•  Pour ce dernier "Mardis Découvertes" de l'Office de Tourisme de Châtillon, nous commençons par une  promenade dans les rues du village de Minot (il est à une petite cinquantaine de kilomètres de Courcelles) en compagnie de Madame Jobelin qui connait bien son village et est fière de nous le faire découvrir. La population actuelle s'élève à un peu plus de 200 habitants mais elle a atteint plus de 1000 âmes autrefois : le village est d'ailleurs très étendu.

    La visite commence par celle de l'église : le public est venu nombreux en cette après-midi ensoleillée.

    Promenade dans Minot

    Elle a vraiment beaucoup d'allure, je trouve : de  style gothique primitif, elle a été construite entre le 12ème et le 14ème siècle.

    Devant l'église, existait jusqu'au 18ème siècle, un porche bas, presque fermé où les habitants avaient pris l'habitude d'abriter leurs grains et leurs effets personnels en cas de danger, au grand dam des curés qui s'y succédaient...). Un imposant porche à colonnes toscanes et fronton triangulaire l'a remplacé en 1767. C'est l'architecte de la façade de la Cathédrale de Langres, Pierre-jean Guillemot, qui l'a édifié.

    A mon goût, un peu trop présomptueux

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    L'église possède une nef centrale et deux nefs latérales. Une ancienne chapelle romane, construite au 12ème siècle sur l'emplacement d'un cimetière (en dehors de l'agglomération) en constitue le chœur. Au 13ème siècle, devenue paroisse du village, l'église doit être agrandie vers l'ouest : pour cela, du fait de la pente du terrain, il faut édifier une série de marches faisant communiquer la chapelle avec la nef.

    Promenade dans Minot

    Le joyau de cette église se trouve dans la chapelle : il s'agit d'un retable en bois peint ornementé de dorures exécuté entre 1692 et 1700 successivement par un sculpteur originaire de Châtillon-sur-Seine, Noël Liverny, puis, ce dernier ayant quitté le village suite à une brouille avec les habitants, par un sculpteur dijonnais, Robert François, qui fut appelé par le Seigneur de Minot, Denis Mairetet.

    Le retable comprend des colonnes torses entourées de pampres, une évocation de l'eucharistie (le sang du Christ), mettant en valeur deux statues du 18ème siècle (dues à un sculpteur dijonnais, Dubois) : Saint Pierre et Saint-Paul, les deux patrons de la paroisse.

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Faisant face à ce retable, à l'ouest, a été posé en 2013 un vitrail contemporain dû à la vitrailliste Emmanuelle Grand. Il évoque l'accueil par la main et également la main de Dieu qui sème.

    Malheureusement ma photo n'est pas très bonne mais vous pouvez voir que celui-ci rayonne très avantageusement au sein de l'église...

    Promenade dans Minot

    Cet autel du bas-côté droit date du XIXème siècle. Il est intéressant par la sculpture qu'il abrite : une Sainte-Anne Renaissance en bois doré, enseignant à la Vierge.

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Autre intéressante sculpture, cette Vierge à l'enfant du XIIIème siècle, en bois : l'original ayant été volé, il s'agit donc d'une copie.

    Promenade dans Minot

    A noter aussi dans le bas-côté gauche, une très belle piscine d'ablution couverte d'une arcature trilobée

    Promenade dans Minot

    Au centre de la nef, un Christ

    Promenade dans Minot

    Curieux, ces masques grimaçants...

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Encadrant le portail, deux statues datées de 1746 : une Vierge et un Saint-Jean

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Toute proche de l'église, l'ancienne halle du village a été transformée en Salle des Fêtes : on y voit une jolie charpente.

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Madame Jobelin nous montre une de ses œuvres représentant le château de Minot aujourd'hui disparu.

    Promenade dans Minot

    Voici la gravure dont elle est partie.

    Promenade dans Minot

    Les marteaux entrecroisés sur le blason de Minot rappellent le passé minier du village (les puits d'extraction des mines de fer existent encore dans les bois communaux).

    Promenade dans Minot

    Philippe, assis au bord des anciennes douves du château disparu

    Promenade dans Minot

    Une fois cette intéressante visite terminée, nous commençons une grande balade dans les rues du village qui va nous conduire de maisons en maisons, certaines datant de plus de cinq siècles...

    Ici, une maison du XVème siècle où l'on peut encore voir, à l'intérieur de la pièce voûtée, les séquelles de la boutique d'un commerçant et une cheminée monumentale.

