• Hier après-midi, nous étions comme des enfants au théâtre Trévise : d'ailleurs, des enfants il y en avait beaucoup car tout comme nous, ils étaient venus rire et applaudir ce clown touche à tout, également musicien, magicien, jongleur et surtout poète qu'est

    Rafistol

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     Récompensé au Festival du clown de Monte Carlo en 2006 par le "Nez d'Or", Robert Landard a créé son personnage en 1980 et parcourt depuis la France et le monde avec son spectacle "Velo cello con vibrato".

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     Il fait salle comble grâce à une étonnante précision dans l'art de rater tout ce qu'il entreprend. Chez lui, tout objet est détourné de son utilisation première : c'est ainsi qu'il transforme une chaise de jardin en xylophone, une valise en carton en personnage à la bébête show grâce à une simple paire de lunettes noires (et à un dialogue entre la valise et la "voix de son maître" !), qu'il promène son vélo au bout d'une longe tout comme il le ferait avec un cheval ou qu'il imite une baleine, un éléphant, ou même Johnny Halliday avec sa housse de violoncelle !

    Il excelle également dans les jeux de mots et touche ainsi un public aussi bien enfantin que d'adultes. Les parents se font un plaisir d'emmener leur progéniture : une bonne excuse en quelque sorte !

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    Une dernière info : le spectacle continue... jusqu'au 12 mars prochain !

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  •  J'ai vu ce soir un spectacle fort réjouissant au Théâtre 13  qui, comme son nom l'indique,  se trouve tout à côté de chez nous. Il s'agit de L'illusion exquise par la " Compagnia dell'Improvviso" créée par Luca Franceschi en 1996. La pièce, coup de coeur du festival d'Avignon, portait en 2009 le titre de "Prova aperta".

     Affiche de la pièce

     L'histoire

     Une jeune auteur(e) très enthousiaste, Chantal (May Laporte) décide de faire une répétition de sa pièce en cours de gestation pour trouver, avec l'aide du public, l'inspiration dont elle a besoin pour mettre la touche finale à sa première création théâtrale intitulée "Dilemme" ayant pour sujet le couple moderne. La répétition commence avec Georgio, le comédien,     et Vanessa, la comédienne,  qui répètent sur la scène du théâtre leur texte avec force mouvements scéniques. L'arrivée tout à fait innatendue de quatre personnages de la Comedia del Arte trouble d'abord la répétition puis semble devenir une évidence. Une véritable symbiose se passe alors entre les comédiens et les personnages de la Comedia del Arte pour lesquels l'auteur(e) trouve un rôle dans sa pièce au fur et à mesure de son déroulement.

     La critique

    Clin d’œil à Pirandello, L’Illusion exquise est une fable sur la création artistique, l'inspiration, la force de l'imaginaire. Mais c’est aussi une tentative de réconciliation, impertinente et cocasse, du théâtre contemporain et d’autres formes dites « classiques », telles que la commedia dell'arte, le clown, le bouffon, le théâtre shakespearien…

    Fidèle à son projet artistique développé autour du « théâtre dans le théâtre », la Compagnia dell’Improvviso nous donne rendez-vous au point de rupture entre le réel et l’imaginaire : cette répétition, vraie fausse rencontre avec le public, est le point de départ d’une réflexion sur la création et les relations conflictuelles, complices et passionnantes entre l'acteur et son personnage, l'auteur et son texte, le théâtre et son public.

    Les photos qui suivent sont de Alain Moïse Arbib et Vanina Sicurani.

     Georgio (Fabio Ezechiele Sforzini) et Vanessa  (Nathalie Robert)

    Georgio et Vanessa

     Le vieux Pantalone (Luca Franceschi) 

     Le vieux Pantalone

     Le bouffon (Angelo Crotti), l'elfe shakespearien (Serge Ayala) 

    et le clown (Laurence Vigné) 

     Le bouffon, le clown et l'elfe

     Le final avec tous les "comédiens"

     Tous final

     Le site "Boulegue-production.com" fait une analyse très complète du spectacle.

    Je vous la livre ici.

    fj qlm

    Le spectacle continue jusqu'au 12 décembre 2010 !


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  • J'aurais pu intituler cet article  "une américaine à Paris" : c'est le nom du spectacle
    que nous avons vu hier, Arlette et moi, au Théâtre du Tambour Royal,
    près de Belleville.

    Tambour
    Le tambour, il est dans la salle.

    Affiche.jpg
    Une soirée agréable en compagnie de 2 jeunes artistes lyriques
    que je découvre avec plaisir accompagnés par une pianiste de talent.

     Avouez qu'il est charmant ce petit théâtre !


    Devanture du théâtre

    L'intérieur n'est pas en reste d'ailleurs. Juste une centaine de places
    qui permettent de vivre le spectacle presque comme si l'on était sur scène...


    Salle
    Côté salle

    La pièce est une comédie musicale prenant pour prétexte la rencontre entre
    un français et une américaine, tous deux chanteurs lyriques à la recherche d'un contrat.
     
    Tous deux sont déçus une fois de plus.
    (vous savez, les auditions se terminent souvent par : "On vous écrira...")
    Mais au moins leur audition sert à une chose : ils se rencontrent et ils se plaisent.
    Mais hélas, elle décroche enfin un contrat... à Broadway !

    Cette séparation donne lieu à des solos fort bien interprétés par Elisa Doughty, la soprano, et Thill Montero, le baryton. Une jeune pianiste, Fanny Prandi, ancienne élève du Conservatoire national supérieur de Paris, accompagne avec beaucoup de brio
    les deux artistes dans des airs de Léonard Bernstein, Cole Porter,
    etc...

