• Article d'Emmanuelle GIULIANI, du journal La Croix

    Ce 1er mai 2016, les droits patrimoniaux qui protégeaient la célèbre œuvre du compositeur français arrivent à leur terme. Un événement d’importance lorsque l’on sait que le Boléro figure parmi les pièces les plus exécutées au monde.

    Petite histoire du Boléro

    « En 1928, sur la demande de Mme Rubinstein, j’ai composé un Boléro pour orchestre. C’est une danse d’un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l’harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le crescendo orchestral », se souvenait Maurice Ravel dans son Esquisse autobiographique.

    Musique de ballet, le Boléro fut créé à l’Opéra Garnier par sa dédicataire, Ida Rubinstein, le 22 novembre 1928, sous la direction musicale de Walter Straram. La partition publiée chez Durand l’année suivante, fut donnée pour la première fois en version de concert le 11 janvier 1930, aux Concerts Lamoureux. Son pouvoir hypnotique et la richesse toute ravélienne de son orchestration n’ont cessé, depuis lors, de conférer à cet ouvrage un succès universel, au grand dam de son auteur qui le trouvait « vide de musique ». Joué, enregistré, adapté, leBoléro est l’un des tubes incontestés du répertoire classique.

    Le Boléro dirigé par Gustavo Dudamel

    Du patrimoine privé au domaine public

    Maurice Ravel meurt le 28 décembre 1937 laissant l’ensemble de ses biens matériels et immatériels à son frère Édouard. Quand celui-ci décède en 1960, il fait de Jeanne Taverne – ancienne masseuse de son épouse – sa légataire, elle qui, avec son époux Alexandre, a su se rendre indispensable auprès de lui, fort amoindri après un grave accident de voiture. Dans cet héritage figurent les droits patrimoniaux du Boléro qui vont suivre l’enchaînement, pour le moins complexe, de la succession des Taverne.

    Légalement, ces droits patrimoniaux profitent et à l’auteur (puis ses ayants droit) et à l’éditeur : dans le cas du Boléro aux éditions Durand, devenue une branche du groupe Universal. S’il est difficile d’évaluer le montant de ces divers droits, la totalité des royalties versées depuis 1960 au titre du Boléro s’élèverait à 50 millions d’euros.

    Ces droits, attachés à toute exécution, publication, reproduction, adaptation, d’une œuvre durent 70 ans, à compter du 1er janvier suivant la mort de son auteur ; on y ajoute ce que l’on nomme des « prorogations de guerre » (on considère, en effet, que durant ces conflits, l’exploitation d’une œuvre se trouve bloquée), calculées, elles, en fonction de la date de sa première publication. Dans le cas du Boléro qui fut édité après la Première Guerre mondiale, seule est prise en compte la durée correspondant à la Seconde Guerre, à savoir 8 ans et 120 jours. Ainsi, courant depuis le 1er janvier 1938, les droits patrimoniaux de l’œuvre s’éteignent ce 1er mai 2016.

    Le Boléro selon Frank Zappa

    Le manuscrit autographe du Boléro

    En avril 1992, le manuscrit autographe de la version pour orchestre du Boléro a été acquis par la Bibliothèque nationale de France (BNF), lors de la vente publique, à Paris, de la collection d’archives, manuscrits et documents, réunie par Lucien Garban. Lui-même musicien, élève de Gabriel Fauré au Conservatoire de Paris, il avait été directeur musical des éditions Durand jusqu’en 1959.

    31 pages écrites au crayon et présentant des ratures et repentirs visibles constituent ce trésor, conservé dans le département de la Musique de la BNF qui, avec une collection privée et l’Université d’Austin au Texas, est ainsi l’un des trois principaux lieux de conservation de manuscrits autographes de Maurice Ravel. En effet le département de la Musique de la BNF a, d’une part, bénéficié du dépôt par les Musées nationaux de pièces léguées par Édouard Ravel et, d’autre part, été récipiendaire des manuscrits provenant des éditions Durand.

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    À noter que le 17 mai 2016, lors d’une conférence publique à 18 h 15, dans l’auditorium Colbert de la BNF (2 rue Vivienne, Paris IIe), le manuscrit duBoléro sera présenté et analysé par Marie-Gabrielle Soret, conservateur au département de la Musique, et Aurélien Azan Zielinski, chef d’orchestre.

    À voir aussi sur Pluzz, le site de France Télévisions, le documentaire de Fabien Caux-Lahalle, Qui a volé le Boléro de Ravel ?

    Quant à France Musique, elle consacre une journée spéciale au Boléro le mardi 3 mai 2016


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  • Je suis allée cette semaine à la Philharmonie de Paris : c'est déjà la troisième fois que j'y vais depuis son ouverture en janvier 2015. La première fois, c'était grâce à des places gratuites offertes par la Mairie aux parisien(nes) de plus de 65 ans pour promouvoir la nouvelle salle de concert de la Capitale (j'y étais allée avec Philippe), la seconde fois, j'avais bénéficié d'un billet par l'intermédiaire de mes cousins Peauger (pour aller applaudir Roberto Alagna) et cette fois-ci..., où j'ai dû payer mon entrée !

    J'avais choisi des places à 30 euros (donc d'un prix abordable) et nous donnant cette vue : face à l'orchestre donc mais dos au chef d'orchestre (comme dans la plupart des salles de spectacle).

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    C'est Yannick Nézet-Séguin, un jeune chef de 40 ans d'origine canadienne qui dirigeait le concert.

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    Vous vous demandez comment j'ai pu prendre ces photos de face... ?

    Et bien j'ai appris sur place qu'il était possible de revoir le concert sur le site de la Philharmonie (pendant les 6 mois suivant le concert). C'est de là que sont tirées ces belles images...

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    Au programme, deux concertos de Félix Mendelssohn : la symphonie N°3 en la mineur dite "Ecossaise" et la symphonie N°2 en si bémol majeur dite "Chant de louange" (avec chœurs donc).

    Dans la deuxième symphonie intervenait un orgue se trouvant sur la droite de la scène tandis que les tuyaux d'orgue étaient plaqués sur le mur du fond, en haut (j'ai appris depuis qu'ils sont pour la plupart factices). Quand l'organiste jouait, des volets s'ouvraient pour laisser entrevoir les autres tuyaux de l'instrument éclairés de la couleur des costumes des choristes.

    L’œil et l'oreille étaient ainsi stimulés...

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    Il s'agit d'un orgue très moderne, de la maison Rieger (un célèbre facteur autrichien).

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    Deux sopranos et un ténor prêtaient leur concours au chœur (Rias-Kammerchor) et à l'orchestre (Chamber Orchestra of Europe) dans la symphonie N°2.

    Karina Gauvin est une soprano canadienne.

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    Quant à Regula Mühlemann, elle est suisse.

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    et Daniel Behle ? Il est allemand : le monde de la musique est souvent multiculturel.

    Mendelssohn à la Philarmonie 1

    Pour écouter la symphonie "Ecossaise", cliquer ICI. Pour la symphonie "Chant de louanges", cliquer ICI. Ces deux symphonies ne seront disponibles sur le site de la Philarmonie que jusqu'au 20 août...

    Un très beau concert avec des morceaux que je ne connaissais pas.

    J'ai été emballée par la symphonie avec chœurs !


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  •  Le soir du 5 février dernier a eu lieu le Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème. Le quartier était pour l'occasion pavoisé aux couleurs de la Chine...

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Le concert se tenait dans la grande salle des fêtes et je peux vous assurer que la salle était pleine à craquer ! J'avais trouvé une bonne place comme d'hab...

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Comme vous en avez sûrement entendu déjà parler, la chèvre de bois laisse la place en cette année 2016 au singe de bois...

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    C'est Jérôme Coumet en personne, Maire de l'arrondissement, assisté de Buon Huong Tan, Conseiller de Paris au Tourisme qui ont ouvert les festivités.

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Je commence à connaître la musique chinoise pour être déjà allée l'écouter lors d'une même occasion plusieurs années de suite mais cette année le concert avait été mis sous le signe de la diversité culturelle puisque participaient à ce concert, non seulement des musiciens chinois mais également un musicien français, un musicien d'origine marocaine, un musicien d'origine cambodgienne et un autre d'origine japonaise...

