• Poitiers au fil des rues...

    Poitiers possède un patrimoine architectural exceptionnel qui s'est enrichi au fil des époques.

    Poitiers, au fil des rues...

    C'est à la gare de Poitiers que commence ce reportage.

    Je suis en possession d'un plan de la ville que la gare m'a gentiment fourni, sur lequel sont matérialisés trois itinéraires conduisant dans des directions différentes au départ de Notre-Dame-la-Grande. Malheureusement, il faudrait que la ville leur redonne un bon coup de peinture car on perd très souvent leur trace, signe que les rues ont été beaucoup empruntées : un bon point pour le Tourisme !

    C'est donc un itinéraire très personnel que je vous fais suivre maintenant.

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    Poitiers en 150 photos

    Empruntant la passerelle de la gare puis les escaliers du même nom, je m'achemine rapidement vers le centre ville.

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    Le clocher-porche de l'église romane Saint-Porchaire date du XIème siècle tandis que l'église, qui tombait en ruines à la fin du XVème siècle, fût reconstruite au siècle suivant.

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    Cette lithographie du XIXème siècle montre que la place n'a guère changé depuis : en 1843, le conseil municipal décida de détruire le clocher pour élargir la rue. Il est sauvé in extremis par la mobilisation de la Société des Antiquaires de l’Ouest et de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments historiques.

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    Devant l'église, une fontaine en forme de dragon,

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    et de jolis chapiteaux au niveau du porche (avec des lions et des oiseaux) qui prouvent que celui-ci n'est pas jeune...

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    Cette église a la particularité d'avoir une double nef gothique et donc deux autels dont l'un réservé était aux moines et l'autre aux fidèles. Trois piles en palmier les séparent.

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     La rue Victor Hugo relie la place de l'Hôtel de Ville à celle de la Préfecture. Au N°9 se trouve le Portail de l'ancienne église des Augustins, ordre mendiant établi au XIVème siècle à Poitiers. Le lourd portail ouvre sur une cour et donne accès au Musée Rupert de Chèvres (collectionneur et amateur d'art poitevin du XIXème siècle) qui est fermé pour travaux et pour une période indéterminée...

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    Portail de l'Hôtel d'Yversay

    Cet hôtel particulier occupe l'emplacement d'un ancien jeu de paume.

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    Le jeu de paume ou "esteuf" (par allusion avec les boules d'étoffes avec lesquelles on joue) était très à la mode à Poitiers depuis le XIIIème siècle. Cet ancêtre du tennis était pratiqué au XVIIème siècle dans 22 salles à Poitiers. 

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    Maison de la fin du XIXème siècle : un riche décor d'imitation Renaissance orne principalement la travée centrale et à chaque étage des masques décorent le dessous des fenêtres.

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    La place de la Préfecture de Poitiers est déserte, comme la ville l'est d'ailleurs dans son ensemble en ce jour de Toussaint. L'architecture du bâtiment est d'inspiration Louis XIII en brique et pierre à l'image des maisons qui composent cette place.

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    Cette maison édifiée vers 1880 présente un décor d'inspiration Renaissance. La façade s'organise autour de deux loggias reliées par un balcon.

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    Feuilles d'acanthes, coquillages, médaillons et angelots la décorent agréablement. 

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    Me voici maintenant dans la rue des Cordeliers devant cette imposante bâtisse : il s'agit de la tour Maubergeon, attenante au Palais des Comtes de Poitou-Ducs d'Aquitaine. Il s'agit de l'un des plus remarquables ensembles d'architecture du Moyen-Age en France.

    Le nom de Maubergeon dérive de "mall-berg", l'ancien tribunal mérovingien, et c'est encore ici qu'on rend la justice à Poitiers même si, vous le verrez plus loin, la façade de l'actuel Palais de Justice a été remaniée après la Révolution française.

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     La construction du Palais ducal commence sous le règne de Guillaume le Troubadour vers 1104.

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    Au Moyen-Age, musiciens, chanteurs et conteurs parcourent les routes, allant de château en château, pour égayer les banquets. Leurs instruments sont petits, faciles à transporter comme : le luth, la flûte ou le tambourin.

    Inventeur de l'amour courtois, le Comte Guillaume le Troubadour (1071 - 1126) est le premier troubadour connu et le premier poète lyrique de la littérature française dont on sait le nom. Les thèmes qu’il évoquait étaient les femmes et l’amour (parfois crûment).

