Nativité : la Vierge est allongée. En haut à droite, l'enfant Jésus le bœuf et l'âne. Par miracle, les têtes n'ont pas été endommagées...

    Un jour à Poitiers

    Le bain de l'enfant Jésus : deux femmes lavent le nouveau-né dan un fonds baptismal qui ressemble à un calice.

    Un jour à Poitiers

    Portail central

    Un jour à Poitiers

    Le Christ en majesté, entouré du tétramorphe, est représenté dans cette mandorle (*) Sa tête, comme presque toutes celles de la façade de l'église, a été scalpée par les huguenots lors du sac de Poitiers en 1562. On se demande comment ils ont pu y parvenir...

    (*) Le mot mandorle vient de l'italien "mandorla" qui signifie amande.

    Un jour à Poitiers

    Voici le plan de l'église : on voit bien ici qu'il n'est pas du tout classique. L'église n'a pas de transept en raison probablement de contraintes de place dues à un bâtiment côté nord et à un passage côté sud.

    Pour une journée à Poitiers...

    A l'intérieur, on est surpris de voir que l'église est peinte, en particulier les piliers qui sont ornés de motifs géométriques : ceci date de la restauration de 1851. 

    Pour une journée à Poitiers...

    On aime ou on n'aime pas : pour ma part, j'aime assez surtout que, le soleil donnant, cela faisait de jolis jeux de lumière et puis à l'origine l'église était recouverte de fresques...

    Pour une journée à Poitiers...

    Chaire baroque en bois sculpté du XVIIème siècle

    Pour une journée à Poitiers...

    Tout au long des XVe et XVIe siècles, différentes chapelles privées appartenant aux familles de la haute bourgeoisie poitevine sont aménagées du côté nord de l’église.

    Je m'arrête à la chapelle des Potiers (N°2 sur le plan) où se trouve une statue en pierre polychrome du XVIème siècle intitulée La Sainte Parente.

    Pour une journée à Poitiers...

    Dans la chapelle des Bardeau (N°7 sur le plan), un vitrail du XIXème siècle rappelle le miracle des clés à la porte de la Tranchée (il a été exécuté dans le style du XVIème siècle).

    L'histoire raconte que, en l'an 1202, les Anglais assiègent Poitiers. Le clerc du maire se vend à l'ennemi : contre une grosse somme d'argent, il leur livrera les clés de la ville. Le forfait doit avoir lieu le jour de Pâques. Pendant la nuit, le clerc se rend dans la chambre du maire pour lui dérober les clés, mais elles ont disparu. Au matin, quand le maire se réveille, lui aussi se rend compte que les clés ne sont plus à leur place. Il se doute d'une trahison ; l'effroi le saisit. Il prévient aussitôt les troupes de la ville et se rend à Notre-Dame-la-Grande pour prier. Là, stupéfaction : il découvre la statue de la Vierge, les clés à la main. Mais, pendant la nuit, la seconde partie du miracle a opéré. Devant les troupes anglaises effrayées, les apparitions de la Vierge, de saint Hilaire et de sainte Radegonde se sont succédé. Conséquence : les Anglais se sont entretués (!), le reste s'est enfui.

    Pour une journée à Poitiers...

    Dans le choeur se trouve justement une statue de la Vierge (N°18 sur le plan) ou Notre-Dame-des-Clés (XVIIème siècle). On voit la ville représentée sur le chapiteau de la colonne qui la soutient. Jusqu'au XIXème siècle le jour de Pâques, avait lieu une grande procession...

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Dans la chapelle Sainte-Anne (N°16 sur le plan) située au sud de l'église, se trouve une superbe mise au tombeau en pierre polychrome, oeuvre d'artisans italiens. Au dos d'un des personnages on trouve la date de 1555.

    Pour une journée à Poitiers...

    Le Christ est déposé dans le tombeau dans son linceul tenu par Joseph d’Arimathie (à la tête) et Nicodème (aux pieds) ; derrière le tombeau se tiennent, de gauche à droite, une sainte femme, saint Jean qui soutient la Vierge et une autre sainte femme.

    Pour une journée à Poitiers...

    Joseph d'Arimathie était un personnage de l'Assemblée législative de Palestine (Sanhédrin), converti secrètement à la religion catholique, qui a demandé à Ponce-Pilate que le corps du Christ soit enterré : il porte un riche manteau et une bourse à la ceinture.

    Pour une journée à Poitiers...

    Saint-Jean l'évangéliste soutient la Vierge. Celle-ci, comme les autres femmes, porte une guimpe (qui entoure la tête de manière assez serrée) et un voile par-dessus.

    Pour une journée à Poitiers...

    Nicodème, lui aussi membre du Sanhédrin, est l'un des tout premiers disciples de Jésus. Il apporta la myrrhe et l'aloès pour l'embaumement du corps du Christ.Une grande tristesse se lit dans le visage de la sainte femme.

    Pour une journée à Poitiers...

    Le Christ semble apaisé...

    Pour une journée à Poitiers...

    Continuons la visite extérieure.

    Pour une journée à Poitiers...

    Le mur sud conserve son porche roman, bien que très restauré au XIXe siècle. Il était surmonté à l’époque romane d’un cavalier sculpté, haut-relief refait au XVIIe siècle puis détruit après la Révolution. Un petit porche gothique (en premier plan) a été rajouté au XVe siècle.

    Pour une journée à Poitiers...

    Le chevet de l'église est occupé par des terrasses de café.

    Pour une journée à Poitiers...

    Après un bref déjeuner, passant par le Jardin des Plantes au nord de la ville, je m'achemine vers le Clain, rivière qui arrose Poitiers.

    Pour une journée à Poitiers...

    Le Clain

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Une vingtaine de moulins sont construits le long du Clain au Moyen-Age. Certains servaient à la meunerie, d'autre au tannage et d'autres encore à la fabrication du papier (il existait une Université dès le XVème siècle à Poitiers).

    Le moulin de Chasseigne existe toujours : il est devenu propriété privée.

    Pour une journée à Poitiers...

    Voici la façade (refaite au XVIIIème siècle) de l'église Saint-Jean-de-Montierneuf : elle était l'abbatiale romane de l'ancienne abbaye bénédictine construite au XIème siècle.

    Plutôt austère, la façade si ce n'est le portail...

    Pour une journée à Poitiers...

    On accède à la nef en descendant une dizaine de marches.

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Un choeur gothique éclairé par de larges verrières

    Pour une journée à Poitiers...

    Faisant le tour du déambulatoire, je découvre de magnifiques chapiteaux de colonnes. Rien que pour ça, l'église mérite la visite ! La plupart des chapiteaux sont des copies, les originaux (XIème siècle) sont au musée Sainte-Croix.

    On parle ici d'animaux "affrontés": je n'ai pas identifié leur nom...

    Pour une journée à Poitiers...

    et ici d'oiseaux "adossés" (qui se tournent le dos)

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Eléphants affrontés : il s'agit peut-être d'une des plus anciennes représentations de cet animal dans la sculpture de l'Ouest.