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Cette maison doit être très ancienne, vue l'étroitesse de ses fenêtres et lucarnes...

    Promenade dans Minot

     Voici le Château du Mont : il comporte une tour avec maçonnerie romaine. Détruit en 1477, il est reconstruit à la fin du XVème siècle  et remanié en 1809. Le château est privé et, pour raison de deuil, nous n'avons pu le visiter comme cela était prévu...

    Promenade dans Minot

    Élégante façade pour le logis seigneurial

    Promenade dans Minot

    Tiens : sans doute les demoiselles du château...

    Promenade dans Minot

    Comme l'indique le nom de la rue, nous approchons de la léproserie.

    Promenade dans Minot

    Elle se situe à l'écart du village...

    Promenade dans Minot

    Voici l'arrière de la maison : on y voit les lucarnes par lesquelles le jour entrait à peine.

    Promenade dans Minot

    Les particuliers qui viennent d'y emménager ont la gentillesse de nous laisser entrer.

    Promenade dans Minot

     Promenade dans Minot

    Ce lavabo a un lourd passé...

    Promenade dans Minot

    Est-ce la pierre à évier ? Je n'ai pas bien entendu les explications de Madame Jobelin...

    Promenade dans Minot

    L'ancien four au cœur de la cheminée

    Promenade dans Minot

    C'est par cette porte (que nous n'ouvrirons pas) que les lépreux accédaient au dortoir du premier étage desservi par un escalier en colimaçon.

    Promenade dans Minot

     Encore une maison qui a une histoire : autrefois, les eaux usées s'évacuaient directement dans le caniveau (s'il y en avait un !) : l'évier était placé sous la fenêtre de la pièce à vivre. Bien sûr, ces maisons ont été rénovées et mises au goût du jour.

    Promenade dans Minot

    Cette maison ne date que du XIXème siècle comme l'indique la pierre gravée au dessus du portail.

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Tiens, revoilà l'église !

    Promenade dans Minot

    Promenade dans Minot

    Madame Jobelin qui est conseillère municipale a l'air d'avoir ses entrées partout... même dans cette maison où on ne l'attend pas !

    Promenade dans Minot

    Il aurait été dommage de ne pas la voir... Les colonnes toscanes ont été rajoutées au XVIIIème siècle.

    Promenade dans Minot

    un ancien four à pain

    Promenade dans Minot

    et un escalier menant on ne sait où... mais à une jolie charpente en tout cas.

    Promenade dans Minot

    Allez, on entre ici aussi, toujours accompagnés de Madame Jobelin.

    Promenade dans Minot

    Une jolie chouette surmonte la porte d'entrée.

    Promenade dans Minot

    Waooohhh... Que de trésors cachés dans les villages bourguignons !

    Promenade dans Minot

    La pierre gravée sous le balcon indique 1626...

    Promenade dans Minot

    Une belle rénovation, non ?

    Promenade dans Minot

    Schön...

    Promenade dans Minot

    Nous en terminons avec les vieilles maisons avec la façade de cette maison dite "des Templiers".

    Promenade dans Minot

    Une bien jolie petite Vierge dans cette élégante niche pourvue, ne dirait-on pas, d'un compas ?

    Promenade dans Minot

    Mystère, mystère...

    Promenade dans Minot

    Nous avons aussi vu plusieurs "fontaines" : ici, celle du Verger

    Promenade dans Minot

    Là, la Fontaine du Puits

     Promenade dans Minot

    et voici la fontaine Gérard

    Promenade dans Minot 

    Comme vous le voyez, ces lavoirs sont bien fleuris tout comme l'ensemble des rues du village : Minot a obtenu "une fleur" au classement des "Villes et Villages fleuris".

    La Mairie donne l'exemple.

    Promenade dans Minot

     Si seulement celle de Montliot et Courcelles pouvait en prendre de la graine... !

    Restez en ligne : notre après-midi n'est pas terminée... Juste le temps d'écrire le post sur la visite suivante, celle de l'exploitation du Gaec des Marronniers à Origny-sur-Seine.


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  • Notre deuxième visite de ce "Mardis découvertes" avec l'Office de Tourisme de Châtillon-sur-Seine est la Chartreuse de Lugny.

     L'un de ses propriétaires, Monsieur Landel, l'a héritée de son ancêtre, Maître de forges, qui l'avait achetée peu après la Révolution après qu'elle ait été vendue comme bien national.

