• En cette fin d'après-midi de 1er janvier, après avoir dignement fêté la nouvelle année, nous sommes allés, en compagnie d'André et Evelyne, voir et écouter le célèbre "Opéra-Bouffe" de Jacques Offenbach (Livret de Meilhac et Halévy) dans un théâtre récemment créé dans le 12ème arrondissement : le Théâtre Marsoulan.


    Une salle de 180 fauteuils rouges très confortables ma foi et où les "grands" peuvent enfin profiter du spectacle sans lutter en permanence contre le fauteuil de la rangée de devant... Un vrai régal, n'est-ce pas Philippe ?

    La-vie-parisienne-affiche.jpeg

    Et cette Vie Parisienne est un véritable délice : Jeyran Ghiaee, une jeune pianiste diplomée du Conservatoire Supérieur de Musique de Téhéran puis de l'Ecole Normale de Musique de Paris accompagne avec beaucoup de brio une dizaine d'acteurs très professionnels. Du dynamisme, de la bonne humeur, de belles voix et de beaux costumes, des décors sobres mais astucieusement choisis font de ce spectacle un vrai cadeau de Jour de l'An.

    Anthony Michineau, le metteur en scène, a gardé l'esprit d'origine tout en modernisant le texte afin de le rendre plus accessible au public de tout âge du 21ème siècle.

    L'intrigue

    La vie parisienne : voilà ce que veut découvrir un Baron suédois qui débarque en compagnie de sa femme dans la capitale. C'est sans compter sur l'aide de deux jeunes amoureux transis : Bobinet et Gardefeu...

     Des quais de la gare jusqu'aux aux salons particuliers, elle est festive, dissolue et pleine de surprises, cette vie parisienne ! Un guide improvisé, un Grand Hôtel qui n'en n'est pas un, de faux dîners, des jalousies, des duperies, des soirées mondaines, le fracas étourdissant d'une troupe endiablée et joyeuse dans un Paris d'opérette... Cette farce pleine d'intrigues et de rebondissements nous entraîne dans un Paris vaudevillesque où l'on n'a qu'une seule envie...

    Faire la fête !

     

     C'est vraiment un excellent spectacle : il reste à l'affiche pendant tout le mois de janvier. Allez-y en confiance !


    votre commentaire
  • Ce dimanche, je suis allée écouter la flûte enchantée au Grand Auditorium de l'Ecole des Arts et Métiers. C'était un spectacle proposé par "Les Dimanches musicaux de Paris" qui, depuis la fin des années 80, proposent des concerts gratuits de musique classique dans des églises de la capitale. Aujourd'hui, à l'Auditorium des Arts et Métiers, la place n'était qu'à 12 euros : ça ne se refuse pas...

     Mozart a composé la flûte enchantée en 1791 : il n'avait que 35 ans et mourut la même année... Voici un bloc de timbres allemand émis en 1991 pour commémorer le bicentenaire de l'oeuvre du musicien. Il représente le fameux oiseleur Papageno.

     BLoc-Mozart-la-flute-enchantee.jpg

     L'argument de cette pièce en deux actes est complexe.

     Le prince Tamino, égaré en voyage dans un pays inconnu, est attaqué par un serpent. Il est sauvé par les trois dames d'honneur de la Reine de la nuit. Papageno, l'oiseleur, se vante auprès de lui d'avoir tué l'animal mais les trois dames le punissent de son mensonge en le réduisant au silence à l'aide d'un cadenas d'or. Les trois dames expliquent à Tamino que ce sont elles qui lui ont sauvé la vie et lui parlent de Pamina, la fille de la Reine de la nuit en lui montrant son portrait. Tamino tombe immédiatement amoureux de la jeune fille. Mais Pamina a été enlevée par Monostatos, le serviteur maure de Sarastro. Tamino et Papageno vont partir pour tenter de la délivrer. Ils sont aidés dans cette entreprise périlleuse par une flûte enchantée que Tamino reçoit des mains des trois dames tandis que Papageno se voit offrir, lui, un carillon magique.