    Pour une journée à Poitiers...

    Dragons affrontés

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Il y a aussi des chapiteaux aux décors floraux.

    Pour une journée à Poitiers...

    Ce lion semble curieusement lamper l'eau d'un calice !

    Pour une journée à Poitiers...

    De retour dans le centre par la rue de la chaîne : elle tire son nom de la chaîne qui servait à barrer la rue en cas de trouble et à protéger le marché le samedi.

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Au passage, un petit coup d'oeil à la place de la Liberté : entre le moment où cette photo (qui n'est pas de moi car la place était en travaux) et la photo suivante, la torche a changé !

    Pour une journée à Poitiers...

    En fait, elle a retrouvé son globe d'origine.

    Pour une journée à Poitiers...

    A l'angle de la Place de la Liberté le très élégant Hôtel Fumé : il s'agit d'un édifice de style gothique flamboyant édifié par Pierre Fumé, Maire de la ville, au XVème siècle. Son fils, François, le fit agrandir au XVIème siècle.

    Une moulure continue sépare nettement la partie haute de la partie basse du bâtiment. Dans la partie haute, d'adorables petits toits en poivrière, des créneaux et de faux mâchicoulis rappellent l'époque médiévale.

    Pour une journée à Poitiers...

    Dommage que le portail sur rue ait été fermé...

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Un mur isole cet Hôtel particulier de la rue : on y voir un portail ornementé de pierres en saillie, dites en bossage.

    Pour une journée à Poitiers...

    Cette photo a une petite histoire... Je m'arrête pour photographier ce bel immeuble Renaissance quand un monsieur en sort. Il me propose aussitôt d'en visiter le rez-de-chaussée !

    Pour une journée à Poitiers...

    Aussitôt dit, aussitôt fait...

    Pour une journée à Poitiers...

    Voici la courette intérieure : je n'en verrai pas plus !

    Pour une journée à Poitiers...

    On accède au Palais de Justice depuis la Place Alphonse Lepetit par une volée d'escaliers.

    Pour une journée à Poitiers...

    On aperçoit à droite l'une des tourelles du Palais des Comtes de Poitiers dont j'ai parlé plus haut.

    Pour une journée à Poitiers...

    Quand le Palais de Justice est ouvert, lors des Journées du Patrimoine, il est possible de visiter la grande Salle des Pas Perdus ici représentée dans un gravure datant de 1699.

    Pour une journée à Poitiers...

    Dans le Salon d'Honneur, on peut y voir lors des mêmes journées un vitrail représentant Aliénor d'Aquitaine, petite fille de Guillaume le Troubadour cité plus haut et... Reine des Francs au XIIème siècle.

    Pour une journée à Poitiers...

    Vieilles maisons Passage de la Petite Roue

    Pour une journée à Poitiers...

    Voici le portail de l'ancien Hôtel du Grand Prieuré d'Aquitaine (1667), situé dans la Grand' Rue :  il donnait accès à la maison du Prieur et est lui aussi décoré de pierres en bossage.

    Pour une journée à Poitiers...

    Non loin de là, la boutique d'un fabriquant de parapluies...

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    Ce portail est marqué par le temps...

    Pour une journée à Poitiers...

    En direction de la Cathédrale

    Pour une journée à Poitiers...

    Bien que la Cathédrale Saint-Pierre (de style gothique Plantagenêt) ait été construite sur deux siècles (à partir de la fin du XIIème), elle possède une grande uniformité car les architectes qui se sont succédé n'ont pas dévié des plans initiaux.

    Poitiers, au fil des rues...

    Le Portail Central est daté du XIIIème siècle.

    Pour une journée à Poitiers...

    De plus près, le tympan et les deux linteaux représentant le Jugement Dernier et la Résurrection

    En bas, les morts sortent de leur cercueil ; juste au dessus, l'archange Michel procède au tri (à gauche le Paradis, à droite l'Enfer ; en haut, le Christ trône en majesté entouré de quatre anges ainsi que de Marie et Jean qui intercèdent auprès de lui pour les âmes des registres inférieurs.

    Pour une journée à Poitiers...

    Joli éclairage du Portail de gauche

    Pour une journée à Poitiers...

    Pas de chapelles latérales pour cette église à trois nefs où l'on aperçoit à droite la statue de Saint-Pierre.

    Pour une journée à Poitiers...

    Pour une journée à Poitiers...

    L'orgue de François-Henri Clicquot (facteur d'orgues du Roy) est l'un des mobiliers phare de l'église.

    Pour une journée à Poitiers...

    Il a été livré en 1791 par son fils, Claude-François, après le décès en 1790 de son père.

    Pour une journée à Poitiers...

    C'est Pierre Fabre qui a exécuté le buffet de l'orgue et c'est également à lui qu'on doit la jolie chaire à prêcher dont les "piliers" sont en forme de palmier, très élégants je trouve.

    Pour une journée à Poitiers...

    Autre "monument" du mobilier de la cathédrale, les stalles du choeur, datant du milieu du XIIIème siècle : elles figurent parmi les plus anciennes d'Europe.

    Poitiers, au fil des rues...

    Elles sont ornées d'une extraordinaire variété de thèmes sculptés - animaux réels ou fabuleux (chauve-souris, dragons... - et figures humaines (architecte, lutteurs).

    Poitiers, au fil des rues...

    Bien qu'elles soient mal éclairées, j'ai réussi à trouver l'architecte et son compas,

    Poitiers, au fil des rues...

     ainsi qu'une sorte de coq à la queue de ver blanc... dont les ailes font penser plutôt à celles d'une chauve-souris !

    Poitiers, au fil des rues...

    Le "clou" de la Cathédrale : le vitrail de la Crucifixion, en bonne place dans le choeur

    Poitiers, au fil des rues...

    Poitiers, au fil des rues...

     Au centre, l'objet principal du vitrail : un Christ crucifié entouré à gauche de la Vierge et de son bourreau (Longin : le centurion romain qui plongea sa lance dans le flanc du Crucifié) et à droite de Saint-Jean et de Stéphaton (le légionnaire qui, selon la tradition, présenta à Jésus une éponge imbibée de vinaigre).

    Poitiers, au fil des rues...

    Au-dessus des bras de la croix se tiennent les dix apôtres accompagnés de la Vierge. Ensemble, ils sont tournés vers l'Ascension - la partie supérieure du vitrail.

    Dans cette partie se trouve le Christ en gloire dans une mandorle. Il bénit d'une main tandis que l'autre tient un livre. La mandorle est entourée - de manière surprenante - par deux anges complètement étirés et courbés qui tiennent lieu de fleurs décoratives ou de branches de rameau.

    Poitiers, au fil des rues...

    La partie inférieure du vitrail contient un carré central orné de quatre lobes. Le lobe de gauche relate la condamnation de saint Pierre et de saint Paul. Le carré central illustre le martyre de saint Pierre (crucifié la tête en bas) tandis que le lobe droit montre le supplice de saint Paul (décapité).

    Poitiers, au fil des rues...