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

     C'est ce vieux monsieur à la canne, fort élégant et fort savant, qui nous raconte son histoire.

    La chartreuse a été fondée en 1172 par Gaulthier de Bourgogne, évêque de Langres. Six pères chartreux issus de la Grande Chartreuse en ont constitué la première communauté.

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Voici le porche d'entrée, réalisé à la fin du XVIème siècle, période de prospérité de la chartreuse. Il y avait alors 12 ou 13 pères à Lugny dirigés par un prieur (et donc en dehors de la tutelle du Roi comme l'étaient les abbayes).

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Il est surmonté d'une jolie vierge à l'enfant.

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

     A gauche du porche, l'ancienne salle d'attente des moines a été en partie murée.

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Entrons dans la cour d'honneur de la chartreuse : les bâtiments ont subi de nombreuses transformations au cours de siècles. La chartreuse actuelle est celle qui existait au XVIII ème siècle, malheureusement amputée de ses deux cloîtres et des cellules individuelles des Pères Chartreux.

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Voici l'église, consacrée en 1203.

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Elle a été  remaniée en 1563 et au XVIII ème siècle où les Chartreux ont ouvert de grandes baies en remplacement des petites ouvertures romanes.

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

    Les moines en ont aussi rénové  la décoration dans le goût baroque rococo de l’époque. Le très bel autel de marbre rehaussé de bronze, se trouve actuellement dans l’église de Recey-sur-Ource.

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

    Sur la porte d'entrée de l'actuelle église, une inscription : Monsieur Landel, résolument optimiste, a jugé que nous étions capables de la traduire tout seuls...

    Saint-Jean Chapitre XXI : "Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes."

     Balade autour d'Essarois : 11 août 2015

    Du côté du chœur, un enfeu abrite la tombe de Gaulthier de Bourgogne, fils du duc de Bourgogne, Hugues II et fondateur de la chartreuse en 1172. Il date de la fin du XII ème siècle mais la peinture à l'huile sur toile qui couvre le fond de l'enfeu est datée de 1915 et est signée par Paul Filaime.

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Il se pourrait que le premier moine soit Gaulthier de Bourgogne en adoration devant une vierge à l'enfant sur fond d'église de la chartreuse.

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Au fond de l'église, une très belle pierre tombale : il s'agit de celle de Jean de Gouhenans, chevalier fait moine, décédé en 1401. Un phylactère se déroule des deux côtés du corps et passe entre les mains jointes et sous le bras droit. Il porte cette inscription latine que je ne suis pas parvenue à traduire...

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

    Monsieur Landel nous entraîne ensuite vers l'espace où se trouvait le grand cloître, aujourd'hui disparu.

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

    Il nous montre les plans des bâtiments pour nous expliquer où étaient autrefois les cellules des moines. Chaque moine disposait d'une pièce et d'un petit jardin...

    Autour d'Essarois : 11 août 2015

    Au fond de ce grand espace, laissé vide par la disparition du cloître, sourd une source qui alimente la chartreuse.

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

     Autour d'Essarois : 11 août 2015

    Une visite vraiment très intéressante

    La chartreuse devrait ouvrir à nouveau ses portes aux visiteurs pour les Journées du Patrimoine...


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  • Au programme de l'Office de Tourisme de Châtillon pour ce "Mardis Découvertes", la visite du château et de l'église d'Essarois (à une trentaine de kilomètres au sud-est de Châtillon) puis celle de la Chartreuse de Lugny dans la même direction.

     Le château d'Essarois est privé mais Jenry Camus, notre guide pour cette visite, a obtenu de son propriétaire de nous en ouvrir le parc afin de nous raconter l'histoire de sa plus célèbre occupante, Victorine de Chastenay, mémorialiste de la Révolution et de l'Empire.

    Autour de : 11 août 2015

    Autour de : 11 août 2015

    La légende dit qu'étant petite Victorine faisait de la balançoire sur la branche de cet arbre... Aujourd'hui, ce sont les enfants du château qui s'amusent à rouler dans cette étrange structure !

    Autour de : 11 août 2015

    Louise-Marie-Victoire de Chastenay, qu'on appella toujours Victorine, est née à Paris le 11 avril 1771. Son père, Erard-Louis-Guy, Comte de Chastenay-Lanty, épouse en 1770 Catherine-Louise d'Herbouville qui, comme son nom l'indique, est d'origine normande.