     Tamino, Papageno et Pamina enfin réunis, se voient soumis à une série d'épreuves par Sarastro qui, avec la complicité des Dieux, a décidé de les marier. La première épreuve consiste en une quête de la vérité. Tandis que Tamino oppose un silence résolu aux trois dames d'honneur de la Reine de la nuit venues les questionner, Papageno, lui, ne peut s'empêcher de leur parler... Les prêtres de Sarastro félicitent Tamino et blament Papageno... Pendant ce temps, la Reine de la nuit ordonne à sa fille de tuer Sarastro à l'aide du poignard qu'elle lui fournit tandis que Tamino et Papageno sont toujours soumis à la loi du silence par les prêtres de Sarastro. Comme toujours, Papageno ne peut se maîtriser et engage la conversation avec une vieille femme qui disparait avant de lui avoir dit son nom... Pamina, ignorante de l'épreuve à laquelle sont soumis les deux amis, pense que son bien-aimé la délaisse et songe au suicide. Papageno, lui, chante son désespoir de ne pas trouver l'âme soeur : il s'accompagne de son carillon et... la vieille femme réapparaît le menaçant des pires tourments s'il ne consent pas à l'épouser. Il lui jure alors fidélité et elle se découvre être une belle jeune et femme, Papagena.

    A la fin de l'acte II, Pamina et Tamino seront réunis ainsi que Papageno et Papagena.

    L'Orchestre Symphonique et Lyrique de Paris et les choeurs de l'Opéra du Lys étaient dirigé par Carlos Dourthé, violoncelliste d'origine chilienne ayant complété sa formation musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Assistant de Kurt Mazur, il a travaillé avec de nombreux artistes tels que Jean-Pierre Rampal ou encore le Quatuor Amadeus.

     Distribution

     Samy CAMPS : Tamino

     Shigeko HATA, Pamina

    Odile HEIMBURGER : la Reine de la nuit

    Guillaume OLRY : Sarastro

     Juliette PERRET : Papagena

    Marc SCOFFONI : Papageno

    Johan VIAU : Monostatos

     J'ai adoré Marc Scoffoni dans le rôle de Papageno : ce jeune et beau baryton vivait pleinement son rôle même s'il s'agissait d'une version de concert : un côté espiègle qui n'a pas échappé au public qui l'a beaucoup applaudi.

     Le voici en compagnie de sa Papagena

     Papageno et Papagena

     L'air de Papageno


    Beaucoup de finesse aussi dans l'expression du chant chez Shigeko Hata.

    Une Pamina bien jolie, de surcroît.

    Pamina

     L'ensemble de la distribution était de grande qualité.

     On pouvait lire le résumé des scènes sur l'écran situé derrière les chanteurs : pratique pour s'y retrouver dans cette histoire à rebondissements ! Ici, les trois dames d'honneur de la Reine de la nuit remettent la flûte enchantée à Tamino et le carillon magique à Papageno.

    Papageno Tamino et les 3 dames

    C'est déjà fini...

    Final

     A droite, Carlot Dourthé, le Chef d'Orchestre, applaudit les chanteurs et les musiciens.

     Applaudissements

     Moi je dis : bravo les Dimanches Musicaux !


    votre commentaire
  •  Nous sommes allés ce vendredi à l'Opéra Bastille voir et écouter l'opéra-bouffe "L'amour des trois oranges" de Serge Prokofiev et ce fut un enchantement. Je n'y étais pas allée depuis fort longtemps et c'est toujours un moment fort. La mise en scène est rodée depuis 2005 : elle est de Gilbert Deflo et la musique est assurée par l'orchestre et les choeurs de l'Opéra de Paris.

    L'oeuvre comprend un prologue et 4 actes.

          Prologue

           Devant le théâtre, différents groupes de spectateurs, les Tragiques, les Lyriques, les Comiques et les Têtes vides défendent leurs points de vue. Le groupe des Ridicules impose son choix : la pièce peut commencer.

    ACTE I 

     

    Au Palais, le roi s’inquiète pour la santé de son fils et demande l’aide de son bouffon, Trouffaldino. Son premier  ministre, Léandre, et sa nièce,Clarisse, conspirent contre la vie du Prince et l’esclave Sméraldine se joint à leur projet en appellant à son secours la magicienne Fata Morgana.

     

    Le monde magique : combat entre Fata Morgana et le magicien Tchélio.


    ACTE II

    Dans sa chambre, Trouffaldino cherche à faire rire le Prince. Il l’emmène de force à la fête mais le Prince ne rit toujours pas...

     

    11 - Le prince malade

     

    Une querelle éclate entre Fata Morgana et Truffaldino ce qui déclanche le rire du Prince. Mais Fata Morgana lance un maléfice au Prince qui doit partir à la recherche de trois oranges.


    ACTE III

     

    Dans le désert, Tchélio supplie Farfarello, l’esprit du vent, de déposer à terre le Prince et Trouffaldino. Tchélio les met en garde contre la terrible cuisinière Créonte qui veille sur les trois oranges.

     

    11 - La cuisinière

     

    La scène se passe chez Créonte : Trouffaldino séduit la cuisinière pendant que le Prince dérobe les trois oranges.

