• J'ai lu dernièrement avec énormément de plaisir un livre de Jean-Louis Fournier intitulé "Il a jamais tué personne mon papa".

    Un livre très sympa !

    Je vous le recommande si vous ne disposez pas de suffisamment de temps pour faire une lecture suivie : il s'agit de petites anecdotes d'une page pas plus contées par l'auteur à propos de son père qui était médecin de campagne (près d'Arras) mais qui avait le grave défaut de lever un peu trop le coude...

    Vous verrez que l'auteur en parle à posteriori avec beaucoup de lucidité (ceci a profondément marqué sa jeunesse) mais aussi avec beaucoup d'indulgence. Son père était par ailleurs un bon médecin, dévoué à ses patients et estimé de tous.

    Une des 66 petites histoires...

    "Dans l’album de famille il y a une photo que j’aime bien, c’est moi et papa.

    Papa est allongé sur un divan, en train de lire ; moi, je suis assis à côté de lui. Je dois avoir un an, j’ai l’air heureux, il ne peut rien m’arriver de mal, je suis avec mon papa.

    Mon papa, il est jeune, il est beau, il a des petites lunettes en métal qui font savant ; en même temps, il a l’air rassurant, on voit que c’est quelqu’un avec qui on doit se sentir bien, en plus il est docteur, quand il est là on est tranquille, on ne peut pas mourir.

    Pourquoi le papa de maintenant il est vieux, il est triste, il nous parle plus, il est pas gentil avec maman et, quelquefois, il nous fait peur ?"

    Où il est passé, le papa de la photo ?


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  • J'ai lu un livre récemment d'une femme écrivain américaine, Joyce Maynard, qui raconte l'histoire d'un garçon de 13 ans, Henry, qui vit seul avec sa mère, Adèle, depuis le divorce de ses parents.

    Long week-end de Joyce Maynard

    Un jour, un évadé de prison inculpé pour meurtre les prend en otage alors qu'ils sont dans un supermarché. Mais cet homme, Franck, les traite avec douceur alors qu'ils ont rejoint la maison d'Adèle.

    Alors qu'Henry découvre la sexualité, ils vont vivre, chacun à leur manière, un huis clos palpitant plein de surprises et d'émotion durant ce long week-end de Labor Day.

    Le livre a fait l'objet d'un film "Last days of summer" tourné par Jason Reitman et globalement bien réalisé et interprété selon la critique.

    Long week-end de Joyce Maynard

    Le roman, très facile à lire mais d'une grande profondeur, m'a emballée.


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  • "Toute la lumière que nous ne pouvons voir" d'Anthony Doerr : ma dernière lecture (dans sa version française, of course).

    Un pavé qui se dévore

    Ce livre est un véritable petit bijou : il mêle l'histoire (celle, très bien documentée, de la fin de la deuxième guerre) au romanesque à travers des pages pleines de poésie.

    Les chapitres sont courts et alternent pour aborder la vie des deux héros : une jeune aveugle, Marie-Laure, dont le père est serrurier en chef au Muséum d'Histoire Naturelle à Paris et un jeune allemand, Werner, qui a grandi dans un orphelinat près d'une mine de charbon.

    Grâce aux maquettes que lui a construit son père, Marie-Laure se repère très bien dans le Vème arrondissement où ils habitent, aussi bien qu'à Saint-Malo où les événements les conduisent tous deux en 1944.

    De son côté, Werner, petit enfant curieux de tout, est devenu expert en transmissions radio et il a même été sélectionné pour intégrer une école d'élite du Reich.

    C'est à Saint-Malo justement que les destins de ces deux jeunes gens vont se croiser pour le plus grand plaisir des lecteurs de ce livre, Prix Pulitzer 2015.


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  • Nous aimons, vous aimez...

    Le choix d'un lecteur de la Bibliothèque Glacière : Les loups à leur porte de Jérémy Fel

    La figure du prédateur est au centre de cet excellent roman noir, où chaque chapitre est la pièce d'un puzzle sanglant que le lecteur reconstitue. Plaisir de lecture garanti.

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    J'ai adoré ce livre et pourtant je ne suis pas spécialement fan de sensations fortes...

    L'auteur, dont c'est le premier roman le présente ici.


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  • Françoise Bourdon est née en 1953 à Mézières dans les Ardennes. Elle a eu le  goût de l'écriture très tôt et rédige même son premier roman à l'âge de dix ans... Après avoir enseigné pendant 17 ans l'économie, elle décide de se consacrer entièrement à l'écriture et au journalisme.

    Le Maître ardoisier de Françoise Bourdon

    Le Maître ardoisier est un roman régional fort agréable à lire : il s'agit d'une saga familiale qui regroupe deux familles ardennaises, celle d'Eugène Warlet qui dirige une ardoisière, les Ecaillères, et celle d'André Lefort qui y travaille en tant qu'écaillon.

    Le Maître ardoisier de Françoise Bourdon

    Eugène Warlet est un patron exigeant mais aimé de ses ouvriers, les "écaillons" comme on les appelle dans la région, car il partage avec eux le goût du travail bien fait. Son fils, Louis, par contre ne s'intéresse pas à l'exploitation familiale : c'est un rêveur qui préfère les beaux-Arts et la peinture en particulier. C"est donc sa sœur, Benjamine (elle accompagne son père dans les mines depuis son plus jeune âge) qui, à la mort d'Eugène Warlet, reprend tout naturellement la direction de l'entreprise.

    Une mésalliance au sein de la famille Warlet (Pauline, la fille d'André Lefort réussit à se faire épouser par Louis Warlet) conduit Bertrand Warlet, né de cette union, à prendre les rênes de l'entreprise quand Benjamine ne s'en sent plus le courage, marquée par un accident au sein de la mine.

    Celui-ci va être un mauvais patron pour les ardoisières Warlet et les écaillons verront par la suite d'un bon oeil le retour de Benjamine aux commandes. Mais la guerre 14-18 arrivant, va tout faire basculer...

    Qui pourra ensuite reprendre en main les Ecaillères ? Les hasards de la vie réservent parfois quelques surprises...

    J'ai adoré ce livre.


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