    La famille est de petite noblesse même si celle-ci est très ancienne (on trouve mention d'un de Chastenay dès 1190). C'est ainsi que, conformément à un usage alors fréquent dans la noblesse de province, Victorine fut destinée à recueillir la succession d’une abbesse et à bénéficier d’une prébende : elle devînt Abbesse d'Epinal et eût ainsi le privilège d'être appelée "Madame", même sans s'être mariée. Cependant sa carrière d'abbesse tourna court avec la Révolution...

    Demeurée dans sa famille, elle y reçoit une éducation soignée et une instruction très poussée qui fît d'elle une véritable intellectuelle. Ayant lu "Les rêveries du promeneur solitaire" de J.J. Rousseau, elle devient passionnée de botanique jusqu'à publier en 1802 trois volumes d'un "Calendrier de flore" (Etude de fleurs d'après nature).

    On n'oublia pas la musique dans son éducation : élève de Maître Séjean (organiste à Notre Dame de Paris) et de Madame de Genlis (gouvernante des enfants d'Orléans), elle côtoie le Duc de Chartres (futur Louis-Philippe) et sa sœur, Madame Adélaïde...

    Bref, une vie agréable pour Victorine qui est assoiffée de savoir. Mais la Révolution va bouleverser la vie de la famille de Chastelay...

    En juin 1792, son père doit fuir Paris où il était venu siéger aux États Généraux : la famille se réfugie près de Rouen chez la sœur de la Comtesse de Chastenay ; elle y reste deux ans avant de devoir quitter la Normandie pour se replier à Châtillon-sur-Seine dans la demeure familiale.

    Victorine écrit : "On nous aimait à Châtillon. Mon père avait secouru les pauvres et rendait service à tout le monde ; ses opinions avaient toujours été patriotiques et sages."

    Malgré cela, son père est dénoncé comme ennemi de la Révolution et mauvais patriote. Arrêté le 14 juillet 1794, il est enfermé à la Conciergerie tandis que la mère de Victorine, malade, est internée à l'hôpital. C'est donc Victorine, devenue chef de famille, qui se démène pour sauver son père : elle prend pour avocat Pierre-François Réal qui fait acquitter le Comte de Chastenay le 20 septembre 1794.

    Victorine de son côté a également été emprisonnée - 19 jours - dans l'Auditoire Royal, aujourd'hui bibliothèque de Châtillon-sur-Seine.

    Elle écrit : "Les insectes les plus horribles prirent, sans m'occuper davantage, entière possession de ma personne : je me crus la rougeole, après la première nuit, tant les puces m'avaient piquetée. Ce fut mon état pendant toute ma prison."

    Balade autour d'Essarois : 11 août 2015

    Si Victorine de Chastenay a eu de nombreux prétendants, elle ne se mariera pas et préférera entretenir une abondante correspondance avec Pierre-François Réal, l'avocat de son père, qui malheureusement était marié et avait deux enfants. Elle fut sans doute sa maîtresse même si elle s'en défend dans ses mémoires : « En 1800, dit-elle, je me voyais l'objet d'une passion brûlante : celui qui l'éprouvait avait auprès de moi tous les droits. Réal avait été le défenseur de mon père au tribunal révolutionnaire, sauveur de la fortune de mon frère et de toute ma nouvelle famille - celle de sa belle-sœur -, je lui devais tout et ma tendre et profonde amitié lui rendait tout ce qu'il était permis à mon cœur d'éprouver."

    Dans le Calendrier de Flore, elle écrit à une amie, Fanny - qui dissimule Réal - et fait passer, sous ce déguisement, de tendres propos.

    Portrait de Pierre-François Réal par Charles Willson Peale vers 1824

    Balade autour d'Essarois : 11 août 2015

    En mai 1795, elle rencontre le général Bonaparte (en visite chez son ami Auguste Viesse de Marmont, voisin des de Chastenay). Même si elle fut flattée plus tard du souvenir que le grand homme garda de leur rencontre, elle n'en n'aima pas pour autant le personnage : elle refusera d'ailleurs une place de Dame d'honneur de l'Impératrice Joséphine que, pourtant, elle apprécie.

    Sous le Directoire, bien introduite par Réal, elle participe à la vie mondaine parisienne.

    C'est la fameuse époque des incroyables et des merveilleuses... et elle écrit : "Les jeunes gens faisaient couper leurs cheveux à la Titus ; les femmes les bouclaient d'après les bustes antiques. Une mousseline légère avec un nœud de ruban composait une parure exquise, et il n'y avait que de vieilles femmes très maussades qui regrettassent la poudre, les poches et les souliers à grands talons."