     

    Dans le désert, Trouffaldino ouvre deux oranges et s’enfuit.

     

    11 - Les deux princessses

     

    Le Prince découvre Ninette dans la troisième mais Fata Morgana lui substitue Sméraldine, l'esclave et transforme Ninette en rat. Le roi oblige le Prince à prendre Sméraldine pour épouse.


    ACTE IV

     

    Le monde magique : Tchélio et Fata Morgana s’injurient.

     

    Au palais, Tchélio fait réapparaître la Princesse Ninette. Sméraldine, Clarisse et Léandre sont démasqués. Le Roi les condamne à mort mais Fata Morgana les sauve. Noces de Ninette et du Prince.

     

    11 -Le prince et la princesse Ninette

     

    La marche de l'opéra est le morceau le plus connu de l'oeuvre.

     

    Une petite vidéo pour vous donner envie... Je précise que le spectacle est surtitré même s'il est en français, ce qui permet de bien profiter du texte succulemment drôle. Le seul hic : les balcons qui, quand on est placé dans les derniers rangs, empêchent de les voir mais l'opéra en avise les spectateurs avant qu'ils ne prennent leurs billets...

     

    Heureusement, on a pu migrer quelques rangs en avant, certains rangs (très rares) étant restés vides au début du spectacle.

     


    L'AMOUR DES TROIS ORANGES par operadeparis

     

     

    Des costumes pleins de fraîcheur, une mise en scène joyeuse, et une très bonne distribution font de ce spectacle...

          une réussite !


    votre commentaire
  •  Le 26 juin, notre chorale a donné son concert de fin d'année. Philippe était gentiment venu pour nous filmer ainsi qu'Arlette et mon amie Claire, spécialiste en la matière puisqu'elle chante également dans une chorale à Malakoff. Tout ce monde pour nous soutenir, c'était sympa !

    Le concert avait lieu à l'Ecole nationale supérieure des Télécoms située, tenez-vous bien, au 46 rue Barrault ! On ne peut pas trouver plus près de chez nous, je crois... L'école s'appelle maintenant Télécom Paristech mais elle existe depuis très longtemps. Elle voit le jour en 1878 sous le nom d'Ecole supérieure du télégraphe et est ouverte aux élèves de l'Ecole Polytechnique ainsi qu'au personnel télégraphiste par concours interne. Les distinctions d'origine disparaissent ainsi : un vrai progrès social. Dix ans plus tard, l'école prend le nom d'Ecole professionnelle des Postes et Télégraphes en associant des élèves-ingénieurs à des élèves-administrateurs. En 1936, elle quitte les locaux du ministère de la rue de Grenelle et vient s'installer au 46, rue Barrault. En 1938 pour son cinquantenaire, le Président de la République, Albert Lebrun, la récompense pour ses faits de Résistance. Elle dispense actuellement un enseignement qui la situe au coeur de la Société de l'information. Elle accueille plus de 1500 étudiant toutes formations confondues et quelques 200 enseignants-chercheurs.

     Après la répétition générale, c'est le concert dans l'amphi Thévenin de l'école.

     Gabriel Vallejo est au piano et Anne Barbé à la direction de choeur

     2012---Anne-et-Gabriel.jpg

     Voici le pupitre des alti dans lequel je chante. Je commence à bien connaître mes collègues que je retrouve avec grand plaisir chaque mardi soir pour les répétitions. Comme vous pouvez le constater, elles ont toutes plus ou moins la cinquantaine et ma foi je ne me sens ainsi pas du tout dépaysée !

     2012---Alti.jpg

    Cette année, le répertoire est très tourné vers les langues étrangères avec des chansons en provenance d'Argentine (Canten, Señores cantores et Tonada de La Quiaca), d'Allemagne (Erlaube Mir de Brahms), d'Amérique (un gospel : Now let'us sing dans un arrangement de Pierre Calmelet), un Shalom anonyme en yiddish, un Dona Nobis en latin  et... une berceuse en langue corse !

     Dona Nobis Pacem (anonyme)

    Erlaube Mir (Johannes Brahms)

     Laurence Groult qui se charge cette année de la technique vocale des choristes, chante ce soir en tant que soprano soliste. Gabriel Vallejo, notre pianiste atitré l'accompagne. Ils interprètent tous les deux ici avec beaucoup de talent "Wolfgang et moi" de Marie-Paule Belle.

     Quelle chance : l'an prochain tous les deux seront de nouveau parmi nous pour nous épauler dans ce difficile travail qui nous guette (je fais confiance à Anne pour nous trouver un programme gratiné !)