    Dans le choeur, deux statues polychromes ont retenu mon attention : l'une représente une Vierge à l'enfant et l'autre un Saint-Joseph accompagné de Jésus.

    Poitiers, au fil des rues...

    Poitiers, au fil des rues...

    Peinture sur un mur de la nef : "La Sainte Famille"
    Cette peinture date de 1670-1675. Elle a été commandée à l'époque par le chapelain de la cathédrale. A la Révolution, elle a été recouverte d'un badigeon, mais dégagée en 1847.

     

    Poitiers, au fil des rues...

    Peinture sur un mur de la nef "Jésus à Gethsémani" (fin du XVIIe siècle)
    La cathédrale Saint-Pierre compte beaucoup de peintures de cette sorte. Elles ont toutes été recouvertes de peinture à la Révolution, mais on les redécouvre depuis le XIXe siècle.

     

    Poitiers, au fil des rues...

    Le Palais épiscopal jouxte la Cathédrale.

    Poitiers, au fil des rues...

    Poitiers, au fil des rues...

    Pour la visite du Baptistère Saint-Jean (construit dans le courant du Vème siècle, il s'agit de l'un des plus anciens monuments de la chrétienté), il faudra que je revienne car il était fermé à cette heure.

    Poitiers, au fil des rues...

    Retour à la gare par le même chemin qu'à l'aller...

    Poitiers, au fil des rues...

    Quelle chance d'avoir bénéficié de ce beau soleil pour cette journée de déambulation...

    Même pas fatiguée !


    votre commentaire
  • Après les attentats de ce vendredi 13 novembre, je tiens à exprimer ma profonde tristesse aux familles endeuillées.

    ◄►◄►◄►◄►◄►◄►

    Après un passage par Arras, nous sommes arrivés dans l'après-midi du samedi à Bruxelles.

    Il y avait une place dans la rue Van Gaver (la rue de notre hôtel, le Theater Hôtel, réservé sur Booking.com mais également, nous l'avons découvert en arrivant, des "femmes de petite vertu"... !)

    Bruxelles en 150 photos

    Ma foi, celles-ci ne nous ont pas incommodés et notre chambre était très vaste et propre alors...

    Que demande le peuple ?

    L'hôtel a été refait récemment et a peut-être changé de clientèle ?

    Bruxelles en 150 photos

    Vue sur les toits : nous créchons au 4ème sans ascenseur...

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Aussitôt arrivés, nous partons à pied pour rejoindre le centre ville qui n'est qu'à un quart d'heure d'ici. C'est la raison pour laquelle j'avais choisi l'hôtel qui, par ailleurs, restait abordable.

    Au coin de la rue, le Théâtre royal flamand : une superbe bâtisse originellement destinée à entreposer les marchandises en transit (c'est l'ancien quartier du port de la ville) et remaniée en 1885 par Jan Baes qui en refait la façade. L'architecte choisit le style néo-renaissance flamand : la façade et les côtés sont dotés de longs balcons en ferronnerie destinés à permettre l’évacuation simultanée de nombreuses personnes.

    Bruxelles en 150 photos

    Le vlaamsche Schouwburg : eh oui, à Bruxelles aussi on parle le flamand...

    Bruxelles en 150 photos

    C'est de nuit que nous découvrons la Grand-Place : évidemment, nous ne sommes pas seuls.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    La Grand-Place date du XVème siècle : elle regroupe les maisons des corporations, la Maison du Roi (ancienne halle au pain) et l'Hôtel de Ville.

    Les maisons ont toutes un nom : ainsi ici, de gauche à droite, on trouve la maison du Mont Thabor, la maison de la Rose, la maison de l'Arbre d'or, la maison du Cygne et la maison de l'Etoile.

    Bruxelles en 150 photos

    La maison de la Rose tire son nom de celui de sa propriétaire au XVème siècle : Catherine Van der Rosen. Le rez-de-chaussée présente une porte à encadrement chantourné couronnée d'une enseigne à la rose

    Bruxelles en 150 photos

    Quant à la maison du Cygne, elle porte ce nom à cause de la haute porte surmontée d'une enseigne figurant un cygne au bec, aux pattes et aux extrémités des ailes dorés, émergeant d'une végétation elle-aussi rehaussée de dorures.

    Bruxelles en 150 photos

    Voici l'angle de la rue de la Tête d'Or et de la Place avec l'un des deux pignons de l'Hôtel de Ville.

    Bruxelles en 150 photos

    De gauche à droite, la maison de la Louve, la maison du Sac et la maison de la Brouette

    Bruxelles en 150 photos

    C'est au niveau de la porte d'entrée que se trouve un bas-relief représentant Romulus et Remus allaités par une louve.

    Bruxelles en 150 photos

    La maison du Sac tire son nom d'une enseigne située au-dessus de sa porte d'entrée représentant une scène de vendanges liée à l'activité des tonneliers : les vendangeurs s'y activent autour d'un grand sac.

    Bruxelles en 150 photos

    L'enseigne de la maison de la Brouette se trouve dans un cartouche au premier étage (à gauche du lampadaire...).

    Bruxelles en 150 photos

    Ah... C'est mieux comme ça, non ?

    Bruxelles en 150 photos

    Et le Manneken Pis me direz-vous ? Mais oui... nous sommes allés le voir juste pour avoir la confirmation qu'il est vraiment très riquiqui ! Pour le trouver, et bien figurez-vous que ce n'est pas si facile que ça malgré ces panneaux indicateurs qui semblent prouver le contraire !

    Bruxelles en 150 photos

    En fait on est guidés par les magasins qui en font leur enseigne comme ce magasin de gaufres,

    Bruxelles en 150 photos

    ou cette boutique de chocolats... 

    Bruxelles en 150 photos 

    Une fois que vous avez trouvé l'attroupement, vous avez trouvé le Manneken Pis.

    Bruxelles en 150 photos 

    Après, il faut arriver à passer au premier rang pour le voir vraiment...

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos 

    A force de zoomer, on finit par le voir !

    Il paraît bien établi que cette fontaine déjà citée sous le nom de Manneken-Pis en 1452, portait aussi à la même époque le nom Fontaine du Petit Julien. Elle était alors décorée d’une statue en pierre.

    Le 13 août 1619, le célèbre sculpteur Jérôme Duquesnoy fut chargé par les receveurs de faire une nouvelle statue en bronze du Manneken-Pis, pour le prix de 50 florins du Rhin : il produisit la charmante œuvre que l’on admire encore aujourd’hui.

    Toutefois, cette statue est une copie car l'original se trouve au Musée (dans la Maison du Roi).

    Bruxelles en 150 photos

    Le 5 octobre 1817, un certain Lycas vola la statue : mal lui en prit car il fût condamné aux travaux forcés... La statue retrouvée fût remise en place le 6 décembre de la même année.

    Si vous voulez vous amuser en lisant les différentes légendes sur le Manneken Pis, cliquez ICI.

    Non loin de là, les Galeries Royales Saint-Hubert sont un très joli passage couvert abritant des boutiques de luxe.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Oh les bons chocolats belges, n'est-ce pas Philippe ! (Boutique Corné Port-Royal)

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Avant de rentrer à l'Hôtel, passage par la rue des Bouchers pour repérer le restaurant de demain soir,  "Chez Léon" évidemment : Bruxelles oblige.

    Bruxelles en 150 photos

    Après une bonne nuit au Theater Hôtel, nous voici repartis pour le centre ville. Au passage, petit arrêt Place de Brouckère pour voir l'Hôtel Métropole : le bâtiment, construit en 1872 par Antoine Trappeniers pour la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite, a été transformé en 1895 par l'architecte Alban Chambon en Hôtel de luxe.

    L’entrée principale, Renaissance française, mène au hall de réception de style Empire, largement décoré de vitraux célébrant l’héritage Art nouveau de la ville.

    Bruxelles en 150 photos

    Devant l'Hôtel, une de ces petites fontaines dont Bruxelles a la spécialité. Celle-ci est de Jos de Decker et a pour nom "La balançoire". Charmant, non ?

    Bruxelles en 150 photos

    Dans le hall de l'Hôtel, les signatures des célébrités y ayant séjourné...

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    L'intérieur du café du Métropole de style "fin XIXème-contemporain"

    Bruxelles en 150 photos

    La verrière art-déco

    Bruxelles en 150 photos

    Sur la route de la Grand-Place, la Place de la Bourse et l'église Saint-Nicolas communément appelée Saint-Nicolas de la Bourse de par son voisinage.

    Bruxelles en 150 photos

    L'église est curieusement enserrée dans des maisons.

    Bruxelles en 150 photos

    Devant celles-ci encore une petite fontaine-abreuvoir : il s'agit de la fontaine des aveugles de Jos de Decker est inspirée d'un tableau de Brueghel l'ancien réalisé en 1568.

    Bruxelles en 150 photos

    La ressemblance est frappante...

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Et nous revoici sur la Grand-Place, de jour cette fois-ci.

    Bruxelles en 150 photos

    La maison du Roy d'Espagne était la maison de la corporation des boulangers. Sous la lanterne, une remarquable sculpture figurant le triomphe de Charles II d'Espagne, entouré de trophées et d'esclaves enchaînés. A cette époque les Pays-Bas étaient espagnols.

    Bruxelles en 150 photos

    La maison du Cornet était la maison de la corporation des bateliers. Son pignon est en forme de poupe de navire.

    Bruxelles en 150 photos

    Une enseigne située au centre de la façade représente un cornet.

    Bruxelles en 150 photos

    La maison voisine est la maison du renard, de la corporation des merciers.

    Bruxelles en 150 photos

    L'enseigne du renard se trouve au dessus de la porte d'entrée.

    Bruxelles en 150 photos

    La cour de l'Hôtel de Ville est superbe.

    Bruxelles en 150 photos

    Elle possède une magnifique verrière.

    Bruxelles en 150 photos

    et deux sculptures allégoriques de fleuves qui y sont élégamment mises en valeur à cette époque de l'année par des chrysanthèmes.

    Ici, l'Escault

    Bruxelles en 150 photos

    et là, la Meuse

    Bruxelles en 150 photos

    A la sortie, on peut apercevoir la Maison du Roy.

    Bruxelles en 150 photos

    Derrière la place, la rue du marché aux herbes où se trouve une jolie fontaine avec une statue de Charles Buls, orfèvre dans cette rue et bourgmestre de la ville 1881 à 1899. Les bruxellois se souviennent de lui sous le surnom du "bourgmestre esthète".

    Bruxelles en 150 photos

    Comment douter que nous sommes à Bruxelles avec cette sculpture du Strouchmf de Peyo !

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Un peu plus loin, la Place d'Espagne avec cette sculpture de Don Quichotte et Sancho Pansa.

    Bruxelles en 150 photos

    C'est la réplique exacte de celle de Madrid également Place d'Espagne.

    Bruxelles en 150 photos

    Sur la Place d'Espagne également, une statue de Bela Bartok, compositeur et militant antifasciste hongrois. Celle-ci a été offerte à la ville de Bruxelles par la ville de Budapest en 1995.

    Bruxelles en 150 photos

    Tout est très proche dans la ville : ainsi en est-il de la Cathédrale Saint-Michel et Sainte Gudule photographiée ici derrière un buste du Roi Baudoin.

    Bruxelles en 150 photos

    Double langue...

    Bruxelles en 150 photos

    Je vous l'ai dit qu'on était en Belgique !

    Bruxelles en 150 photos 

    Nous arrivons maintenant en vue du Musée de la Bande Dessinée avec ici encore une sculpture : cette fois-ci c'est Franquin qui est à l'honneur avec Gaston et son chat. 

    Bruxelles en 150 photos

    La façade du Musée n'est pas extraordinaire.

    Bruxelles en 150 photos

    Nous ne faisons qu'y passer, le temps de regarder la librairie : une seule journée à Bruxelles c'est trop court pour pouvoir faire les musées.

    Dans le hall, une belle verrière art-déco,

    Bruxelles en 150 photos

    une statue de Lucky Luke avec Jolly Jumper...

    Bruxelles en 150 photos

    ainsi que Boule et Bill avec leur célèbre "Dedeuch" !

    Bruxelles en 150 photos

    Nous voici maintenant Place des Martyrs : elle a été construite en 1775 sur le site d'une ancienne blanchisserie. La place présente un aspect sobre et sévère, caractéristique de l'architecture néo-classique.

    Au cours des combats de la révolution belge de 1830, la nécessité se présenta d'ensevelir les premières victimes. Une commission administrative, créée en l'absence de toute autre autorité légale, choisit la place Saint-Michel pour y enterrer les dépouilles. Le 2 octobre 1830, la place fut rebaptisée place des Martyrs, une décision officialisée le 30 juillet 1831 par un décret du bourgmestre Nicolas Rouppe. Sous les pavés de la place furent inhumés 467 héros des Journées de septembre. Elle devint alors l'un des hauts lieux de célébration de l'identité nationale.

    Bruxelles en 150 photos

     D'un côté de la place un monument à Jenneval, comédien et poète français, auteur des premières paroles de la Brabançonne.

    Bruxelles en 150 photos

    De l'autre côté de la place,

    Bruxelles en 150 photos

    le monument au Comte Frédéric de Mérode : celui-ci est un héros de la révolution belge mort à malines en 1830. Il fut le premier membre de la haute noblesse belge victime des combats de la révolution.

    Bruxelles en 150 photos

    Pour rejoindre le Square du Petit Sablon, nous prenons le métro et descendons à la station Porte de Namur. Le métro de Bruxelles est un véritable musée : plus de 60 oeuvres d'art décorent ses quais et ses couloirs. Tous les genres sont représentés : peintures, sculptures, photos, claustras, vitraux... et tous les matériaux : de la toile au bronze et du bois au verre en passant par l'acier.

    Ici une oeuvre d'Octave Lauduyt intitulée "Le Stade de la Vie".

