• L'Orchestre régional de Normandie se produisait ce week-end à Saint-Aubin-lès-Elbeuf à l'occasion de la nouvelle année. Il s'agit d'un orchestre de chambre composé de 18 musiciens (cordes et vents).

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Vincent, mon petit cousin, est premier violoncelle dans l'orchestre qu'il a intégré il y a presque vingt ans maintenant au sortir du Conservatoire. Inutile de vous dire que je suis très fière de lui, même si évidemment je n'y suis pour rien...

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Des valses naturellement (il n'y a pas qu'à Vienne qu'on les joue...). Le concert s'intitulait "Pour un temps de danse" et nous a offert des valses de Brahms et de Strauss (le fils).

    Violoncelliste et... apiculteur !

    La Valse… Au début, c’est simple comme une chanson. Une valse à trois temps, comme c’est charmant, une valse à quatre temps, c’est beaucoup moins dansant, une valse à cent ans… Valses de Brahms, valses de Vienne, les cordes de l’Orchestre Régional de Normandie vous invitent dans un cortège de valses et vous entraînent dans le tourbillon de la fête !

    La chef d'orchestre invitée était Alexandra Cravero : une jeune femme très brillante, née à Marseille, qui n'engendre pas la mélancolie et qui a présenté chacun des morceaux avec beaucoup de simplicité, de gentillesse et d'humour. Elle nous parle ainsi des liens qui unirent Clara Schumann et sa fille Julie à Brahms de façon sûrement fantaisiste mais fort drôle.

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Le concert se tenait dans l'église de la Congrégation des Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus que nous connaissons déjà pour y avoir entendu l'an dernier l'orchestre dans une illustration sonore des films de "Mickey-Mouse" (le Maire de Saint-Aubin, Jean-Marie Masson, propose régulièrement à ses électeurs des concerts de musique classique).

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Seules les cordes étaient présentes ce soir là (les vents jouaient Pierre et le loup également en Normandie).

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Alexandra Cravero n'utilise pas de baguette : tout est dans les mouvements des bras, des mains ainsi que du corps dans son ensemble.

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Extrait de Liebeslieder Waltzer de Brahms (dans un arrangement de Friedrich Hermann)

    Quelle énergie pour diriger !

    La suite du programme était plus connue du public avec trois valses de Johannes Strauss : Aimer, boire et chanter ; Roses du sud et pour finir la valse de l'Empereur.

    Aimer, boire et chanter : vous connaissez bien sûr...

    L'orchestre a été très applaudi et est revenu pour un "bis" qui a enchanté le public : la valse N°2 de Chostakovitch que le public de la télévision a découverte en octobre 1993 grâce à la publicité de la CNP.

    Rappelez-vous...

    et maintenant un extrait avec l'Orchestre régional de Normandie

    Nous avons pu voir Vincent à la fin du concert avant qu'il ne reprenne son "Car pour Caen" (écouter ICI le sketch de Raymond Devos). Non non, je ne plaisante pas : il habite réellement à Caen, du moins sa proche banlieue.

    Et là-bas, dans son jardin, il élève des abeilles !

    La preuve par l'image (Ouest-France du 12 juin 2015 : ICI)

    Violoncelliste et... apiculteur !

    Il nous a d'ailleurs offert un pot de miel et du nougat de ses abeilles...

    Sympa ce petit week-end !


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  • La Fête de la Lune aussi appelée la Fête de la mi-Automne est célébrée le 15ème jour du 8ème mois lunaire. La Lune, cette nuit-là, est particulièrement brillante, plus ronde et plus belle que le reste de l’année. Les Chinois considèrent la pleine lune comme symbole de la réunion familiale, et c’est pour cette raison que ce jour est aussi appelé Fête de la Réunion.

    C'est une tradition asiatique ancienne de plus de 1300 ans, la plus importante en Asie après celle du Nouvel An. Toutefois, elle reste encore méconnue en France.

    La légende...

    Elle veut qu'un archer dénommé Hou Yi sauva le peuple de la misère en rendant les terres fertiles : il tua à l'aide de son arc rouge à flèche blanche 9 des 10 soleils qui, étant apparus en même temps, desséchaient la terre.