     Ninnina, la mia diletta (berceuse corse)

    Shalom (anonyme) 

     Parmi les chansons françaises à notre répertoire cette année, une chanson des rues "La part à Dieu", Quand les hommes vivront d'amour de Raymond Lévêque, l'Orange de Gilbert Bécaud et Potemkine de Jean Ferrat que voici.

     Pour clore cette sympathique soirée, Anne a invité le public à entonner avec nous la dernière chanson, d'origine brésilienne, intitulée "Pega no ganzê". Il s'agit d'onomatopées sur le mot "ganza", la ganza étant une sorte de maracas. Le mot "ganzê" n'existe pas : il est là juste pour la rime.

    Puis, nous nous sommes tous retrouvés autour d'un buffet.

     Un bon moment de convivialité avant que chacun ne se sépare pour l'été.

     Notre chorale en concert à Télécom Paristech


    votre commentaire
  •  Déjà 31 ans que je suis fidèle à la fête de la musique et, même si je ne me déplace plus dans Paris comme au temps de ma jeunesse (nostalgie, nostalgie...), je trouve toujours à proximité quelquechose d'intéressant. Après avoir pris la température sur la Butte, j'ai confirmation que ce n'est pas là que je passerai ma soirée... Il y règne une odeur de merguez  et les groupes qui s'y produisent ne sont pas vraiment de mon goût (ni de mon âge !)

     Comme dirait notre ami Shakespeare : beaucoup de bruit pour rien ! Enfin, tous les goûts sont dans la nature et puis, l'essentiel : c'est que tout le monde participe.

     Merguez.JPG

     Barbecue sur la butte

     Rougeoiement du barbecue

     Les verres de bière ont mis le nez dehors...

     Verre de bière

     et les vendeurs de ballons font recette car les enfants sont venus nombreux.

     La-Butte.JPG

    Je me dirige donc vers le Centre Mandapa (voisin) où j'ai repéré un concert de cordes. Je ne suis encore jamais allée dans ce Centre qui propose très régulièrement des spectacles de danse et de musique du monde. Voici l'occasion toute trouvée d'en faire connaissance ! Ce soir, François Bonnet y joue du théorbe. Un nom un peu étrange, n'est-ce pas ? En fait, il s'agit d'un immense luth : l'instrument, créé au XVIème siècle, est originaire d'Italie et possède deux manches, donc deux jeux de cordes. Le petit jeu de 6 cordes doubles est le registre habituel du luth tandis que le grand jeu de 8 cordes jouées à vide permet de soutenir l'harmonie grâce à une vibration prolongée.
     
    François Bonnet au théorbe
     
    François Bonnet au théorbe
     
    Michel Randria est venu prêter main forte avec sa guitare à François Bonnet.
     
    Michel Randria à la guitare 2
    Le duo des musiciens est fort réussi, le théorbe servant d'accompagnement à la guitare.

     Berceuse de François Couperin

     

     
    Les deux guitares de François Bonnet ont une bien jolie rosace...
     
     Guitares

     Bref : un bon moment de musique

     Il n'est que 22 heures : j'ai donc largment le temps d'aller traîner du côté de l'église Saint-Anne où il y a toujours des concerts. En effet, dans la crypte Ararat, est programmée la prestation d'un groupe vocal appelé "Le Groupe Lyrique". Au programme, des extraits d'opérettes et l'opéra-bouffe "L'étoile" d'Emmanuel Chabrier.
    Pour info, le terme d'opéra-bouffe est une forme comique de l'opéra et vient du fait qu'à l'origine ces opéras ont été créés au théâtre des Bouffes Parisiens par Offenbach qui en était le propriétaire, l'opérette ayant un livret généralement plus sentimental.
     
    L'histoire

    A chacun de ses anniversaires, le roi Ouf 1er a pour tradition d'offrir à son peuple le réjouissant spectacle de l'empalement d'un sujet rebelle. Il se promène incognito dans la ville mais ne trouve bien sûr personne qui ose le critiquer. Il trouve enfin une victime, un colporteur nommé Lazuli qui par déception amoureuse finira par donner une gifle au roi. On prépare l'exécution, mais on doit l'annuler car l'astrologue de la cour révèle que Ouf et Lazuli sont liés par la même étoile et que si l'un des deux meurt, l'autre le suivra juste après. Lazuli finit par s'enfuir, on le croit mort mais après de multiples rebondissements, il finit par réapparaître et pourra épouser la jolie princesse Laoula.


    Je ne connaissais jusqu'à ce jour d'Emmanuel Chabrier que le célèbre España et je suis vraiment ravie de découvrir ce soir un autre volet de son talent.
     
     
    A l'année prochaine pour d'autres découvertes ! 

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique