• C'est presque le temps des vacances... Pourtant, dans l'amphi Thévenin à Télécom Paristech, un public nombreux et attentif est venu écouter cet ultime concert de notre chorale. Le programme : identique à celui du Théâtre de La Cachette : on commence à le posséder grâce à Anne...

     Cette fois-ci, j'ai un bel enregistrement de "Summertime" par Laurence Groult.

    Et la chorale me direz-vous ? Et bien la voici dans "Le temps de l'amour", un morceau complexe qu'Anne Barbé, notre chef de choeur, a magnifiquement dirigé.

    En prime, une photo d'Anne et de ses acolytes, Laurence et Gabriel !

    Le der des ders... à Télécom Paristech

     Rendez-vous l'année prochaine pour une nouvells année en chansons !


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  •  Ce soir, je suis allée écouter un "Moment musical" au Studio Raspail au 216 du boulevard du même nom. Marie Françoise Bourdot y donnait une conférence sur cet auteur de très nombreux opéras-bouffes (une bonne centaine) qu'est Jacques Offenbach. Bon, les sièges sont bien un peu défoncés mais avouez que pour 2 euros il serait ingrat de faire la difficile... ! Apparemment ce genre de soirée a lieu tous les mois et les habitués étaient au rendez-vous.

     Caricature d'Offenbach par Hippolyte Mailly

    Jacques-Offenbach-caricature-de-H-Maillet.jpg

    La conférencière nous a d'abord présenté la biographie d'Offenbach à partir d'un livre d'Alain Decaux dont on dit qu'il est parfaitement documenté mais néanmoins fort agréable à lire en raison du style particulièrement fluide de l'auteur et d'une narration illustrée par de nombreuses anecdotes.

     Offenbach, roi du Second Empire par Alain Decaux

    Né à Cologne en 1819, Offenbach, surnommé "Le Roi du second Empire" par l'auteur apprend très jeune le violoncelle dont il deviendra rapidement un véritable virtuose. A 13 ans, son père l'inscrit au Conservatoire de Paris qui était à cette époque la capitale de la musique. Il y est accepté alors que le règlement interdisait de recevoir les étrangers. Pour vivre, il deviendra musicien à l'Opéra Comique, puis un peu partout. Mais seule l'écriture musicale l'intéresse. Il parvient à faire jouer sa première pièce alors qu'il n'a pas 20 ans. Mais il lui faudra attendre le Second Empire pour vraiment connaitre le succès. Sa rencontre avec Meilhac et Halévy, qui vont composer la plupart des textes, puis avec Hortense Schneider, qui sera l'interprète de ses plus grandes œuvres (" La Grande Duchesse de Gérolstein, la Belle Hélène, etc....") lui assureront enfin un triomphe mérité. Travailleur infatigable toujours à court d’argent, mais dépensant sans compter, il produira plus de 110 œuvres et mourra en 1880 complètement épuisé.

     Puis, nous écoutons la musique de l'auteur à travers une quarantaine d'extraits d'opéras-bouffes faisant l'éloge de la nourriture : Offenbach a en effet énormément écrit sur le sujet. Il a même écrit des notes de son voyage en Amérique en 1876, frappé qu'il était par la différence entre la gastronomie française qu'il appréciait fort et les habitudes culinaires des américains.

     On trouve ainsi "La soupe aux choux" dans Les Bergers (1865), "Le pâté" dans Geneviève de Brabant (1859), "Le pot au feu" dans Robinson Crusoé (1867), "La poularde à la Créole" dans La Créole (1875), "Les crêpes" dans Le voya&ge de MM Dunanan père et fils (1862), ou encore "L'échaudé" dans Madame Fayart (1878) etc etc...

     Tous ces extraits m'ont fait découvrir une multitude d'opéras-bouffes que je ne connaissais pas : j'en étais restée à "La fille du Tambour major" et à "La vie parisienne"...

    Offenbach ne se prend pas au sérieux. Il va jusqu'à composer une chanson sur... le jambon de Bayonne (dans Trom-al-cazar - 1856) ! Voici la chanson par le groupe "Chanson Plus Bifluorée" : vous verrez que cela n'engendre pas la mélancolie.

     Très drôle aussi la chanson sur le rosbif (extraite de Mme l'Archiduc - 1874) qui se moque de la langue de Shakespeake parlée par les français mais je n'arrive pas à en retrouver les paroles...

     Pour terminer cette conférence, Marie Françoise Bourdot avait choisi de nous faire visionner le final de "La vie parisienne" : un vrai régal dans la mise en scène du Palais Royal sous la direction d'André Girard (1967). Suzy Delair, Simonne Valère et Jean Dessailly naturellement..., Jean Parédès, Pierre Bertin, Jean-Louis Barrault : que des grands avec des valses, des menuets, des polkas et bien sûr le fameux Cancan !