    Guillaume, avec ses chansons, mettait les femmes dans sa poche (si on peut dire !). C'est ainsi que, bien que marié à la Comtesse Philippe de Toulouse, il prend pour maîtresse à son retour de croisade une jeune femme (mariée elle aussi) si belle qu'il la surnomme "Dangereuse" (la Maubergeonne) et l'invoque comme muse dans ses poèmes. A la bataille de Cutanda (en Espagne), il aurait combattu contre les arabes almoravides avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier.

    Représentation de Guillaume IX d’Aquitaine (Guillaume le Troubadour)
    dans un chansonnier provençal du XIIIème siècle conservé à la BNF.

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    Un petit air de musique pour clore ce volet : il est tiré du site de l'Académie de Poitiers et
    s'intitule
     "Quan lo rius de la fontana" (chant du troubadour Jaufre Rudel dont Guillaume le Troubadour
    aurait été le maître de poésie ainsi que le suzerain...)

    Quan lo rius de la fontana
    S'esclarzis, si cum far sol,
    E par la flors aiglentina,
    El rossinholetz el ram
    Volf e refranh ez aplana
    Son dous chantar et afina,
    Dreitz es qu'ieu lo mieu refranba.

    Quand le ruisseau de la fontaine
    S'éclaircit, comme il le fait
    Et paraît la fleur d'églantier
    Et le rossignolet sur la branche
    Lance et reprend et adoucit
    Son doux chant embellit,
    Il faut bien que le mien reprenne.

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     On peut voir sur cette photo une partie de l'enceinte du IIIème siècle qui ceinturait la ville.

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    Empruntant la rue de la Regratterie (*), j'arrive face à Notre-Dame-la-Grande, le joyau de la ville.

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      L'Office de Tourisme et les maisons avoisinantes sont à colombages. Au Moyen-Age, ce quartier était très animé comme en témoigne le nom de certaines rues : rue de la Regratterie (*) ou rue des Vieilles Boucheries.

     (*) Le regrattier était celui qui vendait en détail, et de seconde main, de menues denrées, particulièrement du sel, des grains, du charbon.

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    Un petit marché se tient sur la place Charles de Gaulle.

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    Sa façade-écran est célèbre : elle consiste en un grand mur dont la partie supérieure, souvent postiche, dépasse parfois de beaucoup le faîte du toit et est pourvue de deux tours - surmontées de cônes à écailles de pierre - rejetées sur les flancs de l'édifice. Cette façade monobloc ne reflète ainsi pas la division intérieure de l'église.

    Elle est ici richement sculptée : il est probable qu'elle servait de support à des prêches se tenant sur le parvis. Elle se lit en effet comme un livre d’images et raconte l’histoire de la Bible : on peut y voir les douze apôtres ainsi que deux évêques (à l'étage du dessus), et enfin le Christ tout en haut.

    En fin d'après-midi, l'église, chef-d'oeuvre de l'Art Roman, est mieux éclairée.

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    La frise biblique encadre le portail central : elle est au dessus des deux portails latéraux.

    De gauche à droite, on voit d'abord Adam et Eve nus près du pommier autour du tronc duquel s'enroule un serpent, puis Nabuchodonosor roi de Babylone (identifié par une inscription), les quatre prophètes (Daniel, Jérémie, Isaïe et Moïse) montrant l'Ancien Testament, l'Annonciation (l'archange Gabriel annonçant à Marie qu'elle sera la mère du Sauveur), l'arbre de Jessé et à côté David jouant de la harpe.

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    En ce qui concerne la partie droite de la frise, j'ai moins bien réussi ma photo... Voici quelques unes de celles que j'ai trouvées sur Bernezac.com (un site de tourisme sur la côte atlantique).

    La visitation : la Vierge Marie rend visite à sa cousine Elisabeth.

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    La Nativité : la Vierge est allongée. En haut à droite, l'enfant Jésus le bœuf et l'âne. Par miracle, les têtes n'ont pas été endommagées...

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    Le bain de l'enfant Jésus : deux femmes lavent le nouveau-né dan un fonds baptismal qui ressemble à un calice.

