• Si vous le voulez bien !

    Mais non ! Vous pensez bien que je ne vais pas vous laisser respirer
    une année entière
    sans vous bassiner avec mes petits articles...

     Il s'agit tout simplement du titre de la pièce que je viens d'aller voir jouer au théâtre ce soir.


     
     
    Eh oui : c'est le week-end et... je suis en vacances !

     A 2 minutes du 204, se trouve la rue de la Colonie où s'est ouvert depuis seulement 3 ans un nouveau petit théâtre de quartier, le Théâtre Tallia.

    Je l'inaugure ce soir pour la première fois en compagnie de mon amie Michèle.


    Nous sommes dans les années 50.

    Deux jeunes gens, Doris et Georges, mariés et ayant des enfants
    chacun de leur côté, se rencontrent par hasard et s'aiment le temps
    d'un week-end. Ils décident de se revoir chaque année à la même heure
    et la même date dans le motel où ils ont eu leurs premiers ébats amoureux,
    échapant ainsi aux problèmes des couples mariés.

    Chaque année, ils célèbrent l'événement et se racontent mutuellement
    "la meilleure et la plus mauvaise histoire"
    d'Helen ou celle d'Harry, leurs conjoints respectifs.


    Des liens forts se tissent au fil du temps,
    sans toutefois qu'apparement leurs couples en patissent.


    C'est déjà le 5ème anniversaire de leur rencontre.
    Doris et Georges fêtent dignement l'événement.

     
     
     
    Chacun mène sa vie de son côté et évolue en fonction des événements.

    Nous sommes maintenant dans les années 70 et Doris participe au mouvement
    de libération de la femme : elle porte maintenant des pantalons" patte d'eph"
    et elle a repris ses études à l'université qu'elle avait dû abandonner
    lors de son mariage pour cause de maternité...


    Georges de son côté, est très tourmenté par la guerre du Viet Nam
    et il ne comprend pas la futilité soudaine de Doris.


    Les années ont passé : Georges et Doris se connaissent
    et s'aiment maintenant depuis 25 ans.

    La fin  ?

    Je ne vous la dévoilerai pas bien sûr car je vous encourage vivement
    à aller voir cette pièce jouée avec beaucoup de sensibilité et de bonne humeur
    par deux très bons acteurs, Rosa Cadima et Pascal Tantôt.

    Quel dommage qu'il n'y ait eu qu'une quinzaine de spectateurs dans la salle...

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  • Samedi soir, je suis allée voir un spectacle, devinez où ? Rue Barrault !

    La salle de spectacle la plus proche de chez nous est en effet de l'autre côté de la rue. Il s'agit de l'amphithéâtre de l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST) rebaptisée "Télécom Paris Tech" depuis le 1er janvier 2008 et qui forme des ingénieurs.


    Depuis un petit moment, j'ai le don de dénicher sur internet des tas de spectacles gratuits avec participation au chapeau : Super ! (surtout que je viens de recevoir ce midi mon relevé de la CNAVTS qui m'alloue royalement 269,14 euros de retraite à compter du 1er septembre...)

    Bon, d'accord, je m'y attendais un peu et j'aurai de surcroît les émoluments de l'EN mais tout de même, il vaut mieux s'organiser car je n'ai pas l'intention de devenir ermite de si tôt...

    J'en reviens au sujet de mon article : un super spectacle d'improvisation théâtrale intitulé "Les Flibustiers de l'imaginaire". Bizarre comme nom me direz-vous ! et pourtant un titre très explicite : il s'agit d'une troupe composée de 6 acteurs (hommes et femmes : les flibustiers) et d'un "metteur en scène" (le capitaine) plus un pianiste (guitariste à ses heures). Les acteurs se sont affublés de noms tels que Barbe Buvette, Barbe Acane, Barbe Iturick, Barbe Bad, Barbe Bottine, et Barbe Iédeséville pour le pianiste... : tout un programme !

    Le principe est simple : un flibustier, sur ordre du capitaine, part à l'assaut du public (en courant comme un dément dans les allées de l'amphi...) et revient sur scène porteur d'un mot choisi au hasard par un spectateur : n'importe quel mot : nom commun, nom propre, imagé ou non.

    Le capitaine ordonne alors à ses 6 flibustiers d'illustrer chacun leur tour dans un court sketche le mot en question.

    Suite à quoi, le spectateur ayant choisi le mot doit opter pour tel ou tel sketche.

    S'ensuit un développement dudit sketche par tous les flibustiers réunis (qui ont un tel répertoire de mots à leur actif et de tels dons d'improvisation que tout s'enchaîne parfaitement pour la plus grande joie du public. Un vrai régal.

    Improvisation sur le mot "pléonasme"
    (leur seul accessoire : une écharpe rouge)

     

    Au passage, un grand coup de chapeau au pianiste, Barbe Iédeséville
    qui accompagne les artistes dans leurs assauts sur un rythme de musique
    endiablée mais qui sait aussi les servir avec beaucoup de délicatesse
    dans certaines de leurs saynètes.



    Mais qui sont donc ces acteurs qui ne communiquent pas
    leur nom "à la ville" ? Modestes, en plus... (J'ai cherché vainement).