    Elle est invitée également à toutes les fêtes données par Barras en son château de Grosbois et elle a ses entrées auprès de Fouché, grand ami de Réal et de Barras : le couple Fouché n'allant jamais au spectacle laissait sa loge à l'Opéra ou au Théâtre français à la famille de Chastenay...

    Elle connut bien Chateaubriand et fréquenta régulièrement la Vallée-aux-Loups, Corvisard (qui soigna ses parents), Arago et Cuvier dont elle suivit toutes les conférences et elle fut l'amie et la protectrice de Valentin Haüy, le créateur de l'Institut des Jeunes Aveugles. Parmi les femmes, notons, Madame de Genlis, Madame de Staël, Joséphine de Beauharnais, Madame Tallien.

    Bref, elle connut ce qu'on peut appeler "du beau monde" !

    Elle connut l'Empire mais accueillit avec joie le retour des Bourbons. Toutefois, les de Chastenay, déçus par le nouveau régime (la délation était à la mode...), se réfugient de plus en plus souvent à Châtillon-sur-Seine.

    De 1816 à 1818, Victorine publie ses mémoires qui couvrent toute sa vie jusqu'à l'arrivée de Louis XVIII en 1815.

    La famille de Chastenay revient à Paris avec l'avènement de Charles X, puis c'est au tour de Louis-Philippe d'Orléans (son ancien camarade d'études) de régner.

    Elle en dit ceci : "S'il m'était permis de dire toute ma pensée, j'avouerais que le Duc d'Orléans n'avait pas reçu de la nature infiniment d'esprit, que son instruction n'était peut-être ni assez philosophique ni assez profonde et qu'il n'était resté, malgré son âge, qu'un prodige d'éducation, ce qui ne fait pas tout à fait un grand prince".

    Ça, c'est dit, au moins !

    Entre 1830 et 1834, elle perd successivement ses parents et son frère, puis Réal, et doit renoncer à la lecture en 1835 car elle est perd progressivement la vue. Malgré tout, elle continue à écrire mais ses écrits sont illisibles.

    Jusqu'à la fin de sa vie, elle restera la Bonne Dame d'Essarois : elle aide les pauvres, enseigne aux enfants et gère son domaine. En 1835, au lieu-dit La Cave, des ouvriers découvrent des ruines d'édifice. Victorine de Chastenay fait entreprendre des fouilles à ses frais : il s'agit d'un sanctuaire gallo-romain dédié à Appolon Vindus, Dieu de l'Humanité. Elle fait don des nombreux ex-votos mis à jour à la bibliothèque de Châtillon-sur-Seine. Ils sont exposés aujourd'hui au Musée du Pays châtillonnais.

    photo musée

    Sur le même site en 1789, des ouvriers travaillant pour son père avaient découvert un mystérieux coffret : ce coffret d'alchimiste, appelé à tort coffret des templiers, fut acquis par le Comte de Blacas, ministre de Louis XVIII. Il se trouve aujourd'hui au British Museum mais le Musée du Pays châtillonnais en possède une copie.

    Victorine de Chastenay décède le 9 mai 1855 en sa maison de Châtillon-sur-Seine. Sur sa tombe, elle ne souhaitait qu'une seule inscription : transiit bene faciendo (elle a passé en faisant le bien).

     Voici l'église du village dans laquelle elle et sa famille sont inhumés.

    Autour de : 11 août 2015

    Autour de : 11 août 2015

    Sous le porche de l'église,un vitrail commémore les morts de la Grande Guerre.

    Balade autour d'Essarois : 11 août 2015

    A l'intérieur, Jenry Camus nous parle des faits de résistance qui s'y sont déroulés lors de la deuxième guerre.

    « Les sanglots longs des violons de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone... ».

    A l'annonce de ce message sur Radio-Londres, les maquisards de la région se regroupent dans la forêt de Châtillon. Mais l'endroit de leur rassemblement est vite découvert par les 2000 soldats de la Wehrmacht lancés à leur poursuite. Sur les 500 maquisards, 37 furent abattus, certains dans des conditions abominables. Cinq d'entre eux furent emmenés à Essarois, sauvagement torturés puis exécutés d'une balle dans la tête : c'est le cas, entre autres, du Docteur Robert que la ville de Châtillon a voulu honorer en lui donnant le nom d'une rue.

    Je ne passerai désormais plus dans cette rue sans un souvenir à ce héros de la résistance.