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    Portail central

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    Le Christ en majesté, entouré du tétramorphe, est représenté dans cette mandorle (*) Sa tête, comme presque toutes celles de la façade de l'église, a été scalpée par les huguenots lors du sac de Poitiers en 1562. On se demande comment ils ont pu y parvenir...

    (*) Le mot mandorle vient de l'italien "mandorla" qui signifie amande.

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    Voici le plan de l'église : on voit bien ici qu'il n'est pas du tout classique. L'église n'a pas de transept en raison probablement de contraintes de place dues à un bâtiment côté nord et à un passage côté sud.

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    A l'intérieur, on est surpris de voir que l'église est peinte, en particulier les piliers qui sont ornés de motifs géométriques : ceci date de la restauration de 1851. 

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    On aime ou on n'aime pas : pour ma part, j'aime assez surtout que, le soleil donnant, cela faisait de jolis jeux de lumière et puis à l'origine l'église était recouverte de fresques...

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    Chaire baroque en bois sculpté du XVIIème siècle

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    Tout au long des XVe et XVIe siècles, différentes chapelles privées appartenant aux familles de la haute bourgeoisie poitevine sont aménagées du côté nord de l’église.

    Je m'arrête à la chapelle des Potiers (N°2 sur le plan) où se trouve une statue en pierre polychrome du XVIème siècle intitulée La Sainte Parente.

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    Dans la chapelle des Bardeau (N°7 sur le plan), un vitrail du XIXème siècle rappelle le miracle des clés à la porte de la Tranchée (il a été exécuté dans le style du XVIème siècle).

    L'histoire raconte que, en l'an 1202, les Anglais assiègent Poitiers. Le clerc du maire se vend à l'ennemi : contre une grosse somme d'argent, il leur livrera les clés de la ville. Le forfait doit avoir lieu le jour de Pâques. Pendant la nuit, le clerc se rend dans la chambre du maire pour lui dérober les clés, mais elles ont disparu. Au matin, quand le maire se réveille, lui aussi se rend compte que les clés ne sont plus à leur place. Il se doute d'une trahison ; l'effroi le saisit. Il prévient aussitôt les troupes de la ville et se rend à Notre-Dame-la-Grande pour prier. Là, stupéfaction : il découvre la statue de la Vierge, les clés à la main. Mais, pendant la nuit, la seconde partie du miracle a opéré. Devant les troupes anglaises effrayées, les apparitions de la Vierge, de saint Hilaire et de sainte Radegonde se sont succédé. Conséquence : les Anglais se sont entretués (!), le reste s'est enfui.

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    Dans le choeur se trouve justement une statue de la Vierge (N°18 sur le plan) ou Notre-Dame-des-Clés (XVIIème siècle). On voit la ville représentée sur le chapiteau de la colonne qui la soutient. Jusqu'au XIXème siècle le jour de Pâques, avait lieu une grande procession...

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    Dans la chapelle Sainte-Anne (N°16 sur le plan) située au sud de l'église, se trouve une superbe mise au tombeau en pierre polychrome, oeuvre d'artisans italiens. Au dos d'un des personnages on trouve la date de 1555.

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    Le Christ est déposé dans le tombeau dans son linceul tenu par Joseph d’Arimathie (à la tête) et Nicodème (aux pieds) ; derrière le tombeau se tiennent, de gauche à droite, une sainte femme, saint Jean qui soutient la Vierge et une autre sainte femme.

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    Joseph d'Arimathie était un personnage de l'Assemblée législative de Palestine (Sanhédrin), converti secrètement à la religion catholique, qui a demandé à Ponce-Pilate que le corps du Christ soit enterré : il porte un riche manteau et une bourse à la ceinture.

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    Saint-Jean l'évangéliste soutient la Vierge. Celle-ci, comme les autres femmes, porte une guimpe (qui entoure la tête de manière assez serrée) et un voile par-dessus.

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    Nicodème, lui aussi membre du Sanhédrin, est l'un des tout premiers disciples de Jésus. Il apporta la myrrhe et l'aloès pour l'embaumement du corps du Christ.Une grande tristesse se lit dans le visage de la sainte femme.

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    Le Christ semble apaisé...

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    Continuons la visite extérieure.

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    Le mur sud conserve son porche roman, bien que très restauré au XIXe siècle. Il était surmonté à l’époque romane d’un cavalier sculpté, haut-relief refait au XVIIe siècle puis détruit après la Révolution. Un petit porche gothique (en premier plan) a été rajouté au XVe siècle.