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  •  Le Théâtre du Lierre où nous sommes allés voir "Aller-retour simple"
    ce week-end (un spectacle de danse contemporaine sur le thème du voyage)
    est situé dans le quartier de la Grande Bibliothèque,
    donc dans un secteur en pleine mutation : la ZAC Paris Rive-gauche.



    Ici, les architectes  s'en donnent à coeur joie pour démolir l'ancien Paris
    et construire des bâtiments de béton et de verre
    qui marqueront (pour combien de temps ?) ce 21ème siècle.


    Vous me direz : on ne peut pas toujours faire du Louis XV...

    Pour l'instant, c'est à un paysage assez lugubre
    et constellé de grues que l'on a affaire...



    C'est ce quartier de Paris que Léo Malet a choisi en 1942
    pour donner vie à son héros, Nestor Burma


      Jacques Tardi l'a mis en images 40 ans plus tard
    dans une superbe bande dessinée.



    Le Théâtre du Lierre se trouve au carrefour
    de la rue Chevaleret et de la rue Watt.

    C'est là qu'un jour de 1954 Raymond Queneau emmena son ami Boris Vian,
    ce qui inspira à ce dernier la chanson du même nom.

    Rue Watt

    Lorsque j'y ai z'été
    Pour la première fois
    C'était en février
    Mais il n'faisait pas froid
    Les clochards somnolaient
    Sur les grilles fumantes
    Et les moulins tournaient
    Dans la nuit murmurante
    J'étais avec Raymond
    Qui m'a dit "Mon colon,
    II faut que tu constates
    Qu'y a rien comme la rue Watt,
    La rue Watt !"


    Une rue bordée d'colonnes
    Où y a jamais personne
    Y a simplement en l'air
    Des voies de chemin d'fer
    Où passent des lanternes
    Tenues par des gens courts
    Qu' ont les talons qui sonnent
    Sur ces allées grillées
    Sur ces colonnes de fonte
    Qui viennent du Parthénon
    On l'appelle la rue Watt
    Parce que c'est la plus bath
    La rue Watt !


    C'est une rue couverte
    C'est une rue ouverte
    C'est une rue déserte
    Qui remonte aux deux bouts
    Des chats décolorés
    Filent en prise directe
    Sans jamais s'arrêter
    Parce qu'il n'y pleut jamais
    Le jour c'est moins joli
    Alors on va la nuit
    Pour traîner ses savates
    Le long de la rue Watt
    La rue Watt !

    Y a des rues dont on cause
    Qu' ont pourtant pas grand chose
    Des rues sans caractère
    Juste un peu putassières
    Mais au bout de Paris
    Près d'la gare d'Austerlitz
    Vierge et vague et morose
    La rue Watt se repose
    Un jour j'acheterai
    Quelques mètres carrés
    Pour planter mes tomates
    Là-bas dans la rue Watt
    La rue Watt
    !

     

    Etonnant de resemblance, non ?


    A la tombée du jour, c'est un peu lugubre, il faut l'avouer...
    Brr !



    A l'intérieur, c'est plus engageant et même franchement convivial.



    Aller-retour simple : mise en scène de Denise Namura et Michael Bugdhan
    Elle vient du Brésil, lui d'Allemagne.
    Ils vivent à Paris où ils ont créé leur compagnie "A fleur de peau".



    Synopsis de la pièce

    Cinq personnages typiques, caricaturaux et attendrissants conduisent
    les spectateurs sur le thème du voyage sous toutes ses formes,

    physique ou spirituel.

    Dans cette performance gestuelle,
    la danse et l’expressionnisme des visages
    démontrent qu’à une époque où le bout du monde est à deux heures d’ici,
    le voyage n’a rien perdu de ses attraits et que le mystère persiste.

    Avec dérision, poésie et rêverie, ce trajet dansé
    un peu particulier émeut à coup sûr.


    Une photo prise sur le vif qui rend bien compte du côté "acrobaties" du spectacle.


     Le quattuor des mouchoirs


     Impressions asiatiques

    Attention au départ  !



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  • Paris, c'est super : on y trouve pas moins de 156 théâtres ! Celui-ci est minuscule avec seulement une cinquantaine de places il est vrai avec un confort très relatif... Mais que ne ferait-on pas pour aller assister au One Man Show d'Olivier Sauton ?

     

     Situé tout près du canal Saint-Martin, nous avons vu les campements des enfants de Don Quichotte ainsi que de nombreux jeunes venus discuter tout en pique-niquant sur les berges du canal. Une ambiance chaleureuse pour un spectacle chaleureux.

     

    Un humoriste qui s'amuse sans jamais se prendre au sérieux, et qui se prend au sérieux mais toujours en s'amusant. Ecrit en auteur et joué en comédien, ce one man show drôle et intelligent exprime, par delà le rire, une somme de vérités dans un style où affleure la poésie. Avec son monde bien à lui, Olivier Sauton bouscule le nôtre, de monde. La finesse de sa plume et sa verve taquine achèvent de nous conquérir avec ce spectacle qui réconcilie hilarité et esprit. Une formule unique à paris : deux one man show DIFFERENTS dans la même semaine pour un plaisir double. A voir ensemble ou séparément.

    Courez-y vite en cliquant sur BilletRéduc.com

    (libre participation au chapeau)


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