    Le concert a commencé par la prestation de Sylvain Bézia accompagné à l'Erhu par Guo Gan dans une salle qui avait été plongée dans le noir pour l'occasion.

    Sylvain Bézia est un artiste qui pratique la harpe laser... (vous savez, comme Jean-Michel Jarre). Il s'agit d'un instrument de musique électronique où l'émission du son est contrôlée par les mains de l'instrumentiste interrompant le passage de faisceaux laser, ce qui déclenche un événement MIDI transmis à un synthétiseur.

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    La lumière revenue, le concert classique a ensuite débuté.

    Son titre : Nouvelle route de la soie

    La Route de la soie désigne un réseau antique de routes commerciales reliant la ville chinoise de Chang’an (aujourd’hui Xi’an) à l’Afrique et à l’Europe. La Nouvelle route de la soie est une stratégie globale proposée par le président Xi Jinping dont l’objectif est de promouvoir le développement et la prospérité des différents pays. 

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Guo Gan est né à Shenyang en Chine.

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    C'est un grand spécialiste de l'Erhu : il a d'abord appris l'instrument avec son père et a poursuivi sa formation au Conservatoire de Shenyang dont il est diplômé. Il est venu en France en 2001 pour suivre une formation de percussions jazz au conservatoire de Fresnes.

    Il a participé à plus de 2000 concerts et spectacles dans 70 pays, avec de nombreux orchestres de renommée mondiale (il a joué avec Lang Lang, Didier Lockwood, Jean-François Zygel...).

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Khalid Kouhen, lui, est né à Fès au Maroc en 1957 dans une famille de musiciens et s'est établi en France en 1978. Il est reconnu comme l'un des plus talentueux percussionnistes de sa génération.

    Guo Gan et Khalid Kouhen aux percussions : extrait de "Battle Road fumée"

    Guo Gan joue aussi des mini-cymbales...

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Le voici maintenant jouant de la "grenouille à gratter" (instrument d'origine vietnamienne).

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Lai Longhan, lui est d'origine cambodgienne : il est né en 1948 à Pnom-Penh.

    Il maîtrise tout autant le Dizi que la Xiao (flûte droite) ou le Xun (flûte globulaire en terre cuite).

    Il joue ici du Dizi...

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Voici à quoi ressemble le Xun (je n'ai pas réussi à le prendre en photo pendant qu'il en jouait).

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

     

    Liu Yi Qing est né en 1980.

    C'est un joueur de Pipa, un instrument traditionnel chinois de la famille du luth.

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Kengo Saito, lui, est japonais d'origine. Après avoir appris la musique classique occidentale, il s'oriente vers les musiques du monde, notamment la musique de l'Inde du Nord.

    Khalid Kouhen aux tambours iraniens et indiens et Kengo Saito au Rubâb (Afghanistan) et au Sitar (Inde).

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

     Guo Gan, Khalid Kouhen et Kengo Saito dans un extrait du morceau "Arabesques"

    Tous les musiciens jouent ici "Désert chameau".

    Petit à petit, les enfants se sont rapprochés des musiciens !

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Les musiciens ont été chaudement applaudis par une salle archi-comble.

    Concert du Nouvel An chinois à la Mairie du 13ème

    Sympa la musique multiculturelle !


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  • Avec mon amie Marie-France, nous sommes allées écouter un concert de Boogie-Woogie dans la salle des fêtes de la Mairie du 6ème arrondissement qui fait face à l'église Saint-Sulpice.

    Un arbre de Noël est encore installé devant la Mairie puisque nous ne sommes pas encore à la fin janvier. Décoré de simples nœuds, il est du plus bel effet.

    Un concert de Boogie-Woogie à la Mairie du 6ème : trop top !

    Mais qu'est-ce que c'est au juste le Boogie-Woogie... ?

    Un truc qui donne envie de se trémousser, c'est sûr ! D'ailleurs, une danse porte ce nom...

    En fait, c'est une interprétation du Blues qui se caractérise par un accompagnement basé sur les accords du blues (12 mesures) joué en "ostinato" (croche pointée - double croche) inlassablement répété à la main gauche tandis qu'à la main droite le pianiste brode des variations improvisées sur la trame harmonique du blues.

