• Mercredi dernier nous sommes allés au cirque grâce à la Mairie de Paris. Une trentaine d'années que nous n'étions allés, ni l'un ni l'autre, voir un tel spectacle (Philippe et Laure y avaient emmené leurs filles quand elles étaient petites et je crois me souvenir que pour moi cela remonte carrément à mon enfance !) et ma foi nous y avons trouvé, à la fois de la tradition et du changement.

    Le Cirque Arlette Gruss est installé pour l'hiver sur la Pelouse de Reuilly ainsi que deux autres cirques. S'il est de taille plus modeste que le Cirque Pinder, il n'en n'est pas moins réputé.

    Cirque Arlette Gruss

    ► 1985 : la première tournée du cirque Arlette Gruss, baptisé pour la circonstance "Le Cirque de France", se passe en Irlande : une véritable galère avec des emplacements boueux et un public rare.

    Après des débuts un peu difficiles en France, le cirque s’installe pour la première fois à Paris en décembre 1989 sur la pelouse de Reuilly. C'est Georgyka Kobann, le mari d'Arlette Gruss, qui s'occupe des panthères : ce sera l'un des atouts maîtres du cirque.

    ► 1992 : le cirque reçoit le Grand Prix National du cirque et accueille le gala de La Presse.

    ► 1997 : Arlette Gruss est nommée Chevalier de la Légion d’honneur sur proposition d’Alain Juppé.

    ► 1999 : Roberto Rosello est choisi pour créer les costumes.

    ► 26 décembre 1999 : le tournant du siècle a bien failli marquer la fin du cirque Arlette Gruss. Lothar, ce terrible ouragan, frappe la France détruisant tout sur son passage. Le cirque Arlette Gruss n’y échappera pas mais par chance on ne déplorera aucune victime humaine ni perte d’animaux.

    ► 2 janvier 2006 : partie après avoir courageusement lutté contre la maladie Arlette Gruss s’éteint dans sa maison de La Fontaine-St-Martin où le cirque a installé ses quartiers d’hiver.

    Cirque Arlette Gruss

    ► Janvier 2009 : On connaît la passion de Gilbert Gruss pour la matériel, le beau matériel de cirque. A Bordeaux, il installe un nouveau chapiteau, la Cathédrale. Une toile de PVC tendue sur dix mâts, longueur 83 mètres, largeur 49. La salle de spectacle est installée au milieu entre les coulisses et le hall d’entrée. Asteo a assuré les études techniques, AB2CS la façon et Anceschi les structures métalliques.

    ► 15 janvier 2010 : La Légende, 25 ans, dans l’histoire du cirque c’est une durée tout à fait respectable. Le Radio Circus de la famille Gruss n’avait vécu que 7 ans et le Grand Cirque de France à peine plus. Le cirque Arlette Gruss est une de plus belles entreprises d’Europe, un établissement que tous les amateurs viennent visiter de toutes l’Europe.

    ► 2011 : toujours soucieux d’améliorer les installations Gilbert a monté un nouveau gradin avec deux entrées et un maximum de places face à la piste.

     ◄►◄►◄►◄►

    C'est Noël au Cirque Gruss.

    Cirque Arlette Gruss

    Le chapiteau se remplit doucement, à la faveur des billets gratuits de la Mairie... Il y a pas mal d'enfants : nous sommes mercredi.

    Cirque Arlette Gruss

    De la tradition donc avec les clowns, les numéros mettant en scène les animaux, les équilibristes, les jongleurs..., mais leur présentation est modernisée par des jeux de lumières et rythmée par la musique.

    La parade est superbe : on peut y admirer les costumes créés par Roberto Rosello, le designer choisi par Arlette Gruss depuis 1998 pour habiller tous les artistes (il faut un an pour les préparer...).

     Roberto Rosello à la planche à dessin

    Cirque Arlette Gruss

    Impossible de faire de bonnes photos quand on n'est pas pro à l'intérieur du chapiteau où la lumière est tamisée mais ce petit film maison rend très bien compte du spectacle que nous avons pu voir.

    Une parenthèse bien agréable


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  • Le Centre Italie2, en travaux depuis plusieurs mois, a fini de se parer de ses nouveaux habits (les plafonds ont été entièrement refaits). La Société Hammerson, propriétaire du Centre commercial, a voulu marquer le coup en invitant Marie-Jeanne Gauthé, Scénographe, Designer Vidéo, spécialisée dans la conception et la réalisation d'images projetées, à présenter sur la façade du Centre (où avait été installé pour l'occasion un écran géant) un spectacle intitulé "Métamorphoses" auquel nous étions tous conviés en ce 12 septembre.

     1 - Centre commercial Italie 2

     Le public était venu nombreux.