    Pour le remercier l'impératrice céleste Wang lui proposa un remède le rendant immortel. Celui-ci s’attira les foudres de l’impératrice en ne l’acceptant pas car il ne voulait pas se retrouver sans son épouse, la belle Chang E. Furieuse, l’impératrice obligea Chang E à prendre le remède et celle-ci s’envola dans le ciel. Hou Yi tomba dans un profond désespoir jusqu’au jour où il crut apercevoir dans la lune le visage de sa femme disparue. Il installa dans le jardin derrière la maison une table à encens sur laquelle il mit des sucreries et des fruits que Chang E aimait manger, pour exprimer la nostalgie de sa femme. Après avoir appris cet événement, les villageois mirent aussi en place une table à encens pour prier Chang E de bénir leur bonheur.

    Il existe de nombreuses variantes de cette légende...

    Dès lors, présenter ses vœux à la Lune en mi-automne est devenu une coutume populaire qui s’est transmise jusqu’à nos jours. Les chinois savourent à cette occasion les fameux gâteaux de la lune, ces gâteaux ronds magnifiquement ouvragés, fourrés d'une farce sucrée : aux fruits, aux graines de melon ou de lotus, aux noix, à la pâte de haricot rouge...

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    La communauté asiatique du 13ème représente, avec 20.000 personnes, un peu plus de 10% de la population totale de l'arrondissement. La Mairie fête donc régulièrement les fêtes chinoises comme le Nouvel An et la Fête de la lune.

    Cette année les festivités se sont déroulées du 12 au 24 septembre : conférence, film, dessin animé, opéra chinois, concert de musique cantonaise... Des spectacles donnés dans la grande Salle des Fêtes de la Mairie.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Je n'ai assisté pour ma part qu'au dernier spectacle proposé par la troupe artistique "La Chine, terre d'une grande famille" de Guangzhou (autrement dit Canton) dont voici quelques extraits.

    Après avoir "poireauté" une bonne demie-heure debout, je trouve enfin une place assise dans les premiers rangs. A gauche le présentateur de la soirée (qui est aussi chanteur) a revêtu son plus beau costume... Il est accompagné d'un interprète.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Suit une interminable cérémonie de discours et de remise de cadeaux multiples et variés... La Mairie du 13ème est jumelée depuis 2011 au District de Tianhe (quartier d'affaires de Canton).

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Ici, l'officiel chinois remet un cadeau à M. Buon Huong TAN, Conseiller de Paris délégué à l'attractivité économique et au tourisme.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Les artistes accompagnés des officiels

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Le spectacle peut maintenant commencer avec la "Danse au tambour".

    Xu Lanlan est, vous l'avouerez une très jolie jeune femme. Elle interprète trois chansons traditionnelles.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Et voici la ravissante Gu Beibei, joueuse de Pipa: la pipa est un luth à quatre cordes. C'est l'un des plus anciens instruments de musique chinoise (il apparaît dans les textes du second siècle avant JC).

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    La vidéo est malheureusement un peu floue mais le son est bon !

     Li Bai (de la troupe du Sud) exécute ensuite un solo chanté. Je n'ai pas trop aimé mais le public l'a plébiscité. Il s'est produit un peu plus tard en changeant de costume (rose saumon, il faut oser...) et en allant à la rencontre du public enthousiaste jusqu'au fond de la grande salle des mariages.

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Suivent trois jeunes et jolies danseuses de la troupe de la province de Canton qui exécutent une danse intitulée "à la lueur de la lune".

    Une jolie posture...

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Un autre solo chanté : Tang Li de la troupe de la ville de Guangzhou

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

     La soirée s'est continuée avec un solo de tympanon chinois interprété par Pan Wenwen de la troupe de musique traditionnelle de la ville de Canton.

    Je me suis arrêtée après la prestation de Wang Dongge (magicien de la troupe d'acrobatie de Guanzhou).

    La fête de la Lune à la Mairie du 13ème

    Toujours sympas ces spectacles de la Mairie : ça fait voyager...


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  • Ce fut une année difficile pour le chant : peu présente aux répétitions et une chef de choeur pleine de soucis elle aussi et du coup un peu brouillon... Mais ce fut tout de même un plaisir que de chanter ce lundi là avec pour spectateurs mon amie Marie-Claire et son mari Jacques, mon amie Agnès et, naturellement Philippe qui me permet de garder une trace de ces concerts...

    Mon concert de chorale du 27 juin 2016

    Mes copines de chant sont toutes des Alti, comme moi.

    Mon concert de chorale du 27 juin 2016

     

    Le programme était comme d'habitude très varié, allant de Mozart (avec deux nocturnes) à Jean-Michel Jarre (avec "Les mots bleus" chantés par Christophe).

    Le public a adoré "Le chat de la voisine" qu'il nous a demandé de chanter en reprise à la fin du concert. La chanson a été rendue célèbre par son interprète, Yves Montand.

    Si le refrain est très léger, les couplets sont lourds de sens et il faut prendre le ton à bon escient...

    Le chat de la voisine 
    Qui mange la bonne cuisine 
    Et fait ses gros ronrons 
    Sur un bel édredon dondon 
    Le chat de la voisine 
    Qui s'met pleines les babines 
    De poulet, de fois gras 
    Et ne chasse pas les rats 
    Miaou, miaou 
    Qu'il est touchant le chant du chat 
    Ronron, ronron 
    Et vive le chat et vive le chat !

    Je ne dessin'rai pas l'homme et son agonie 
    L'enfant des premiers pas qui gèle dans son nid 
    Je ne parlerai pas du soldat qui a peur 
    D'échanger une jambe contre une croix d'honneur 
    Du vieillard rejeté aux poubelles de la faim 
    Je n'en parlerai pas, mieux vaut ce p'tit refrain...

    Le chat de la voisine 
    Qui mange la bonne cuisine 
    Et fait ses gros ronrons 
    Sur un bel édredon dondon 
    Le chat de la voisine 
    Qui s'met pleines les babines 
    De poulet, de fois gras 
    Et ne chasse pas les rats 
    Miaou, miaou 
    Qu'il est touchant le chant du chat 
    Ronron, ronron 
    Et vive le chat et vive le chat !


    Je n'serai pas l'empêcheur de déjeuner en rond 
    A louanger la sueur qui brûle sur les fronts 
    Je ne parlerai pas de l'ouvrier qui pleure 
    La perte de ses doigts morts aux champs du labeur 
    De la jeune fille fanée avant d'avoir aimé 
    Je n'en parlerai pas, il vaut mieux glorifier...

    Le chat de la voisine 
    Qui mange la bonne cuisine 
    Et fait ses gros ronrons 
    Sur un bel édredon dondon 
    Le chat de la voisine 
    Qui s'met pleines les babines 
    De poulet, de fois gras 
    Et ne chasse pas les rats 
    Miaou, miaou 
    Qu'il est touchant le chant du chat 
    Ronron, ronron 
    Et vive le chat et vive le chat !

    Et moi, j'ai particulièrement aimé "Erev Shel Shoshanim", une jolie chanson d'amour en hébreu composée en 1957 qui est rapidement devenue un tube en Israël puis dans tout le Moyen-Orient avant d'être connue internationalement.

    Traditionnellement, cette chanson est interprétée pour accueillir les jeunes mariés sous la houppa (le dais, symbole du foyer que le couple doit construire et partager : il est ouvert de toute part, de la même façon que l’était la tente d’Abraham et de Sarah, afin de pouvoir offrir l’hospitalité aux amis et aux membres de la famille sans aucune restriction.).

    Elle peut faire penser à Adam et Ève au jardin d’Eden, ou au Cantique des Cantiques.

    Elle a été interprétée par Mike Brant et Nana Mouskouri en leur temps.

    Erev shel shoshanim
    Netze na el habustan
    Mor besamim ulevonah 
    Leragelekh miftan 

    Lailah yored leat 
    veruah shoshan noshevah 
    Havah elhash lakh shir balat
    Zemer shel ahavah

    Shahar homah yonah 
    Roshekh male telalim 
    Pikh el haboker shoshana 
    Ektefenu li.

    Inutile de vous dire qu'on s'accrochait à nos partitions pour la chanter en VO !

    Un soir de roses
    Sortons dans le jardin
    De l'encens, des épices et de la myrrhe
    Sont comme un tapis à tes pieds.

    La nuit descend doucement
    Et un vent de roses souffle
    Laisse-moi te chanter
    Un chant d'amour.

    A l'aube une colombe roucoule,
    Tes cheveux sont remplis de rosée,
    Ta bouche est comme une rose le matin,
    Je la cueillerai pour moi.

    Rendez-vous l'année prochaine avec d'autres chansons !


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  • Notre petit séjour bourguignon a été fertile en événements : après la fête des voisins et la procession de la congrégation de Saint Vorles, nous voici ce mardi soir à une soirée musicale en l'église de Sainte-Colombe où la Chorale des Sans Voix de Châtillon se produit, dirigée par son chef, Bruno Pignalet.

    L'église de Sainte-Colombe n'a rien d'exceptionnel : elle a été construite en 1839 avec le développement de la cité ouvrière et a été rénovée intérieurement. Son clocher carré ne possède pas de flèche.

    La place a été rénovée récemment : un peu de verdure sur le macadam n'est pas pour me déplaire.

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Belle sobriété des murs en pierre apparente (photo Christaldesaintmarc)

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Avant que le concert ne commence, un petit tour d'horizon : dans le choeur, un beau Christ en croix du XVIème siècle

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Voici la statue-reliquaire du saint qui a donné son nom à cette église.

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

     De part et d'autre du choeur, des autels secondaires décorés de statues avec ici en premier plan un joli lutrin

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Ce très beau Christ en ivoire date du XVIIIème siècle. Il est malheureusement mal mis en valeur.

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Au balcon, un élégant buffet d'orgues

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Petit à petit, l'église s'est remplie...

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Puis, c'est quelques cinquante choristes qui entrent en procession dans l'église.

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Tiens, voilà notre amie Marguerite !

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    suivie de près par son mari, Jean, et par notre ami Roger Petitjean...

     Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Le pupitre des basses (au centre Jean et Roger) : Bruno Pignalet est au piano.

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

     Le pupitre des alti : on y reconnait Véronique Petitjean derrière le micro qui, tout comme son mari, chante dans la chorale.

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Sur la droite, le pupitre des sopranes : on y aperçoit Marguerite.

    Le concert de la Chorale des Sans Voix à l'église de Sainte-Colombe

    Le programme était riche et varié.

    J'ai adoré la chanson "Je vole" chantée par Michel Sardou puis Louane. Elle était "doublée" en langue des signes par deux choristes qui réalisaient l'exploit de chanter en même temps : chapeau !

     

    "Corsica" chanté par Patrick Bruel et Patrick Fiori était magnifiquement interprétée par l'ensemble du pupitre des basses.

    Je n'ai pas forcément enregistré les morceaux que j'ai préférés (difficile de deviner avant d'entendre...). En voici un intitulé "Oh Mamy Blue" bien connu de tous mais toujours agréable à entendre.

     

    La Chorale des Sans Voix a donné un concert en février dernier au Théâtre de Châtillon : si vous voulez en voir le compte-rendu exhaustif, allez sur le blog de Christal de Saint Marc ICI.

    Bruno Pignalet, en plus d'être compétent (il tourne le dos aux choristes et ne les dirige que très peu ce qui implique beaucoup de travail en amont) a également beaucoup d'humour.

    Lui et ses choristes nous ont ainsi fait passer une très agréable soirée.


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  • Samedi dernier, nous sommes allés applaudir mon petit cousin, Vincent Vaccaro, dont l'orchestre se produisait à Saint-Aubain-lès-Elbeuf : au programme l'illustration musicale des tout premiers Mickey Mouse (en noir et blanc).

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

    Vincent a fait des études de musique : il apprend le violoncelle au Conservatoire National de Région de Tours où il est né en 1964 et intègre le Conservatoire National de région de Boulogne Billancourt en 1983. Il y obtient un Premier Prix de violoncelle et de musique de chambre. Depuis  1989, il est violoncelliste à l'Orchestre Régional de Basse Normandie qui, refonte des régions oblige, s'appelle maintenant l'Orchestre Régional de Normandie (il est composé de 18 musiciens professionnels).

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

    Le concert avait lieu dans l'église de la Congrégation des Soeurs du Sacré-Coeur de Jésus.

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

     L’Orchestre propose ici un ciné-concert avec projection et mise en musique des premiers dessins animés de l’emblématique Mickey Mouse. L’Orchestre joue en direct pendant la projection, ce qui suppose un extraordinaire travail de précision du chef, des musiciens et de l’écriture des partitions musicales. Le compositeur, Cyrille Aufort écrira ici sa musique avec inventivité, pertinence et respect de l’image. Sera présentée au cours de cette soirée une sélection des premiers Mickey Mouse pour redécouvrir sous une forme originale, visuelle et musicale, l’univers de la célèbre souris.