    Le Boogie-Woogie est né dans le sud des Etats-Unis, dans des campements d'ouvriers où des pianistes noirs l'introduisirent. Ils circulaient de Barrel House en Honky Tonk (les cabarets de jazz populaire) et jouaient toute la nuit...

    La crise aidant, les ouvriers migrèrent progressivement durant les années 1920 à 1930 vers les grands villes industrielles du Nord (comme Chicago ou Kansas City). De nombreuses familles organisaient des "House Rent Parties" : ils jouaient du piano pour payer leur loyer...

    C'est Clarence "Pinetop" Smith qui inventa le mot de "Boogie-Woogie" en enregistrant en 1928 son célèbre "Pinetop's Boogie Woogie". A la suite de cet enregistrement, cette expression désigna ce style de musique très caractéristique.

    Clarence Smith dit Clarence "Pinetop" Smith

    Un concert de Boogie-Woogie à la Mairie du 6ème : trop top !

    L'interprétation de 1928...

    Le terme de "Boogie-Woogie" vient d'une image se référant au rythme très caractéristique des trains (tadam... tadam... tadam...), ce bruit venant des roues du train qui passent avec un petit à-coup d'un rail à l'autre. Or les essieux sont groupés par deux au sein d'un "bogie" (boogie en anglais), supportant le wagon, d'où la double percussion répétitive.

    C'est Jean-Pierre Bertrand, le pianiste du concert qui nous expliqua tout ceci avec beaucoup de pédagogie. Inutile de vous dire que je suis allée réviser ma leçon sur Google !

    Un concert de Boogie-Woogie à la Mairie du 6ème : trop top !

    Jean-Pierre Bertrand est né en 1955 à Saint-Germain en Laye dans une famille de musiciens. Ayant débuté le piano à l'âge de 9 ans, il assiste à 16 ans à un concert de Memphis Slim et, enthousiasmé par le genre de musique, arrête alors le piano classique pour bifurquer vers le Boobie-Woogie.

    Par ailleurs, il suit des études à l'Ecole Hôtelière de Paris et en sort diplômé.

    Mon Dieu, que de talents !

    Il ouvrira un restaurant Jazz-Club en 1984 dans le 5ème arrondissement de Paris avec son frère, la table d'harmonie, mais cet établissement fermera ses portes en 2009.

    Jean-Pierre Bertrand se consacre désormais à sa carrière de pianiste : c'est l'un des meilleurs pianistes de Boogie-Woogie de France.

    Je confirme, même si c'est le premier que j'entends !

    L'autre musicien est un contrebassiste : Gilles Chevaucherie.

    Un concert de Boogie-Woogie à la Mairie du 6ème : trop top !

    Né en  1950 à Alforville, Gilles Chevaucherie est considéré comme l'un des meilleurs contrebassistes français. Il a fait ses débuts en 1967 avec les "Haricots rouges", l'un des groupes les plus renommés dans le domaine du Jazz New-Orleans. Il s'est par ailleurs distingué aux côtés des plus grandes vedettes noires américaines comme Bill Colleman ou Memphis Slim.

    Il s'est établi entre lui et Jean-Pierre Bertrand une véritable complicité musicale dans l'ambiance spécifique du Boogie-Woogie.

    L'article de Google dit : "c'est un musicien très recherché, aux talents multiples, intuitif et jovial, qui illustre parfaitement l'esprit qui marque le jazz : générosité et vitalité."

    J'approuve !

    Un concert de Boogie-Woogie à la Mairie du 6ème : trop top !

    Il joue du piano debout... !

    Un concert de Boogie-Woogie à la Mairie du 6ème : trop top !

    Un petit extrait du concert pour terminer

     

    Contente de mon après-midi !!!


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  • En ce mardi de la fin juin, ma chorale se produisait en concert à la Crypte de l'église Sainte-Anne, voisine de chez nous.

    Anne, notre chef de chœur, avait concocté un programme assez hétéroclite allant des chants traditionnels français, anglais, irlandais et américains aux chants révolutionnaires sud-africains en passant par les nocturnes de Mozart...

    Autant dire que dans cette chorale, on ne s'ennuie jamais !

    Ma chorale en concert à la crypte de Sainte-Anne (juin 2015)

    Pour commencer "Scarborough Fair", une ballade traditionnelle anglaise très populaire aux 18 et 19ème siècles et reprise au 20ème par Simon et Garfunkel: nous n'en chanterons pas les paroles malheureusement mais vous verrez que c'est tout de même très joli...

    Ce sera peut-être pour une autre année...

    Nous avons ensuite chanté "Bread and Roses" : il s'agit d'un poème écrit par James Oppenheim dédié aux femmes de l'industrie textile manifestant au tout début du 20ème siècle aux Etats-Unis contre la pauvreté. Du pain et des roses, c'est le message qu'elles faisaient passer : le pain symbolisait les conditions de travail et de vie minimales que réclame une bonne santé, les roses représentaient la qualité de vie...

    En 1995, les femmes du Québec marchent contre la pauvreté et reprennent le slogan.

    Pendant que nous marchons, marchons dans la beauté du jour 
    Un million de cuisines sombres, un millier de greniers mornes 
    Sont touchés par des rayons de soleil radieux et soudains 
    Alors qu'on nous entend chanter, du pain et des roses, du pain et des roses !

    Pendant que nous marchons, marchons, nous luttons aussi pour les hommes 
    Car ils sont les frères des femmes et nous marcherons de nouveau avec eux
    Nos vies ne seront pas passées à suer de la naissance à la mort 
    Le cœur a faim tout comme le corps, Donnez-nous pain, mais aussi des roses.

    Pendant que nous marchons, marchons, d'innombrables femmes mortes 
    Pleurent pendant que nous chantons, notre cri pour du pain 
    L'art, l'amour et la beauté que leurs âmes de servantes renfermaient 
    Oui, nous luttons pour du pain, mais nous luttons pour des roses aussi.

    Pendant que nous marchons, marchons, nous nous tenons bien droit 
    La montée des femmes est notre montée à tous 
    Finies les corvées et enfin on se repose 
    On partage les gloires de la vie du pain et des roses, du pain et des roses.

    La ballade nord-irlandaise : ça vous dit quelque chose ?

    Eh oui, c'est Renaud qui l'a composée en 1991 en s'inspirant d'une chanson traditionnelle "The water is wide". Il avait été frappé lors d'une première tournée en Irlande en 1985 par la beauté des paysages du Connemara. Sa chanson est un hymne à la paix alors que la guerre civile entre irlandais du Nord (protestants) et irlandais du Sud (catholiques) fait rage...

    J'ai voulu planter un oranger
    Là où la chanson n'en verra jamais 
    Là où les arbres n'ont jamais donné 
    Que des grenades dégoupillées...

    Un chant révolutionnaire maintenant avec "Asimbonanga", une chanson de Johnny Clegg créée en 1987. Le titre de la chanson ainsi que le refrain sont en zoulou alors que les couplets sont en anglais, acte particulièrement provocateur au temps de l'Apartheid, surtout de la part d'un groupe multiracial composé de blancs et de noirs. Le titre "Nous ne l'avons pas vu" fait référence au fait que personne ne sait à quoi ressemble Nelson Mandela, puisque c'est bien de lui qu'il s'agit, les photos de lui étant illégales.

    Nous ne l'avons pas vu

    Nous n'avons pas vu Mandela

    A l'endroit où il est

    A l'endroit où il est maintenu...

    Michel Polnareff aussi à notre programme avec "Le bal des Laze". La chanson fait partie du deuxième album de Polnareff sorti en 1968.

    Une chanson sombre écrite par Pierre Delanoé qui raconte l'histoire d'un roturier amoureux d'une aristocrate anglaise, Jane de Laze, avec laquelle il aurait eu une liaison secrète. Jane doit épouser un jeune homme de son rang, union arrangée par ses parents, Lord et Lady de Laze. Ivre de jalousie, le narrateur assassine le fiancé de la jeune fille et, à la veille d'être châtié pour son crime, exprime son regret de ne pouvoir supprimer le prochain fiancé de Jane...

     

    Notre Soprano professionnelle, Laurence, a ensuite interprèté "Hello Dolly" de la comédie musicale créée par Gen Kelly en 1969, accompagnée par Claude au saxo et Gabriel au  piano.

    Pour terminer, un canon que nous avions déjà chanté une année précédente "Singing all together".

    Vive la musique !


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