     La prochaine édition de ces "Moments musicaux" se tiendra le Jeudi 2 mai. René Andréani nous présentera Charles Gounod et sa Symphonie N°1 et... j'y serai naturellement !

     


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    Ce soir, je suis allée écouter un "Moment musical" au Studio Raspail au 216 du boulevard du même nom. Marie Françoise Bourdot y donnait une conférence sur cet auteur de très nombreux opéras-bouffes (une bonne centaine) qu'est Jacques Offenbach. Bon, les sièges sont bien un peu défoncés mais avouez que pour 2 euros il serait ingrat de faire la difficile... ! Apparemment ce genre de soirée a lieu tous les mois et les habitués étaient au rendez-vous.

     Caricature d'Offenbach par Hippolyte Mailly

    Jacques-Offenbach-caricature-de-H-Maillet.jpg

    La conférencière nous a d'abord présenté la biographie d'Offenbach à partir d'un livre d'Alain Decaux dont on dit qu'il est parfaitement documenté mais néanmoins fort agréable à lire en raison du style particulièrement fluide de l'auteur et d'une narration illustrée par de nombreuses anecdotes.

     Offenbach, roi du Second Empire par Alain Decaux

    Né à Cologne en 1819, Offenbach, surnommé "Le Roi du second Empire" par l'auteur apprend très jeune le violoncelle dont il deviendra rapidement un véritable virtuose. A 13 ans, son père l'inscrit au Conservatoire de Paris qui était à cette époque la capitale de la musique. Il y est accepté alors que le règlement interdisait de recevoir les étrangers. Pour vivre, il deviendra musicien à l'Opéra Comique, puis un peu partout. Mais seule l'écriture musicale l'intéresse. Il parvient à faire jouer sa première pièce alors qu'il n'a pas 20 ans. Mais il lui faudra attendre le Second Empire pour vraiment connaitre le succès. Sa rencontre avec Meilhac et Halévy, qui vont composer la plupart des textes, puis avec Hortense Schneider, qui sera l'interprète de ses plus grandes œuvres (" La Grande Duchesse de Gérolstein, la Belle Hélène, etc....") lui assureront enfin un triomphe mérité. Travailleur infatigable toujours à court d’argent, mais dépensant sans compter, il produira plus de 110 œuvres et mourra en 1880 complètement épuisé.

     Puis, nous écoutons la musique de l'auteur à travers une quarantaine d'extraits d'opéras-bouffes faisant l'éloge de la nourriture : Offenbach a en effet énormément écrit sur le sujet. Il a même écrit des notes de son voyage en Amérique en 1876, frappé qu'il était par la différence entre la gastronomie française qu'il appréciait fort et les habitudes culinaires des américains.

     On trouve ainsi "La soupe aux choux" dans Les Bergers (1865), "Le pâté" dans Geneviève de Brabant (1859), "Le pot au feu" dans Robinson Crusoé (1867), "La poularde à la Créole" dans La Créole (1875), "Les crêpes" dans Le voya&ge de MM Dunanan père et fils (1862), ou encore "L'échaudé" dans Madame Fayart (1878) etc etc...

     Tous ces extraits m'ont fait découvrir une multitude d'opéras-bouffes que je ne connaissais pas : j'en étais restée à "La fille du Tambour major" et à "La vie parisienne"...

    Offenbach ne se prend pas au sérieux. Il va jusqu'à composer une chanson sur... le jambon de Bayonne (dans Trom-al-cazar - 1856) ! Voici la chanson par le groupe "Chanson Plus Bifluorée" : vous verrez que cela n'engendre pas la mélancolie.

     Très drôle aussi la chanson sur le rosbif (extraite de Mme l'Archiduc - 1874) qui se moque de la langue de Shakespeake parlée par les français mais je n'arrive pas à en retrouver les paroles...

     Pour terminer cette conférence, Marie Françoise Bourdot avait choisi de nous faire visionner le final de "La vie parisienne" : un vrai régal dans la mise en scène du Palais Royal sous la direction d'André Girard (1967). Suzy Delair, Simonne Valère et Jean Dessailly naturellement..., Jean Parédès, Pierre Bertin, Jean-Louis Barrault : que des grands avec des valses, des menuets, des polkas et bien sûr le fameux Cancan !

     La prochaine édition de ces "Moments musicaux" se tiendra le Jeudi 2 mai. René Andréani nous présentera Charles Gounod et sa Symphonie N°1 et... j'y serai naturellement !