    Bruxelles en 150 photos

     Vue du Palais d'Egmont depuis l'entrée du Square du Petit Sablon

    Bruxelles en 150 photos

    Le square du Petit Sablon fait face à l'église Notre Dame du Sablon.

    Bruxelles en 150 photos

    Au centre un monument de style néo-renaissance flamande, réalisé par Fraikin en 1864, représente les comtes d'Egmont et de Hornes exécutés sur l'échafaud le 5 juin 1568 pour avoir trop résisté à la tyrannie espagnole.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Jolis reflets, non ?

    Bruxelles en 150 photos

    10 statues, disposées en hémicycle, chacune disposée dans une niche de verdure, entourent le monument. Elles représentent les personnages importants qui se sont illustrés au 16e siècle.

    Voici Gérard Mercator, cartographe

    Bruxelles en 150 photos

    Bernard Van Orley, peintre

    Bruxelles en 150 photos

    Corneille de Vriendt, architecte

    Bruxelles en 150 photos

    Le square est fermé par une grille en fer forgé séparée par 48 colonnes en pierre supportant des statues de bronze représentant les métiers d'autrefois.

    Bruxelles en 150 photos

    En voici quelques unes

    Les brasseurs (Jean Van den Kerckhove)

    Bruxelles en 150 photos

    Les tapissiers par Albert Desenfans (on le voit mal sur la photo mais le jeune homme tient un fil entre ses doigts). 

    Bruxelles en 150 photos

    Les Marchands de poisson salé, par Charles Geefs

    Bruxelles en 150 photos

    Les graissiers par Polydore Comein (le graissier étant un épicier dans le Nord)

    Bruxelles en 150 photos

    Les tonneliers (Jules Courroit)

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    L'église Notre Dame du Sablon

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

     Joli tympan

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    La chaire baroque est l'oeuvre de Marc de Vos (réalisée en 1697).

    Bruxelles en 150 photos

    Elle est décorée de médaillons de Saint-Thomas et de la Vierge.

    Bruxelles en 150 photos

    Elle s'appuie sur les sculptures symbolisant les quatre évangélistes : l'ange (Matthieu), l'aigle (Jean), le bœuf (Luc) et le lion (Marc). J'ai un peu coupé la tête de l'aigle...

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Sur le pilier voisin, une plaque indique qu'ici venait prier Paul Claudel entre 1933 et 1936 à l'époque où il était Ambassadeur de France en Belgique.

    Bruxelles en 150 photos

    Dans le croisillon Sud, à hauteur du triforium il y a une barque du début du XVIIe siècle, représentant la légende de Notre-Dame du Sablon.

    Bruxelles en 150 photos

     La légende

    En 1348, une dévote Béatrice Soetkens vit apparaître la Sainte Vierge qui lui ordonna d'enlever son image d'une église d'Anvers pour l'installer dans une autre à Bruxelles. Béatrice alla donc dérober l'objet précieux à la barbe du sacristain qui en voulant la poursuivre fut changé en statue de sel. Protégée par la Vierge, elle fit le voyage d'Anvers à Bruxelles dans une barque en remontant l'Escaut jusqu'à la Senne et le précieux butin fût installé dans la chapelle du Sablon.

    Vers 1600, le chirurgien privé des archiducs voulut rappeler cette légende en offrant à l'église un groupe sculpté. C'est sans doute ce chirurgien qui figure en médaillon. Béatrice est à gauche en train de prier. Un homme aux allures de St Joseph conduit l'embarcation.

    Bruxelles en 150 photos

    Une autre translation de la Vierge est présente dans l'église : elle est plus naïve.

    Bruxelles en 150 photos

    A l'entrée de la chapelle sépulchrale Sainte Ursule , une Vierge à l'enfant très priée

    Bruxelles en 150 photos

    A l'intérieur de la chapelle se trouve le monument funéraire de la maison La Tour et Tassis. La famille allemande a dirigé un important service postal en Europe dès le XVIème siècle.

    Bruxelles en 150 photos

    Au sortir de l'église, un stand nous rappelle que la Place du Grand Sablon est le lieu d'un marché aux antiquaires chaque week-end.

    Bruxelles en 150 photos

    Sur la place, la fontaine de Minerve représente la déesse assise tenant un médaillon avec les portraits de l'impératrice Marie-Thérèse et François de Lorraine. À ses côtés se tiennent deux putti représentant des génies, l'un portant une trompette et symbolisant la Renommée, l'autre une cruche symbolisant l'Escaut. 

    Bruxelles en 150 photos

    Derrière la déesse se tient un troisième génie sous forme de putto tenant sa lance (disparue) et son bouclier à tête d Gorgone.

    Bruxelles en 150 photos

    Tout près se trouve l'immeuble de l'ancienne manufacture des Fourrures Raymond Mallien qui date des années 1920. De style "Beaux Arts", il est l'oeuvre des architectes Victor Diricks et Jacques Barbotin.

    Bruxelles en 150 photos

    C'est maintenant la Maison Ladurée qui y a installé un superbe magasin au rez-de-chaussée.

    Bruxelles en 150 photos

     Bruxelles en 150 photos

    Et maintenant, direction le Palais Royal ! 

    Bruxelles en 150 photos

    Nous passons devant le magasin Old England. Il est l’œuvre de l’architecte Paul Saintenoy en 1899 et est occupé aujourd'hui par le Musée des instruments de musique de Bruxelles (le MIM).

    C'est l'un des plus beaux exemples de l'architecture Art Nouveau de la capitale.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Depuis le Mont des Arts où il est situé, on jouit d'une très jolie vue sur la ville. 

    Bruxelles en 150 photos

    Le Palais Royal : quand le drapeau y flotte, cela signifie que le Roi est présent.

    Bruxelles en 150 photos

    En face du Palais Royal, un grand parc tout simplement appelé "le parc de Bruxelles".

    Bruxelles en 150 photos

    Au bord de ce bassin octogonal une jolie fontaine : "la fillette à la coquille" d'Alphonse de Tombay.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Très curieuse cette statue, non ?

    Il s'agit de ce qu'on appelle un terme : c'est une statue servant d'ornement dans les jardins.

    Il se présente sous la forme d’un homme dont on ne distingue que la tête et les pieds et dont le corps est enchâssé dans une gaine de pierre. On en dénombre actuellement 12 dans le parc au début de l’allée axiale et autour du Bassin de l’octogone.

    Ici, la gaine de pierre de cet Hermès est recouverte d'écailles.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Dans le parc, un très joli kiosque à musique de style "éclectique" (fin XIXème - début XXème siècles). Il date de 1841 et est l'oeuvre de Jean-Pierre Cluysenaar.

    Bruxelles en 150 photos

    En haut du toit, les noms de grands musiciens : ici on aperçoit Halévy qui fût le librettiste de La Belle Hélène, La Vie parisienne ou encore La Grande-duchesse de Gérolstein de Jacques Offenbach.

    Bruxelles en 150 photos

    Oiseau-lyre doré 

    Bruxelles en 150 photos

    Feuillages et feuillages...