    Autour de : 11 août 2015

    Le chœur de l'église est séparé de la nef par une très jolie grille en fer forgé.

    Autour de : 11 août 2015

    Autour de : 11 août 2015

    Les tombeaux de la famille de Chastenay sont situés dans une petite chapelle attenante au chœur et sont surmontés de leur blason.

    Autour de : 11 août 2015

    Le blason se décrit ainsi : "d'argent à  un coq de sinople, couronné, crêté, becqué, barbé et membré de gueules, ayant la patte droite levée, accompagné de trois roses du même, deux en chef, une en pointe."

    Cela vaut quelques explications, non ?

    Le sinople est une couleur d'émaux : le vert. Le terme membré de gueules signifie que l'émail des pattes et des cuisses était d'une couleur différente de celle du corps. Gueule est la couleur rouge en l'héraldique. Sur une sculpture cependant, soit la peinture a été effacée soit elle n'a jamais été présente comme c'est probablement le cas ici.

    Balade autour d'Essarois : 11 août 2015

    Voici la pierre tombale de Victorine de Chastenay. Celle-ci repose à côté de sa belle-sœur.

    On peut y lire : "Dieu l'avait douée du cœur le plus tendre, le plus charitable, de l'âme la plus élevée. Elle fut par les agréments de l'esprit, par le charme des talents, par l'étendue du savoir, une des femmes illustres de son temps."

    Autour de : 11 août 2015

    Jenry Camus nous explique qu'il existe beaucoup de sources dans les environs et nous montre les deux lavoirs du village.

    Celui-ci, qu'on appelle le lavoir-fontaine se trouve au centre du bourg. La pierre de la fontaine devrait être remplacée prochainement car elle est en mauvais état...

    Autour de : 11 août 2015

    Autour de : 11 août 2015

    Autour de : 11 août 2015

    Le lavoir de la GrandFontaine" est situé un peu en dehors du village et a la particularité de posséder, à côté, un grand bassin destiné autrefois à rouir le chanvre.

    Autour de : 11 août 2015

    Il est alimenté par la source "Crévelot" qui provient du parc du château.

    Autour de : 11 août 2015

    Autour de : 11 août 2015

    Bravo à Monsieur Camus pour cet exposé fort intéressant !


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  • Trois thèmes pour ce nouveau "Mardis Découvertes" : Forge, Spiritualité et Art

    Rendez-vous nous est donné d'abord à Vanvey, un village de seulement 200 habitants situé à une quinzaine de kilomètres à l'est de Châtillon.

    C'est Madame Fonquernie, conseillère municipale, qui nous y accueille pour nous faire visiter l'ancienne forge située à 300 mètres en amont du village. Les bâtiments qui servaient d'usine sont tombés en ruine, seules les maisons des ouvriers sont entretenues car elles sont occupées actuellement par une dizaine de familles.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Comme vous pouvez le constater, l'intitulé de la sortie a attiré un public nombreux.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Tout était réuni à Vanvey pour qu'une forge s'y installe très tôt dans l'histoire : le minerai de fer dans le sous-sol, le charbon de bois (la région est boisée) et l'eau (l'Ource traverse le village.)

    Les bâtiments actuels datent du début du XIXème siècle.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Chaque famille ouvrière était logée dans une pièce unique possédant une pierre à évier et une cheminée. Quant à l'eau, les gens allaient bien sûr la puiser au puits qui existe toujours dans le jardin.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Madame Fonquernie nous montre la carte de la région avec les deux bras de l'Ource (le bras naturel et le bras canalisé).

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Voici le bras canalisé : à sec en cet été caniculaire...

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    et voici ce qu'il reste des bâtiments de la Forge

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Vue sur le village, depuis la forge

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Avant de quitter Vanvey, nous reprenons les voitures pour nous rendre sur le site de la visite suivante, une butte qui culmine à un peu plus de 300 mètres et sur laquelle se trouve la chapelle Saint-Phal (c'est le volet "spiritualité" de cette sortie).

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    La chapelle actuelle n'est autre que le chœur de l'ancienne église paroissiale des villages de Vanvey et de Villiers-le-Duc. Ayant subi les outrages de la révolution, le transept et la nef sont démolis vers 1816 tandis que les deux communes se dotent chacune de leur propre église.