     3 - La foule

     Les "huiles" avaient été invitées à dîner au "Rancho", l'un des restaurants du Centre dont l'accès était, pour l'occasion, interdit au public.

    2 - Le nouveau Centre Italie 2

    Quand les lumières se sont éteintes, le spectacle a pu commencer : 20 minutes à lever la tête pour pouvoir voir les projections (car nous nous étions placés en avant de la "scène" de façon à ne pas être gênés par les arbres agrémentant la Place d'Italie.

    Sans arriver à comprendre toute l'intention de Marie-Jeanne Gauthé, je vous livre quelques photos volées un peu au hasard...

    Le XIIIème arrondissement vu d'avion

    6---Le-XIIIeme-vu-d-avion.jpg

     Le métro aérien du Boulevard Blanqui

    7 - Le métro aérien

    Evocation du Quartier Chinois

    8---Le-quartier-chinois.JPG

     Un hommage au Centre Italie 2 ou à Paris, le temple de la Mode ?

    10-bis---La-mode.JPG

    Est-ce ici une évocation du magasin "Le Printemps" ?

    9-bis---Le-Printemps.JPG

     Que vient faire ici King Kong... ? En tout cas, il crève l'écran !

     18 a - King Kong 1

    18 c -King Kong 3

     Le nouveau logo du Centre : intéressant ce 2 renversé surmonté d'un point rouge...

    20 - le nouveau logo

     Un petite vidéo du spectacle

     

     Que c'est agréable de marcher au milieu de la rue Bobillot rendue aux piétons !

     23 - Philippe


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  • Claude Monet l'avait déjà immortalisée en son temps...

    La-serie-des-Cathedrales-de-Monet.JPG

     Cet été, la CREA (Communauté de communes de Rouen) propose un nouveau spectacle "Son et Lumières" projeté sur la façade de la cathédrale.

     Le spectacle est composé de deux créations originales.

     La première a tout naturellement pour thème l'Impressionisme. Elle s'intitule "Première impression". L'une des saynètes du "film" montre l'apparition sur fond de cathédrale fleurie d'une jeune femme portant une ombrelle, une référence à :

     La femme à l'ombrelle tournée vers la gauche de Claude Monet.

     La-femme-a-l-ombrelle-tournee-vers-la-gauche.jpg

     La-femme-a-l-ombrelle-tournee-vers-la-gauche---c-copie-1.jpg

    Canots, nymphéas, saules et reflets se dessinent ensuite sur le vaisseau de pierre.

    a-la-Monet-2.jpg

    La-Cathedrale-Monet-2.jpg

    La seconde, intitulée tout simplement "Jeanne" revisite le mythe de Jeanne d'Arc. Evidemment, aucune image de la donzelle... et pourtant tout est exprimé par l'imaginaire :

    Des cartes à jouer qui forment un champ de bataille,

     Une cathédrale revêtant une armure puis s'embrasant,

     Embrasement-de-la-Cathedrale.jpg

     Jolie aussi la séquence sur les vitraux de la Cathédrale...

    Les images permettent à chacun de s’approprier l’idéal incarné par la Pucelle.

     Le final offre une lecture universelle du message d'une Jeanne incarnée par des visages d'ici et d'ailleurs, de femmes d'aujourd'hui filmées dans l'agglomération, et intégrées au spectacle.

     Un très beau spectacle que vous pouvez voir jusqu'au 29 septembre prochain.


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  •  Nous sommes allés ce soir au Théâtre de la Ville : une première ensemble ! Arlette nous avait pris des billets pour le spectacle du petit-fils de Charlie Chaplin, fils de Victoria Chaplin et de Jean-Baptiste Thierrée (tous deux créateurs du Cirque Bonjour) et, je vous assure, ce comédien - James Thierrée - a du génie !

    Ne pouvant rivaliser avec les critiques, toutes dithyrambiques d'ailleurs, je vous livre celle de Christophe Candoni (de Toutelaculture.com) qui a intitulé son article :
     
    Le bestiaire enchanteur de James Thierrée.
     
    James Thierrée s’est révélé en 2003 avec son spectacle « La Symphonie du hanneton ». Depuis, le petit-fils de Charlie Chaplin ne finit pas d’enchanter le public et sa dernière création « Raoul » triomphe en ce moment au Théâtre de la ville qui affiche complet jusqu’aux dernières représentations. Sans jamais avoir recours aux mots, cet artiste virtuose développe un imaginaire poétique, puissant, sombre et vertigineux.
     

