• Touchée par "Intouchables"...

    Je sais parfaitement que vous n'allez rien découvrir en lisant ce post mais, ma mémoire me jouant parfois des tours..., j'ai envie de laisser dans ce blog une trace de la séance de cinéma à laquelle nous avons assisté hier.

    10- Affiche-du-film

    Intouchables : pourquoi ce titre peut-on se demander ? Le film, très touchant par ailleurs, n'a pas vraiment répondu à la question que je me posais et il m'a fallu aller sur internet pour m'apercevoir que nous n'étions pas les seuls dans ce cas... La meilleure réponse sur les forums que j'ai consultés est sans doute celle-ci : intouchables parce que tous deux parias de la société, à l'image de cette "non-caste" indienne appelée "les intouchables" ou encore "les dalits". Ci-dessous, un article de "Courrier international" daté du 5 septembre 2011 qui en dit long sur ce sujet...

    Dans le Tamil Nadu, au sud de l'Inde, les dalits (intouchables) continuent d'être discriminés par les castes supérieures malgré des années de mobilisation, révèle The Hindu dans son édition du 3 septembre. Au village de Perali, on leur interdit de circuler à vélo dans les rues où résident les castes supérieures, sous peine d'insultes et de menaces. Même le facteur, un intouchable, doit descendre de vélo pour y apporter le courrier, précise le quotidien de Madras. "A l'échoppe de thé, les intouchables ont des bancs et des verres réservés, différents de ceux utilisés par les autres clients", explique un ouvrier agricole. 

    L'"intouchabilité", pourtant abolie par la Constitution de 1950, est loin d'avoir disparu. Considérés comme impurs et polluants, les dalits, qui représentent 17% de la population indienne (170 millions d'individus), sont souvent maintenus en marge de la vie collective.

    Le message d'Olivier Nakache et d'Eric Toledano devient plus clair à la lumière de ce rapprochement : Philippe Pozzo di Borgo (joué par François Cluzet), tétraplégique à la suite d'un accident de parapente, et Driss (joué par Omar Sy) sont tous deux des exclus de la société, l'un parce qu'il est handicapé et que le handicap n'est pas, à priori,  la meilleure carte de visite en notre bas monde..., l'autre parce que cet ex-délinquant vit aux crochets de la société. Pas de quoi faire de ces deux personnages les héros d'un film à succès... Et pourtant c'est bien cela que les deux réalisateurs ont réussi à faire ! La recette leur en a sans doute été donnée par Philippe Pozzo di Borgo lui-même : ne jamais sombrer dans le misérabilisme mais traiter le sujet du handicap avec humour.

    Quelle leçon de courage il nous donne !
    10 - Dans les rues de Paris

    Epatant !

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