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    Le chevet de l'église est occupé par des terrasses de café.

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    Après un bref déjeuner, passant par le Jardin des Plantes au nord de la ville, je m'achemine vers le Clain, rivière qui arrose Poitiers.

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    Le Clain

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    Une vingtaine de moulins sont construits le long du Clain au Moyen-Age. Certains servaient à la meunerie, d'autre au tannage et d'autres encore à la fabrication du papier (il existait une Université dès le XVème siècle à Poitiers).

    Le moulin de Chasseigne existe toujours : il est devenu propriété privée.

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    Voici la façade (refaite au XVIIIème siècle) de l'église Saint-Jean-de-Montierneuf : elle était l'abbatiale romane de l'ancienne abbaye bénédictine construite au XIème siècle.

    Plutôt austère, la façade si ce n'est le portail...

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    On accède à la nef en descendant une dizaine de marches.

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    Un choeur gothique éclairé par de larges verrières

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    Faisant le tour du déambulatoire, je découvre de magnifiques chapiteaux de colonnes. Rien que pour ça, l'église mérite la visite ! La plupart des chapiteaux sont des copies, les originaux (XIème siècle) sont au musée Sainte-Croix.

    On parle ici d'animaux "affrontés": je n'ai pas identifié leur nom...

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    et ici d'oiseaux "adossés" (qui se tournent le dos)

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    Eléphants affrontés : il s'agit peut-être d'une des plus anciennes représentations de cet animal dans la sculpture de l'Ouest.

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    Dragons affrontés

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    Il y a aussi des chapiteaux aux décors floraux.

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    Ce lion semble curieusement lamper l'eau d'un calice !

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    De retour dans le centre par la rue de la chaîne : elle tire son nom de la chaîne qui servait à barrer la rue en cas de trouble et à protéger le marché le samedi.

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    Au passage, un petit coup d'oeil à la place de la Liberté : entre le moment où cette photo (qui n'est pas de moi car la place était en travaux) et la photo suivante, la torche a changé !

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    En fait, elle a retrouvé son globe d'origine.

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    A l'angle de la Place de la Liberté le très élégant Hôtel Fumé : il s'agit d'un édifice de style gothique flamboyant édifié par Pierre Fumé, Maire de la ville, au XVème siècle. Son fils, François, le fit agrandir au XVIème siècle.

    Une moulure continue sépare nettement la partie haute de la partie basse du bâtiment. Dans la partie haute, d'adorables petits toits en poivrière, des créneaux et de faux mâchicoulis rappellent l'époque médiévale.

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    Dommage que le portail sur rue ait été fermé...

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    Un mur isole cet Hôtel particulier de la rue : on y voir un portail ornementé de pierres en saillie, dites en bossage.

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    Cette photo a une petite histoire... Je m'arrête pour photographier ce bel immeuble Renaissance quand un monsieur en sort. Il me propose aussitôt d'en visiter le rez-de-chaussée !

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    Aussitôt dit, aussitôt fait...

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    Voici la courette intérieure : je n'en verrai pas plus !

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    On accède au Palais de Justice depuis la Place Alphonse Lepetit par une volée d'escaliers.

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    On aperçoit à droite l'une des tourelles du Palais des Comtes de Poitiers dont j'ai parlé plus haut.

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    Quand le Palais de Justice est ouvert, lors des Journées du Patrimoine, il est possible de visiter la grande Salle des Pas Perdus ici représentée dans un gravure datant de 1699.

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    Dans le Salon d'Honneur, on peut y voir lors des mêmes journées un vitrail représentant Aliénor d'Aquitaine, petite fille de Guillaume le Troubadour cité plus haut et... Reine des Francs au XIIème siècle.

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    Vieilles maisons Passage de la Petite Roue

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    Voici le portail de l'ancien Hôtel du Grand Prieuré d'Aquitaine (1667), situé dans la Grand' Rue :  il donnait accès à la maison du Prieur et est lui aussi décoré de pierres en bossage.

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    Non loin de là, la boutique d'un fabriquant de parapluies...

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    Ce portail est marqué par le temps...