    De grandes voiles blanches de bateau se lèvent sur le large plateau du Théâtre de la ville et laissent apparaître un personnage étrange, une sorte de réinvention de Robinson Crusoé, un probable rescapé de naufrage qui prend pour radeau une cabane faite de tuyaux en métal, une protection qui finit par plier face à l’extériorité menaçante et se délabrer sous la tempête. Dans sa quête identitaire, il rencontre aussi son mystérieux double : Raoul…C’est la première fois que James Thierrée se produit seul en scène. Sur une bande-son éclectique qui mêle Schubert et les sons troubles de Mathieu Chedid, il danse et se jette au sol avec rage, il escalade le décor, monte sur les perches et les cintres. Seul, dans sa perte des repères, il se débat contre l’immensité…jusqu’à fuir et s’envoler littéralement dans les airs. 

     

    Mime, acrobate, comédien et danseur, musicien (il joue du violon), James Thierrée sait utiliser ses multiples talents au service d’un voyage fascinant. On est abasourdi par la rapidité de l’exécution, la beauté et la précision du geste, l’intelligence et l’expressivité du corps. On imagine le travail acharné pour arriver à ce résultat mais on ne voit ici que la fougue rageuse, poétique d’un artiste indomptable et souverain sur le plateau.

     

    En plus d’être un merveilleux et généreux artiste, James Thierrée est un créateur génial. On note qu’il assure lui-même la mise en scène et la scénographie à la fois spectaculaire et sophistiquée. Cet univers vaste et fantasmagorique renvoie au plaisir enfantin de la fabrication. On croise de drôles de créatures chimériques (créées par sa maman Victoria Chaplin et actionnées par des danseurs et des techniciens) comme un monstre marin, une méduse, un éléphant, des insectes géants…De la même manière, il joue à détourner les objets avec cocasserie.
     
    Drôle, inventif, c’est le plus beau spectacle que l’on puisse voir en ce moment sur Paris.
     
    Voici le décor que l'on découvre en arrivant dans la salle avant le début du spectacle. Ces voiles disparaissent dès l'arrivée de l'artiste pour former un fond à la scène : une invitation à voyager !
     
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    C'est un voyage qui nous conduit sur une île où vit ce Robinson, dans une cabane toute en tuyaux métalliques, prête à s'écrouler face aux éléments...
     
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    James Thierrée occupe, à lui seul, l'espace.
    Il se déplace de long en large sur le plateau et même parfois en hauteur !
     
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    On pense au monde de Lewis Caroll... mais il y a aussi du Chaplin (et pour cause...) dans la gestuelle de ce clown, mime, danseur, acrobate et... musicien ! La nature a doué James Thierrée de dons immenses mais on imagine aussi le travail énorme que cela doit représenter pour mettre au point un tel spectacle et le jouer à la perfection.
     
    Au passage, un coup de chapeau aux machinistes, preneurs de son, éclairagistes, bref à tous ceux qui travaillent dans l'ombre, sans lesquels un tel spectacle ne pourrait exister.
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    Le Théâtre de la Ville joue à guichet fermé : nous n'avons jamais vu autant de gens chercher à acheter des places à l'entrée du théâtre. Peu de chance donc d'arriver à récupérer une place si vous n'avez pas réservé de longue date pour ce spectacle encore à l'affiche jusqu'au 10 janvier...

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  •  Une première pour nous !

    Nous ne l'avions encore jamais applaudi : voilà chose faite, ce vendredi au Zénith de Rouen. Le chanteur y faisait sa "Dernière Séance" pour mettre fin à 50 ans de scène...

    Eddy Mitchell affiche

     Un spectacle auxquels les journalistes de la presse régionale avaient été conviés

    (les veinards étaient mieux placés que nous pour faire des photos !) Voici celles de l'édition internet de dimanche du "Paris-Normandie".

     Eddy Mitchell Paris Normandie zénith

     Eddy Mitchell Paris Normandie 1

     De l'adaptation de la chanson de Chuck Berry "C'est un rocker" qu'il chante en ouverture pour donner le ton en passant par des chansons douces comme "Sur la route de Memphis" jusqu'à "Pas de Boogie Woogie" avec laquelle il termine son récital, Eddy nous régale.

     La critique du spectacle ? Un bon clic vaut mieux qu'un long discours

    (qu'en plus, je ne saurais faire...)

     Un brin trop de basses tout de même (ça faisait "toc-toc" dans la poitrine !) mais c'est parait-il le goût du public d'aujourd'hui et aucun chanteur ne peut y échapper. Dommage, ça empêche parfois de saisir les textes qui sont pourtant si originaux...

     Eddy, qui fait la première partie de son spectacle seul avec quelques musiciens dont son guitariste Basile Leroux, s'offre le luxe en deuxième partie d'être accompagné par douze cuivres dont l'excellent saxophoniste Michel Gaucher.

     Aux trois-quarts du spectacle, l'orchestre est envahi par les fans du chanteur avides de de voir de près leur idole et de lui serrer la pince... Le chanteur, qui reste proche de son public, s'exécute gentiment pour leur plus grand plaisir.

     Eddy termine son répertoire

     Merci Eddy !


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