    Bruxelles en 150 photos

    Le Commerce et la Navigation (1784) : copie par Isidore de Rudder d'après une oeuvre de Gilles-Lambert Godecharle.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Diane chasseresse avec son lévrier (1670) : Sculpture en marbre blanc de Gabriel de Grupello détruite en 1830 et refaite à l’identique par Pierre Puyenbroeck en 1876.

    Bruxelles en 150 photos

    Nous voici maintenant tout près de la Place Madou : ici, la statue de la Brabançonne érigée à la gloire de l'hymne national de la Belgique en 1930, exactement un siècle après la révolution belge.

    Sur le piédestal de la statue, quelques fragments de l'hymne national en français et en flamand :

    Ô Belgique! Ô Mère chérie !
    À toi nos cœurs, à toi nos bras.
    À toi notre sang, ô Patrie !
    Nous le jurons tous, tu vivras !

    O Dierbaar Belgie! O Edel Land der Vaderen !
    Onze Ziel en Ons Hart Zijn U Gewijd.
    Anvaardt de Kracht en het Bloed
    Van onze Aderen...

     Pour écouter la Brabançonne... cliquez ICI.

    Bruxelles en 150 photos

    La colonne du Congrès : inspirée de la Colonne Trajane, elle commémore le Congrès national de 1830 qui rédigea la Constitution belge.

    Bruxelles en 150 photos

    En haut de la colonne, une statue du Roi des Belges, Léopold Ier.

    Bruxelles en 150 photos

     Suivant l’exemple des pays voisins, la Belgique décide en 1922 de rendre hommage aux victimes des combats de la Première Guerre mondiale au travers d’un soldat anonyme.

    Le Soldat inconnu a été inhumé au pied de la colonne entre les deux lions, le 11 novembre 1922.

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Bruxelles en 150 photos

    Nous voici maintenant au terme de de cette journée dans la capitale.

    Bruxelles en 150 photos

    Au terme ? Non, pas tout à fait puisque nous attend maintenant la soirée au Cirque Royal pour aller applaudir Adamo, le chouchou de Philippe.

    Bruxelles en 150 photos

     Les gradins sont bien remplis pour cette représentation unique du chanteur belge le jour de son anniversaire...

    Bruxelles en 150 photos

    Nous sommes placés en corbeille.

    Bruxelles en 150 photos

    et avons donc cette vue sur la scène.

    Bruxelles en 150 photos

     Inch' Allah : une très belle chanson hélas toujours tristement d'actualité

    Toujours aussi sympathique avec le public, Adamo, mais sa voix hélas ne sera bientôt plus qu'un souvenir...

    Qu'importe, ce petit séjour dans la capitale bruxelloise avec ce magnifique temps d'automne fût un vrai régal : un cadeau pour Philippe mais aussi un peu pour moi !


    votre commentaire
  •  L'OBJET de mon voyage en Italie : l'Exposition Universelle qui se tient cette année à Milan.

    Son thème, "Nourrir la planète, énergie pour la vie".

    Les organisateurs espèrent au total attirer 20 millions de visiteurs sur les six mois que dure l'événement, ainsi qu'un coup de fouet économique pour l'économie locale, notamment pour le tourisme.

    145 pays exposés, une moyenne de 160.000 visiteurs par jour : pas étonnant que nous n'ayons pas pu accéder au Pavillon Zéro : plus de 2 heures de queue... Rédhibitoire, non ?

    Dommage car c'est ici qu'on présente l'exposition...

    Expo Milan 2015

     Une grande allée centrale de 1,5 kms donne accès aux différents pavillons (c'est le Decumanus de la Rome antique...) tandis qu'une autre la croise à angle droit (il s'agit du Cardo).

    Expo Milan 2015

    Expo Milan 2015

    La Mascotte de l'Expo, c'est Foody : elle est constituée de 11 éléments à part entière réunis dans un même visage. Foody aime la cuisine de bonne qualité et saine...

    Expo Milan 2015

    Plusieurs fois par jour, une animation la met en scène en musique.

     

    Il y a aussi, de place en place des stands présentant de la nourriture :

    comme celui des fruits,

    Expo Milan 2015

    celui des épices,

    Expo Milan 2015

     ou encore celui de la viande.

     Expo Milan 2015 

    ou des fromages 

    Expo Milan 2015 

    A l'extrémité du Decumanus, une aire où l'on s'occupe des enfants.

     

    Après un rapide passage dans le Pavillon de l'Ouganda pour avoir une vue d'ensemble sur l'expo,

    Expo Milan 2015

     et admirer la végétation de sa terrasse,

    Expo Milan 2015

    son artisanat,

    Expo Milan 2015

    nous entrons dans le Pavillon de la Corée du Sud.

     Des noms de plats internationaux déclinés dans toutes les langues

    Des sculptures qui "parlent"... de la mal-bouffe :

    L'obésité

     Le rachitisme

     Beaucoup de technologie dans ce pavillon même si, à l'origine, les coréens conservaient la nourriture dans de grandes jarres en grès appelées "hang ha li".

     

     Deux robots exécutent une véritable danse pour nous en mettre plein la vue avec des écrans ...

    Expo Milan 2015

     Des jarres numérisées...

     

    Puis, nous nous arrêtons au Pavillon de la France, naturellement... Il est précédé d'un jardin potager qui serpente et permet de faire la queue agréablement (il n'y a que peu de queue ici contrairement à certains pavillons qui nécessitent une patience d'ange).

    L'intérieur de la toiture ressemble aux alvéoles d'une ruche.

    Expo Milan 2015

    Casserolerie et verreries...

    Expo Milan 2015

    pots à épices...

    Expo Milan 2015

    et un clin d'oeil aux cuisines du monde

    Ici, une Alfa Romeo devant le stand de la Lombardie : normal !

    Tant qu'on est dans l'Italie, voici un ensemble de sculptures qui s'y rapportent, situées sur le Cardo.

    Celle-ci représente la "Machina de Santa Rosa".

    La procession de Santa Rosa de Viterbe est une cérémonie très particulière : La statue de la sainte est juchée au sommet d'une très haute et très lourde structure de 28 m de haut, parfois décrite comme "un clocher qui chemine", portée à l'épaule par une centaine d'hommes robustes: les Facchini .

    L'Italie encore avec ce fauteuil en raviolis !

    A l'une des extrémités du Cardo, l'arbre de vie qui s'illumine le soir lors d'un spectacle grandiose (que je ne verrai malheureusement pas, la météo étant ce jour-là un peu pourrie...).

    Tout au bout du Decumanus, voici le Pavillon de la Russie

     A l'intérieur, un comptoir agréablement éclairé d'une lumière tamisée : cela ressemble fort à un laboratoire, qui sait ? Peut-être pour fabriquer la célèbre boisson nationale !

    Au mur, un herbier géant

     

    et la fameuse classification périodique des éléments de Mendeleïev.

     

    Une mosaïque de plats du monde 

     

    De l'artisanat également

    Une très belle réussite, je trouve.

    Depuis le Pavillon de la Russie, on aperçoit celui du Sultanat d'Oman.

    C'est là que nous nous rendons justement.