    On voit bien sur cette photo le départ des voûtes préexistantes.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Madame Fonquernie nous fait l'historique du lieu : il pourrait s'agir d'un oppidum proto-historique mais, même si une nécropole mérovingienne y est connue depuis longtemps, aucune fouille n'a jamais été entreprise. La christianisation du site remonte sans doute au VIII ou IXème siècles.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Phal (ou Fal ou Faule ou encore Fidolus en latin) est né à Clermont en Auvergne au début du VIème siècle. C'est Aventin, supérieur de l'Abbaye de l'Isle-Aumont et évêque de Troyes, qui le racheta contre douze écus à l'armée de Clovis qui l'avait fait prisonnier. Il le nomma abbé et c'est Phal qui le remplaça à sa mort à la tête du monastère.

    Phal eut sans doute une vie exemplaire puisqu'il devint Saint mais rien de précis n'est connu à ce sujet.

    L'église était autrefois un lieu de pèlerinage où les fidèles venaient adorer les reliques de Saint-Phal (un morceau d'os du saint dans un reliquaire en forme de bras). Cette relique est maintenant conservée dans l'église principale de Vanvey, à l'abri des curieux.

    Une grande foire se tenait aussi chaque année à proximité de l'église le 15 mai : on dit qu'il y eût jusqu'à 20000 personnes dont certains venant de très loin (la Lombardie)...

    La chapelle est entourée d'un cimetière.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    S'y trouvent, entre autres, les tombes de sept jeunes soldats britanniques décédés en 1942 suite à la chute de leur bombardier.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Mais revenons à notre chapelle : le porche qui la précède a été ajouté au XIXème siècle.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Vue générale de l'intérieur de l'église

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Quand la chapelle fût restaurée en 1885, on découvrit une fresque de l'Annonciation qui a été datée du XVème siècle. A gauche, le donateur est agenouillé et lit une prière à la Vierge : il s'agit probablement d'un chanoine car il est vêtu d'une robe noire et d'un surplis blanc. Derrière, son saint patron Saint-Phal. A côté, un ange en dalmatique tient un phylactère où sont inscrits les mots "Ave... gratia plena Dominus tecum", le "Je vous salue Marie" et en dessous un bouquet de lys, emblème de la Vierge. Les lys ont été curieusement noircis lors de la restauration...

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    Détail : le donateur, son Saint Patron et l'ange

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    L'ange et la Vierge Marie

    Autour de Châtillon-sur-Seine : "Forge, spiritualité et art"

    A l'issue de cette visite, nous reprenons les voitures pour nous rendre à Prusly-sur-Ource chez Laurence Petit : celle-ci nous accueille pour nous parler de son métier de potière.

    Cette maison datant de 1821 porte une pierre près de la porte d'entrée gravée des mots : "Joséphine Mancy, âgée de 17 ans, le 20 août 1838". Elle est répertoriée sur internet sans qu'on sache exactement à quoi cela correspond...

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    C'est en photographiant les fleurs que je me suis aperçue de son existence !

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Autre jolie maison au porche ornementé d'une bignonne

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Du haut de ce grenier désaffecté, l'enseigne de Laurence Petit nous souhaite la bienvenue.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Voici son atelier, hérité de son père, menuisier.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Laurence Petit s'est essayée à plusieurs autres métiers d'art avant d'ouvrir son atelier de poterie en 1998 dans son village natal. Elle a ainsi fait de la peinture, de la sculpture, crée des bijoux et s'est même essayée avec succès au tricotage ! C'est au CNIFOP de Saint-Amand-en-Puisaye (dans la Nièvre) qu'elle se forme au métier de céramiste. Une année d'études tout d'abord pour parvenir à maîtriser le tour, puis une autre année pour apprendre à décorer les pièces. Ajoutez à cela deux ans passés à parcourir la France à la rencontre d'autres potiers..., cela lui fait une belle carte de visite !

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    La voici qui commence sa démonstration devant notre groupe tout ouïe (regardez comme les enfants semblent intéressés). Laurence a en effet la gentillesse de nous expliquer son travail tout en travaillant.

    Beaucoup de pédagogie chez cette jeune femme qui, à l'origine, se destinait à être institutrice.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

     Laurence Petit travaille le grès blanc, soit à la plaque, soit au tour. Après avoir pesé la matière préalablement découpée au "fil à couper le beurre" (environ un kilo pour faire un pichet), elle la pétrit en "tête de bélier" pour l'homogénéiser.