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    En direction de la Cathédrale

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    Bien que la Cathédrale Saint-Pierre (de style gothique Plantagenêt) ait été construite sur deux siècles (à partir de la fin du XIIème), elle possède une grande uniformité car les architectes qui se sont succédé n'ont pas dévié des plans initiaux.

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    Le Portail Central est daté du XIIIème siècle.

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    De plus près, le tympan et les deux linteaux représentant le Jugement Dernier et la Résurrection

    En bas, les morts sortent de leur cercueil ; juste au dessus, l'archange Michel procède au tri (à gauche le Paradis, à droite l'Enfer ; en haut, le Christ trône en majesté entouré de quatre anges ainsi que de Marie et Jean qui intercèdent auprès de lui pour les âmes des registres inférieurs.

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    Joli éclairage du Portail de gauche

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    Pas de chapelles latérales pour cette église à trois nefs où l'on aperçoit à droite la statue de Saint-Pierre.

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    L'orgue de François-Henri Clicquot (facteur d'orgues du Roy) est l'un des mobiliers phare de l'église.

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    Il a été livré en 1791 par son fils, Claude-François, après le décès en 1790 de son père.

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    C'est Pierre Fabre qui a exécuté le buffet de l'orgue et c'est également à lui qu'on doit la jolie chaire à prêcher dont les "piliers" sont en forme de palmier, très élégants je trouve.

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    Autre "monument" du mobilier de la cathédrale, les stalles du choeur, datant du milieu du XIIIème siècle : elles figurent parmi les plus anciennes d'Europe.

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    Elles sont ornées d'une extraordinaire variété de thèmes sculptés - animaux réels ou fabuleux (chauve-souris, dragons... - et figures humaines (architecte, lutteurs).

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    Bien qu'elles soient mal éclairées, j'ai réussi à trouver l'architecte et son compas,

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     ainsi qu'une sorte de coq à la queue de ver blanc... dont les ailes font penser plutôt à celles d'une chauve-souris !

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    Le "clou" de la Cathédrale : le vitrail de la Crucifixion, en bonne place dans le choeur

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     Au centre, l'objet principal du vitrail : un Christ crucifié entouré à gauche de la Vierge et de son bourreau (Longin : le centurion romain qui plongea sa lance dans le flanc du Crucifié) et à droite de Saint-Jean et de Stéphaton (le légionnaire qui, selon la tradition, présenta à Jésus une éponge imbibée de vinaigre).

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    Au-dessus des bras de la croix se tiennent les dix apôtres accompagnés de la Vierge. Ensemble, ils sont tournés vers l'Ascension - la partie supérieure du vitrail.

    Dans cette partie se trouve le Christ en gloire dans une mandorle. Il bénit d'une main tandis que l'autre tient un livre. La mandorle est entourée - de manière surprenante - par deux anges complètement étirés et courbés qui tiennent lieu de fleurs décoratives ou de branches de rameau.

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    La partie inférieure du vitrail contient un carré central orné de quatre lobes. Le lobe de gauche relate la condamnation de saint Pierre et de saint Paul. Le carré central illustre le martyre de saint Pierre (crucifié la tête en bas) tandis que le lobe droit montre le supplice de saint Paul (décapité).

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    Dans le choeur, deux statues polychromes ont retenu mon attention : l'une représente une Vierge à l'enfant et l'autre un Saint-Joseph accompagné de Jésus.

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    Peinture sur un mur de la nef : "La Sainte Famille"
    Cette peinture date de 1670-1675. Elle a été commandée à l'époque par le chapelain de la cathédrale. A la Révolution, elle a été recouverte d'un badigeon, mais dégagée en 1847.

     

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    Peinture sur un mur de la nef "Jésus à Gethsémani" (fin du XVIIe siècle)
    La cathédrale Saint-Pierre compte beaucoup de peintures de cette sorte. Elles ont toutes été recouvertes de peinture à la Révolution, mais on les redécouvre depuis le XIXe siècle.

     

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    Le Palais épiscopal jouxte la Cathédrale.

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    Pour la visite du Baptistère Saint-Jean (construit dans le courant du Vème siècle, il s'agit de l'un des plus anciens monuments de la chrétienté), il faudra que je revienne car il était fermé à cette heure.

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    Retour à la gare par le même chemin qu'à l'aller...

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    Quelle chance d'avoir bénéficié de ce beau soleil pour cette journée de déambulation...

    Même pas fatiguée !


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