     


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  • Hier soir mon amie Claire m'avait conviée à assister en sa compagnie à un concert à la maison de l'Unesco dans le 7ème. A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Eau, le chef d'orchestre et compositeur chinois Tan Dun devait en effet y être nommé "Ambassadeur de bonne volonté" de l'Unesco par Madame Irina Bokova, Directrice générale de l'Unesco. Cette distinction récompense la renommée mondiale de ce chef chinois mais également son engagement de longue date pour promouvoir la préservation et l'utilisation durable de l'eau : l'eau, si essentielle à l'humanité et dont l'Unesco se fait volontiers l'avocat.

     Tan Dun est né à Changsha, capitale de la province du Hunan en 1957. Il a remporté l'Oscar de la meilleure musique de film pour la bande son de "Tigre et dragon" et ce soir, il dirige l'Orchestre symphonique des Pays-Bas dans un concert intitulé "Music for Water" justement.

    Tan-Dun.jpg

    Les percussions à eau, vous connaissez ? Moi, je les ai découvertes lors de ce concert.

    Etonnant ce qu'on peut faire avec une bassine remplie d'eau !

    Bon, le mot bassine ne convient peut-être pas tout à fait... Il s'agit plutôt de récipients en verre (ou en plastique je ne sais pas) transparent (permettant d'ailleurs aux cameramen chargés d'enregistrer le concert de nous donner à voir de belles images sur l'écran géant qui a été dressé derrière les musiciens de l'orchestre).

     21 - Beibei Wang à la percussion à eau

     Beibei Wang est jeune, jolie et... douée ! Elle est l'une des percussionistes montantes de sa génération sur la scène chinoise. C'est elle qui a la vedette dans ce concert.

    Beibei-Wang.jpg

    Voici un extrait du premier morceau que nous avons entendu, une composition de Tan Dun. Son titre : Water rock 'n' Roll
     
     

      La deuxième composition de Tan Dun que nous avons entendue s'intitule "Music for Guqin and River Stones". Tandis que sur l'écran géant étaient projetées des images venant du monde de l'eau, deux solistes étaient mises à l'honneur : Eldbjorg Hemsing, violon solo à l'Orchestre symphonique des Pays-Bas et Xiaoxia Zhao qui joue et enseigne le Guqin, cet instrument traditionnel chinois à cordes pincées de la famille des cythares. Cette dernière a joué lors des JO de Pékin et de l'exposition universelle de Shangaï...
     

     
    Avant l'entracte, nous avons aussi entendu un morceau de Tan Dun intitulé "Music for Erhu and Tiger Drumming". L'Erhu est un instrument traditionnel chinois (on le joue surtout dans les opéras) possédant une minuscule caisse de résonnance et deux cordes. Celles-ci sont frottées avec un archet. Tan Wei est une jeune chinoise virtuose de l'Erhu : elle a gagné les plus prestigieux prix d'interprétation en Chine.

    21 - Tan Wei au violon erhu

    Après un court entracte, Tan Dun a donné son "Water Concerto" : un concerto en trois mouvements mettant à l'honneur à nouveau les percussions à eau. Bon, un peu long à mon goût tout de même : la musique contemporaine, même si elle est surtout destinée à être "entendue de visu" est parfois un peu ingrate...
     
     
     
    Puis, à la fin de ce concert, Mme Irina Bokova, Directrice générale de l'Unesco a prononcé un discours vantant tant les qualités musicales du chef chinois que son implication dans la protection de l'eau sur terre et elle lui a remis le diplôme d'Ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco.
    21 - Tan Dun et la Directrice Générale de l'Unesco Irina
     
    Merci Claire d'avoir pensé à moi pour t'accompagner. Au fait, nous n'étions pas deux à assister à ce concert mais bien 2 et demi : Claire attend un heureux événement pour... Cocorico : le 14 juillet prochain ! Il parait que le bébé a réagi à la musique : on en fera une choriste pour la chorale de sa Maman.

    21 - Claire
     
    Une agréable soirée

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  •  Paris possède plusieurs quartiers asiatiques ou " quartiers chinois ". Le plus grand et également le plus ancien est situé dans le 13e arrondissement de Paris. Y vivent principalement des populations d'origines chinoise, vietnamienne, cambodgienne et laotienne. On compte également des Chinois venus de Polynésie française et de Guyane française mais également diverses ethnies vietnamiennes, sino-vietnamiennes, sino-indonésiennes provenant de Nouvelle-Calédonie.

     Le quartier chinois du 13e arrondissement occupe surtout le triangle formé par l'avenue de Choisy, l'avenue d'Ivry et le boulevard Masséna, ainsi que les rues environnantes et la vaste dalle des Olympiades. La majorité de ces populations habite les tours de la porte de Choisy et de la porte d'Ivry. Dans ce périmètre, la présence asiatique est particulièrement visible à cause du quasi-monopole des Chinois sur les commerces : médias, agences de voyages, banques, restaurants, boutiques de bibelots, instituts de beauté, coiffeurs et magasins d'alimentation (dont les deux grands supermarchés : Tang Frères, propriété d'un Chinois laotien, et Paristore) ont envahi les rues.