    Une queue modérée nous incite à y entrer. 

    Une jolie fontaine en orne l'entrée : l'Empire d'Oman est situé dans l'une des zones les plus arides de la planète et l'eau est donc une vraie richesse.

     

    Un pêcheur en costume local

     

    Dans cette barque numérique, les visiteurs peuvent "toucher du doigt" les différents poissons et crustacés que l'on peut pêcher sur les côtes de la mer d'Oman.

    On  cultive la rose dans le Dabal Al Akhdar : cette "montagne verte" culmine à 2000 mètres.

    Une soufflerie fait voler les pétales de rose contenus dans ce van.

    Le miel des oasis d'Oman est réputé lui aussi.

    Ainsi que les dattes

    Expo Milan 2015

    Sur ce panneau, situé à la sortie du pavillon, il est rapporté une parole du Sultan Qaboos Bin Said :

    "De tous les cadeaux dont Dieu nous a gratifiés,
    l'eau est le plus précieux. Elle doit être chérie et protégée".

    Une très belle phrase et un très joli pavillon

    Dans le Pavillon de l’Ouzbékistan...

    J'ai été attirée par ces saynètes de la vie de tous les jours, en porcelaine.

     L'heure tourne... Avant de rejoindre la sortie, un petit coup d'oeil au Pavillon du Tibet (que nous ne visiterons pas car il faut y faire la queue...).

    Avec ces drapeaux de prière, on est tout de suite dépaysé, n'est-ce pas ?

    Les piliers de ces temples de bois sont magnifiquement sculptés.

     

    Vite vite, un petit air de musique celtique devant le Pavillon de l'Irlande

    La boucle est bouclée avec ces statues monumentales de guerriers harnachés d'ustensiles de cuisine et de produits de la terre. 

     

    Une visite un peu rapide de l'expo qui laisse un goût de "revenez-y"...

     


    votre commentaire
  •  Aujourd'hui lundi, nous prenons la Frecciarossa (le TGV italien), mon amie italienne et moi, pour rejoindre Turin depuis la gare de Milano-Centrale.

     Un peu plus d'une heure plus tard, nous voici à la gare de Turin "Porta Nuova".

     N'ayant que la journée devant nous, nous allons à l'essentiel : la découverte du centre historique.

    La Piazza Carlo Felice se trouve juste à la sortie de la gare. Elle mène à la Via Roma, artère centrale de Turin qui conduit au Po. Pour l'anecdote, cette place a été dessinée en 1861 par le jardinier -paysagiste français Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un illustre inconnu pour moi... mais qui était tout de même "Jardinier en chef du Service des Promenades et Plantations de la Ville de Paris" du temps du Préfet Haussmann !

    Turin et le Mole Antonielliana

    Empruntant la Via Roma, on arrive à la Place C.L.N. (Place du Comité de Libération Nationale), rebaptisée ainsi à la fin du fascisme.

     On peut y voir deux fontaines supportant des statues allégoriques : l'une masculine représente le fleuve Po (et l'autre la Dora Riparia, un affluent du Po). Elles ont été sculptées en 1937 par Umberto  Baglioni.

     Au sortir de la Place C.L.N., on débouche sur la principale place de Turin qui est immense est vraiment magnifique : il s'agit de la Place San Carlo (en hommage à Charles Borromée, Saint archevêque de Milan connu, entre autres, pour avoir soigné lui-même les pestiférés en 1576).

    La place est entourée d'arcades et la municipalité a décidé d'y interdire la circulation pour le plus grand plaisir de l'oeil.

    D'un peu plus près...

     Turin et le Mole Antonielliana

    Deux églises en ferment l'aile sud.

    Voici celle de San Carlo édifiée par Filippo Juvarra

    et voici l'église de Santa Cristina, curieusement surmontée de candélabres. L'architecte qui la construisit s'inspira de la façade de San Carlo tout en y ajoutant sa touche personnelle, ce qui fait une belle harmonie.

    Au centre de la place, la statue équestre de Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580)

     Deux cafés célèbres sur cette place

    Le Café San Carlo est le plus ancien de Turin.

     Turin et le Mole Antonielliana

    et le Café Torino, célèbre à cause de son taureau.

    Tout comme les milanais piétinent allègrement les bijoux de famille de ce pauvre animal de bronze dans la Galerie Victor Emmanuel, les turinois en font de même ici : ils ont toutefois le pied moins lourd, en est pour preuve le peu de trou qu'ils y font en faisant tourner savamment leur talon sur ce que vous aurez compris... !

     Restons sérieux... Nous voici maintenant dans la Galerie San Filippo qui ouvre sur la Via Roma.

     et voici la façade du Cinéma LUX qui date de 1930.

     La Via Roma continue pour déboucher sur la Piazza Castello. Elle est en partie interdite à la circulation... Sympa !

     Au centre de la Piazza castello, le Palazzo Madama : c'est l'actuel Musée d'Art Antique de la ville.

    Turin et le Mole Antonielliana

    A l'origine, l'emplacement est occupé par une porte dans les murs romains, de laquelle part le decumanus maximus d'Augusta Taurinorum (qui donnera Turin). Deux des tours (on en aperçoit une), bien que reconstituées, témoignent de cet édifice initial.

    La façade du Palais Madama, baroque, contraste donc avec l'arrière de l'édifice médiéval.

    Cette photo trouvée sur le net montre bien ce dont il s'agit.

    Turin et le Mole Antonielliana

    Du côté médiéval, un imposant monument aux morts, oeuvre d'Eugenio Baroni (1937 et... ça se voit !)

    Le monument "ai Cavalieri d'Italia" est très élégant lui.

    Faisant face au Palazzo Madama, voici l'église San Lorenzo : une église baroque achevée en 1680, dessinée par l’architecte et moine théatin Camillo-Guarino Guarini. Celui-ci était tout à la fois prêtre, mathématicien, écrivain et... architecte.

    Avouez qu'il y a tout de même des gens qui sont mieux pourvus que d'autres par la nature !

    Un peu d'histoire...

    Emmanuel-Philibert de Savoie et son cousin Philippe II d'Espagne ayant gagné la bataille de Saint-Quentin contre les français(sous le règne d'Henri II) le jour de la Saint-Laurent, ils font la promesse de construire, en cas de victoire, une église en son honneur.

    Le roi d'Espagne a érigé, quant à lui, une magnifique église en l'honneur du Saint, l'Escurial.

    À Turin, incapable pour le moment de construire une nouvelle église, Emmanuel-Philibert donne le titre de San Lorenzo à une église déjà présente sur la Piazza Castello et ce n'est qu'un siècle plus tard, en 1634, que la première pierre est posée.

    L'église possède une coupole à lanterne et une architecture qui exclut toutes les lignes droites.

    Crucifixion

     Du côté de l'autel, du baroque,

     du baroque...

    Turin et le Mole Antonielliana

    encore du baroque...

     et toujours du baroque !

     En sortant de San Lorenzo, on tombe sur le Palazzo Reale.

    Il est clôturé par une jolie grille en fer forgé.

