• Vive l'été ! Ca va peut-être le faire venir, qui sait ?

     Déjà 31 ans que je suis fidèle à la fête de la musique et, même si je ne me déplace plus dans Paris comme au temps de ma jeunesse (nostalgie, nostalgie...), je trouve toujours à proximité quelquechose d'intéressant. Après avoir pris la température sur la Butte, j'ai confirmation que ce n'est pas là que je passerai ma soirée... Il y règne une odeur de merguez  et les groupes qui s'y produisent ne sont pas vraiment de mon goût (ni de mon âge !)

     Comme dirait notre ami Shakespeare : beaucoup de bruit pour rien ! Enfin, tous les goûts sont dans la nature et puis, l'essentiel : c'est que tout le monde participe.

     Merguez.JPG

     Barbecue sur la butte

     Rougeoiement du barbecue

     Les verres de bière ont mis le nez dehors...

     Verre de bière

     et les vendeurs de ballons font recette car les enfants sont venus nombreux.

     La-Butte.JPG

    Je me dirige donc vers le Centre Mandapa (voisin) où j'ai repéré un concert de cordes. Je ne suis encore jamais allée dans ce Centre qui propose très régulièrement des spectacles de danse et de musique du monde. Voici l'occasion toute trouvée d'en faire connaissance ! Ce soir, François Bonnet y joue du théorbe. Un nom un peu étrange, n'est-ce pas ? En fait, il s'agit d'un immense luth : l'instrument, créé au XVIème siècle, est originaire d'Italie et possède deux manches, donc deux jeux de cordes. Le petit jeu de 6 cordes doubles est le registre habituel du luth tandis que le grand jeu de 8 cordes jouées à vide permet de soutenir l'harmonie grâce à une vibration prolongée.
     
    François Bonnet au théorbe
     
    François Bonnet au théorbe
     
    Michel Randria est venu prêter main forte avec sa guitare à François Bonnet.
     
    Michel Randria à la guitare 2
    Le duo des musiciens est fort réussi, le théorbe servant d'accompagnement à la guitare.

     Berceuse de François Couperin

     

     
    Les deux guitares de François Bonnet ont une bien jolie rosace...
     
     Guitares

     Bref : un bon moment de musique

     Il n'est que 22 heures : j'ai donc largment le temps d'aller traîner du côté de l'église Saint-Anne où il y a toujours des concerts. En effet, dans la crypte Ararat, est programmée la prestation d'un groupe vocal appelé "Le Groupe Lyrique". Au programme, des extraits d'opérettes et l'opéra-bouffe "L'étoile" d'Emmanuel Chabrier.
    Pour info, le terme d'opéra-bouffe est une forme comique de l'opéra et vient du fait qu'à l'origine ces opéras ont été créés au théâtre des Bouffes Parisiens par Offenbach qui en était le propriétaire, l'opérette ayant un livret généralement plus sentimental.
     
    L'histoire

    A chacun de ses anniversaires, le roi Ouf 1er a pour tradition d'offrir à son peuple le réjouissant spectacle de l'empalement d'un sujet rebelle. Il se promène incognito dans la ville mais ne trouve bien sûr personne qui ose le critiquer. Il trouve enfin une victime, un colporteur nommé Lazuli qui par déception amoureuse finira par donner une gifle au roi. On prépare l'exécution, mais on doit l'annuler car l'astrologue de la cour révèle que Ouf et Lazuli sont liés par la même étoile et que si l'un des deux meurt, l'autre le suivra juste après. Lazuli finit par s'enfuir, on le croit mort mais après de multiples rebondissements, il finit par réapparaître et pourra épouser la jolie princesse Laoula.


    Je ne connaissais jusqu'à ce jour d'Emmanuel Chabrier que le célèbre España et je suis vraiment ravie de découvrir ce soir un autre volet de son talent.
     
     
    A l'année prochaine pour d'autres découvertes ! 

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