     Les deux autres quartiers asiatiques de Paris sont situés à Belleville, et dans le 3ème arrondissement.

     Le Nouvel An chinois, ou fête du Printemps, est la fête la plus importante pour les chinois de Chine et ceux du monde entier. Cette tradition remonte à l'antiquité et son origine est liée aux cycles de la production agricole. Il s'agit du premier jour du premier mois du calendrier lunaire. Cette fête du Printemps se déroule sur 15 jours et s'achève par la traditonnelle Fête des lanternes.

    La Mairie du 13ème qui compte 20.000 asiatiques sur une population totale de 170.000 habitants, met chaque année la Chine à l'honneur à cette occasion en organisant un festival. Celui-ci dure un mois et consiste en diverses manifestations culturelles : concerts, projection de films, conférences, expositions de peinture. Le clou du festival est bien sûr le Grand défilé du Nouvel An chinois (cette année 2013, ce sera l'année du Serpent d'eau) qui aura lieu le 17 février prochain.

    Pour inaugurer ce festival, la Mairie du 13ème a fait appel cette année à l'Ensemble de musique de chambre traditionnelle du Conservatoire de musique de Shangaï. Ce concert gratuit se tenait dans la Salle des Fêtes de la Mairie. Des chaises y avaient été installées et j'en ai compté... un paquet : la salle était pleine à craquer ! Il m'a d'ailleurs fallu arriver un peu tôt pour pouvoir obtenir une bonne place mais ma patience a été récompensée : le concert était de très grande qualité malgré la jeunesse de ses interprètes. Pas moins de 13 morceaux au programme de ce concert regroupant des instruments à percussion et des instruments typiquement chinois comme le luth Liuquin, la cithare Zheng, le luth Pipa, la flûte Di ou le tympanon Yangqin...

    La salle des fêtes de la Mairie avait été décorée aux couleurs de la Chine.

     0---Lustres-et-lanternes-2.jpg

    La scène est prête à accueillir les musiciens.

    Salle-bis.jpg

    Zoom sur la fresque du fond

    0---Fresque-de-la-salle.jpg

    Le concert commence très fort avec l'Ensemble de percussions qui joue "Dragons déployés, tigres bondissants" de Li Minxiong. Cette pièce, créee en 1980, produit une atmosphère vigoureuse de réjouissances festives.

     Vient ensuite un morceau intitulé "Nuit silencieuse" à la cithare Guzheng et aux percussions. Le Guzheng est un instrument de musique traditionnel chinois à 21 cordes pincées. Il fait partie de la famille des cithares sur table, dont les plus anciennes traces datent du 3eme siècle avant notre ère. Selon l’art de vivre chinois, la pratique du Guzheng améliore le souffle et l’énergie du corps.

    Dans ce morceau, la percussioniste (dont je ne connais pas le nom) est extraordinaire.

     Fu Tianyabo pratique depuis l'enfance la cithare Guzheng.

     4---Cithare-et-percussion--Futian-Yabo-a-la-cithare.jpg

    Quatre percussionistes interprètent ensuite un morceau intitulé "Faisan de brocart sort de la montagne" adapté par Tian Longxin. Le titre est bien curieux et la taille des instruments bien petite... Les petits chiffons rouges, c'est pour se protéger les mains, je suppose.

      

    Quintet "A Lili" : Cithare Guzheng, luth Pipa, violon Erhu, luth Liuqin et flûte Dizi


    Wu Yanjie a 22 ans : elle étudie le luth Pipa depuis l'age de 4 ans.  

    7---Quintet-d-instruments-a-cordes--Soiree-joyeuse--Zhang.jpg

    Grande flûte Dizi et cithare Guzheng : "Songe automnal à la coiffeuse", pièce ancienne La flûte Dizi, c'est la flûte traversière chinoise.

    9---Grande-flute-Di-et-cithare-Guzheng--Songe-automnal-a-.jpg

    Violon Erhu et percussions : "Les choucas s'amusent dans l'eau"


    Le violon Erhu est très curieux : sa caisse de résonnance est extrêmement petite...

    Violon-Erhu.JPG

    Ying Yiting est élève en quatrième année au Conservatoire de musique de Shangaï. Elle a commencé l'apprentissage du violon Erhu à l'âge de cinq ans.  

    10---Violon-Erhu-et-percussions--Les-choucas-s-amusent-dans.JPG

    Une découverte bien intéressante de la musique traditionnelle chinoise

    11---Les-musiciens.jpg


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