    Bref, de la bonne comédie musicale américaine

    Selon le soir, la distribution est différente, mais celle-ci m'a enchantée.
    Un très beau spectacle digne d'un jour de Noël.

    Allez-y vite avant le 1er janvier !

    Les deux acteurs
     
    Nostalgie, nostalgie... !

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  •  Ce samedi, soirée théâtre à l'Espace Saint-Honoré

    (dans le 1er arrondissemnt)


    L'espace... c'est un grand mot car dans ce petit théâtre parisien
    (parmi les centaines d'autres) il n'y a que 20 places à tout casser !
    Jugez par vous-même...


    La pièce (ou plutôt les pièces) : La dame aux jambes d'azur (!) et L'affaire de la rue de Lourcine de Labiche.

    Commençons par la première :

    Dans les années 1840, une histoire abracadabrante d'acteur un peu prétentieux
    qui décide de mettre en scène sa propre pièce. Mais la représentation ne peut avoir lieu car les acteurs ne sont pas prêts... L'acteur (Luc Ducros) nous annonce donc
    que nous assisterons à une répétition !

    L'intrigue : L'héroïne de la pièce est tombée dans un baquet de bleu de Tyr.
    Que faire, compte tenu du fait que son amoureux, le Duc de Ferrare,
    n'aime pas le bleu... Mais pourquoi n'aime-t-il pas le bleu me direz-vous ?
    Mais parce que sinon il n'y aurait pas de pièce  !

    nous dit avec humour Labiche, l'auteur de cette fantaisie loufoque.

     Marie Thieulin  et Luc Ducros

     
    Luc Ducros ici avec Marc Josserand

    Deux autres acteurs (d'une autre génération mais non moins talentueux) leur prêtent main forte.

     
    Claude Bataille et François Nervioz

    La deuxième pièce est celle pour laquelle nous sommes venus :
    L'affaire de la rue de Lourcine. Pas triste non plus...

    L'intrigue : Lenglumé, un petit bourgeois parisien, s'est rendu la veille,
    en cachette de sa femme, au banquet annuel de l'Institution Labadens.
    Il se retrouve le matin dans son lit avec un inconnu...
    et ils découvrent tous les deux avec stupeur qu'ils ont peut-être
    (sous l'emprise de l'alccol) assassiné une jeune-fille la veille au soir !
    en témoignent le journal (de l'an passé) qu'ils lisent et leurs mains charbonneuses...

    Un critique parle de la pièce comme d'un mélodrame hilarant et stupéfiant
    mêlé de couplets chantés et c'est tout à fait juste : on a bien "rigolé" !



    Les dates d'Eugène Labiche : 1815-1888

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  • Si je vous dis : l'ours et la poupée : Vous pensez à Brigitte Bardot ?

    Eh bien non ! Ce n'est pas au cinéma que nous sommes allés cette après-midi,
    mais au  Casino de Paris (cadeau d'anniversaire de Philippe) Eddy Mitchell et Cécile de France jouaient
     
    Le temps des cerises
    de Niels Arestrup

    .

     
     
    L'ours, c'est bien évidemment "Mr Schmoll", alias Eddy Mitchell, Monsieur Julien dans la pièce et la poupée, c'est Cécile de France, Jane dans la pièce.

    L'un est un peintre déjà âgé : il a connu la célébrité et l'alcool et est devenu
    mysanthrope, faute d'inspiration. L'autre est jeune, jolie, pleine d'enthousiasme
    et cependant très fragile.
    Jane est au service de Monsieur Julien pour l'été,
    chargée de veiller sur lui pendant que sa femme prend "leurs vacances",
    comme chaque année, chez sa mère.


    L'engouement de jeunesse de Jane pour la peinture, leur passion commune,
    va la rapprocher au fil du temps de cet ours mal lèché... à qui elle réussit
    à redonner goût à la vie. Une histoire d'amour pas comme les autres.

     
    Nous sommes plutôt bien placés, de face au deuxième rang de la mezzanine,
    et pourtant, si la visibilité est bonne, il faut parfois tendre l'oreille...
    Il faut dire que le Casino de Paris est une salle de spectacle plus adaptée
    à des galas d'artistes qu'au côté intimiste de la pièce de ce soir.


     
     
    Serge Bressan de Télécâble Sat Hebdo écrit sur la pièce,
    qui passe ce soir sur France 2 (on ne peut pas tout prévoir...)

     
    Idole de la chanson, talent reconnu au cinéma, il ne manquait plus à Eddy Mitchell
    que le théâtre… Il joue dans une pièce de Niels Alestrup, avec Cécile de France.

     Au fil du temps, Eddy Mitchell, né Claude Moine, s’est assuré une place de choix dans le monde de la chanson française. Le cinéma lui a fait la cour, il craque de temps à autre – tournant à chaque fois dans un film honorable. Et puis, fin 2007, alors qu’il présente Jambalaya – son nouvel album suivi d’une tournée, il avoue sa folie du moment.

    Se faire peur…
     
    Le 29 janvier 2008, pour la première fois il monte sur les planches et effectue ses débuts au théâtre ! Pas un caprice de star, non, juste l’envie de (se) tester «convaincu par l’écriture de Niels Arestrup et par le fait que Cécile de France soit là.».
     
    Et c’est le succès avec Le temps des cerises.


     
     
    Avec également deux excellents acteurs de second rôle,
    Clara Borras dans le rôle de la femme du peintre
    et Stephan Wojtowicz dans le rôle du galiériste.



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