    C'est le Maire de Saint-Aubain, Jean-Marie Masson qui nous offre ce beau programme. Il a mis, pour la circonstance, une cravate en adéquation avec celui-ci !

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

    Trader Mickey (1932)

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

     Mickey est parti avec Pluto faire du commerce à bord d'une barque sur une rivière africaine. Après un accostage parmi les crocodiles, Mickey et Pluto se retrouvent encerclés par les guerriers d'une tribu locale. Ce sont des cannibales et ils les emportent au bout de leurs piques. Mickey se retrouve au milieu de légumes dans une grande marmite, tandis que Pluto est ficelé comme un cochon avec une pomme dans la gueule mais sur le dos. La tribu dévalise les marchandises de Mickey, trouvant des applications inédites à de nombreux outils comme des instruments de musique. C'est en jouant avec un saxophone utilisé par le cuistot comme cuillère que Mickey parvient à sortir du feu. Mickey divertit un peu la tribu et danse avec les guerriers.

    Le public prend visiblement du plaisir...

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

    Vincent, lui, est concentré sur la musique.

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

    Le compositeur de cette oeuvre est Cyrille Aufort : né en 1974 et titulaire de plusieurs premiers prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon et de Paris, il a déjà composé de nombreuses musiques de films et, nous a dit Vincent, il est maintenant difficile de l'avoir car il est devenu cher...

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

     Jean Deroyer est le jeune Chef de cet orchestre de chambre : né en 1979, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à l’âge de quinze ans où il obtient cinq premiers prix. Vincent nous a dit que les chefs restent quatre ans dans l'orchestre et que celui-ci était fort apprécié des musiciens.

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

    Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

     Nous avons aussi pu voir et écouter : Musical Farmer (1932), The Barn Dance (1929), The Cactus Kid (1930), The Haunted House (1929), Mickey in Arabia (1932) et Mickey's Good Deed (1932).

    Mickey in Arabia

     Mickey Mouse mis en musique par l'Orchestre régional de Basse-Normandie

     

    Mickey fait un voyage en Arabie avec Minnie. Il arrive sur un chameau dans un souk : ils font les touristes. Minnie prend plusieurs photos mais un habitant malhonnête décide de la kidnapper et de s'enfuir à cheval. Mickey tente de le poursuivre mais son chameau a entre-temps décidé de se rafraîchir en buvant de la bière. Le kidnappeur est un cheik qui voulait ajouter Minnie à son harem. Mickey entre dans la demeure du cheik. Après avoir éloigné Minnie des mains du cheik, sa garde empêche les deux souris de sortir. Mickey se retrouve face au cheik armé de deux pistolets qui, aveuglé par son turban, tire n'importe où même sur ses soldats armés de cimeterres. Ces derniers se réfugient dans des vases et des amphores de tous genres. Après avoir épuisé ses munitions et recouvré la vue, le cheik se met au lancer de couteaux qu'il a en grande quantité. Mickey parvient à lui renvoyer ceux enfichés dans un paravent derrière lequel il était caché et à s'enfuir dehors avec Minnie, cachée dans une jarre. Ils montent ensuite dans un minaret. Poursuivis par le cheik, ils courent sur les toits. La fuite n'est pas encore achevée car il faut redescendre. Mickey et Minnie tombent du haut du toit mais se rattrapent à un store. Le cheik n'a pas cette chance car Mickey a enroulé le store. De même les piques lancées du toit par les gardes arrivent sur le cheik. Mickey et Minnie peuvent alors s'enfuir sur le dos du chameau.

    Cette version de Mickey in Arabia que je n'ai pas enregistrée lors du concert est tellement drôle que je ne résiste pas à vous la montrer : la musique date de 1920 : c'est celle d'Albert Ketelbey (Sur un marché persan).

    Ce film a rarement été rediffusé en raison du caractère satirique voir raciste dû à l'évolution des mentalités depuis les années 1930. Les Arabes montrés dans ce film possèdent des traits en partie négroïdes et des comportements dignes des images d'Epinal de la colonisation.

    Une excellente idée que de mettre en musique ces vieux dessins animés !


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