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Le travail du tour

    La matière posée sur le tour prend tout d'abord la forme d'un "cendrier" avant de se creuser et de s'élancer sous les mains habiles de la potière. Pour ce faire, celle-ci utilise des outils qu'elle a parfois faire faire sur mesure comme l'estèque (un outil en fer destiné à lisser ou redresser une forme). Une bassine d'eau, une éponge, des pinceaux, des grattoirs et même des capuchons de feutres... complètent l'outillage de la potière.

     

    Pendant ce temps sur un coin de l'établi, les enfants mettent la main à la pâte...

    Trop tentant !

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Laurence Petit fabrique ensuite devant nous une boule... fermée !

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Et voilà !

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Laurence répare ici une boule qu'un enfant lui a demandé de trouer...

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    La pose des anses sur les gobelets : un travail très délicat...

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Laurence vient de finir de décorer le gobelet : les chouettes sont l'une de ses spécialités (elle exécute également des iris et des coquelicots et fabrique également différents objets sur commande).

    Puis viennent les étapes du séchage (15 heures), de la décoration et de l'émaillage avant cuisson au four à 1250 degrés.

    Le résultat est splendide, non ?

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Autour de Châtillon-sur-Seine : 4 août 2015

    Un clin d’œil à la région vinicole...

    Sympas ces trois visites !


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  • Ce mardi, deux visites comme d'habitude au programme des "Mardis Découvertes" :
    "L'eau, trésor à préserver" et "la visite du Domaine Guilleman"

    La première nous fait découvrir la Laigne, une rivière souterraine qui naît d'une résurgence située dans la petite ville de Laignes pour se jeter dans la Seine à Polisy quelques 30 kilomètres en aval.

    Le centre ville de Laignes

    Sur la place de la Mairie, un bâtiment original : le Café des chiens. Il est dû à Augustin Husson, limonadier né à Laignes (et sculpteur à ses heures), qui transforma un vieil immeuble en café au milieu du XIXème siècle. La municipalité en a fait sa médiathèque.

    Sur le mur de la Mairie, une plaque commémore l'exécution de 10 otages pendant la dernière guerre...

    La naïade qui évoque la rivière est également due à Augustin Husson.

    Tiens : des touristes !

    A quelques centaines de mètres de là, la Laigne coule au milieu des champs.

    Sans entrave, elle est donc très saine : pas d'algues vertes comme au centre ville mais de la "bonne végétation".

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    C'est un technicien du Syndicat Intercommunal des Cours d'Eau Châtillonnais (à droite sur la photo), qui nous parle du cours d'eau, de la végétation qui le longe (les frênes, les aulnes et les saules), ainsi que de la faune qui l'habite.

    Aujourd'hui le public est nombreux car la température est retombée...

    Les enfants sont sages : ils s'occupent pendant le temps de l'exposé qui, à vrai dire, est un peu longuet et manque cruellement de documentation...

    et moi, je m'occupe en faisant des photos !

     La visite suivante est très intéressante... : il s'agit de la cave du Domaine Guilleman à Marcenay. C'est Fabien Guilleman lui-même, propriétaire-récoltant, qui nous accueille pour nous présenter son métier. Les vignes sont cultivées sur 4 hectares depuis que ses parents les ont plantées dans les années 90 et c'est en 2002 qu'elles commencent à donner suffisamment pour envisager la vinification.

    L'exploitation est installée dans une ancienne ferme datant du 19ème siècle.

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Les lapins font la joie des enfants...

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Voici le pressoir utilisé pour extraire le jus de raisin

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Après avoir été débourbé , le jus est transféré dans ces cuves pour y subir la fermentation malolactique.

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Une fois embouteillé, un dépôt se forme qu'il faut retirer.

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    C'est à l'aide d'une machine que Fabien Guilleman loue que s'effectue cette opération mais le viticulteur nous montre ici comment on peut le retirer manuellement à l'aide d'un outil qui permet de trancher le goulot.

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Le dépôt est piégé par la capsule plastique préalablement logée dans la bouteille au moment de l'embouteillage.

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Après ces explications, une dégustation nous est offerte très gentiment.

    Autour de Laignes : "l'eau, trésor à préserver" et "la visite du domaine Guilleman"

    Nous goûtons le Tradition Brut (composé de 2/3 de Pinot noir et de 1/3  de Chardonnay : 7 euros la bouteille), l'Elégance (mi Chardonnay mi Pinot noir : 7,50 euros la bouteille), et le Prestige (1/3 de Chardonnay 1/3 de Pinot noir et 1/3 de Pinot gris : 9 euros la bouteille).

    Personnellement, c'est le moins cher que j'ai préféré !


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