     

     Pour rejoindre le Musée du Cinéma qui est notre prochaine étape, nous empruntons la Via Po : au passage un coup d'oeil sur la cour de l'Université.

     Le Mole Antonelliana : j'y étais.

    Waoouuuuh... : on est montées là-haut !

    Le monument est l'oeuvre de l'architecte Alessandro Antonelli : l'édifice a été conçu à l'origine pour être une synagogue. Acheté en 1878 par la Mairie de Turin, il est achevé en 1889. A l'époque, il s'agissait du plus haut monument d'Europe (avec ses 167,5 mètres de haut).

    La terrasse panoramique se trouve à 85 mètres de haut.

    Elle permet de profiter du superbe point de vue sur la ville et les Alpes.

     Vous reconnaissez le Palazzo Madama ?

    Jolis, les toits de Turin...

    De ce côté là, on peut apercevoir la Basilique de Superga perchée sur la colline. C'est un peu le Saint-Denis du Piémont : elle renferme les tombeaux des Ducs de Savoie.

     Mais redescendons sur terre...

    Notre visite du Musée du cinéma commence au niveau de l'Archéologie.

    Le théâtre d'ombre

     Les marionnettes

     

    Tiens, Loredana a la tête en bas !

    Ici, Venise passe du jour à la nuit en appuyant sur une manette.

    Beaucoup de matériel dans ce musée

    et même une tour Eiffel !

    Les débuts du cinéma avec les Frères Lumière

    Une citation que j'approuve à cent pour cent ! 

    "On ne peut prétendre avoir bien vu quelque chose qui si on l'a photographié."

    Emile Zola

    Au rez-de-chaussée, la Salle du Temple avec des chaises-longues pour regarder des films...

    Bien installée, Loredana ?

    Reconstitution d'un saloon

    Un intérieur de maison des années 60

    Un labo de développement

    Les dents de la mer...

     

    Le veau d'or des Dix Commandements

     

    Nous ne visiterons pas les deux autres niveaux : la Machine du Cnéma et la Galerie des Affiches.

    Ce sera pour un autre séjour en Italie !

    En parlant d'Italie, le magasin dont je vous ai déjà parlé "Eataly" est présent au Mole Antonelliana...

    L'affiche publicitaire d'EATALY

     

    On trouve de tout chez Eataly.

    Il y a même un comptoir de chocolats, la spécialité de Turin (VENCHI)

    Deux grandes amies...

    La visite du Musée terminée, nous rejoignons les rives du Po.

     

    Au loin, la Basilique de Superga

    L'église Gran Madre del Dio se trouve de l'autre côté du fleuve.

     

    Une voiture (tu as vu Dominique : je n'ai pas dit un wagon...) pour nous toutes seules !

    Cette fois-ci il s'agit de la Frecciablanca, un train inter-cités, un peu plus long donc.

    Une super visite de la ville et du Musée


    votre commentaire
  •  En cette après-midi de dimanche, une petite virée à Milan.

    Vous me direz : "mais tu connais déjà Milan..."
    Faux ! Ce Milan là, je le découvre pour la première fois.

    Il faut dire qu'il n'existe que depuis quelques années... Il s'agit du nouveau quartier d'affaires de la ville lombarde : la "Porta Nuova".

    Les deux tours ci-dessous font face à la Gare Garibaldi et elles sont tout à fait révolutionnaires : c'est même une première mondiale en termes d'écologie urbaine.

    Il s'agit du "Bosco verticale", autrement dit, la "forêt verticale".

    Des balcons et des terrasses dont la surface peut atteindre 80 mètres carrés, et qui offrent une vue végétale toute l’année, laissant entrer les rayons du soleil en hiver, offrant de l’ombre en été. Au total c’est un hectare de forêt qui est suspendu ainsi dans les airs, arrosé par un système intégré de recyclage et purification des eaux usées produites par les habitants.

    Naturellement l'arrosage est automatisé, l'irrigation puisant dans l'eau usagée de la climatisation.

    Elles ont été conçues par le Studio Boeri avec le concours d'horticulteurs et de botanistes et ont été inaugurées en automne 2014.

    La vue depuis l'intérieur : sympa, non ?

    L'inconvénient peut-être... ? Les habitants n'ont pas le droit d'intervenir sur la végétation par eux-mêmes : ni arrosage, ni taille, ni engrais : ce sont des professionnels qui s'en chargent.

     Promenade du côte de la Porta Nuova à Milan

     Pour accéder à la Porta Nuova, il faut prendre ces escaliers.

    On arrive alors sur la Piazza Gae Aulenti, lieu de rencontre des milanais de jour comme de nuit.

    Promenade du côte de la Porta Nuova à Milan

    Le "skyline" de la banque italienne Unicredit donne sur la place. Nombreux sont les photographes à le fixer sur leur pellicule... Il faut dire qu'il a de l'allure !

     Amusante cette photo trouvée sur le net ! (Photo Tripadvisor)

     Promenade du côte de la Porta Nuova à Milan

     Sur la place, des baby-foots géants

     

    Nous voici assises sur le banc-sculpture de 105 mètres de long qui enserre un bassin pourvu de fontaines lumineuses la nuit...

    Il y a en bas de la tour Unicredit un magasin intéressant par son concept : son nom est RED pour "Read Eat and Dream" : un beau programme, non ?

    .

    Comme son nom l'indique, on peut ici lire..., manger..., et même rêver !

    Ce bâtiment octogonal en bois abrite une salle de spectacle temporaire (le temps de l'expo 2015) où l'on peut voir un diaporama en 360° d'une durée de 15 minutes vantant les beautés de l'Italie, tant sur le plan architectural que sur le plan des savoir-faire.

    Pour trouver une place assise, il faut être rapide !

     l'architecture...

     Milan, au passage !

     les arts...

     la mode...

    le design... 

     Quittons maintenant la Piazza Gae Aulenti pour nous diriger vers la vieille ville.

     Je ne résiste pas à vous montrer une photo que je n'ai faite mais que j'aurais pu faire si nous étions descendues en bas de ce trou... Merci internet !

    Promenade du côte de la Porta Nuova à Milan

    Ah ! voilà le Milan des petits restaus et des cafés... (la rue Mouffetard de Milan en quelque sorte !)

    Pas de regret ?

    Sur la Place du XXV Aprile, la Porta Garibaldi

    et une boutique de l'enseigne EATALY, en lieu et place de l'ancien Théâtre Smeraldo qui a récemment fermé ses portes. La chaîne est déjà implantée à New-York et à Tokyo. A Paris, il faudra attendre 2017 pour pouvoir y faire ses courses dans le Marais...

    Une architecture ultra moderne pour ce temple italien du goût.

    A l'intérieur des petits commerces à l'ancienne

    de l'art

    et un peu comme chez RED, un café qui jouxte des comptoirs de livres (de cuisine of course !).

    Il y a bien sûr aussi un restaurant !

    Un petit coup d'oeil, de nuit, au Skyline et à la Place Gae Aulenti...

     

    Un autre Milan...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique