• La Bulgarie de Maria - de Sofia à Melnik

     

    Cela faisait longtemps que nous avions le souhait de retourner en Europe de l'est (la Roumanie qui nous avait tant emballés, c'était déjà il y a 20 ans...). C'est en Bulgarie cette fois-ci que nous avons choisi de partir : en voyage organisé cette fois-ci (on n'a plus 40 ans...) et par l'agence Arvel que nous connaissons bien pour l'avoir souvent choisie pour son aspect "Tourisme solidaire". Le voyage s'intitule "Les confins orientaux de l'Europe" et il est prévu sur deux semaines du 8 au 22 septembre.

    La-bulgarie-situation.JPG

    Les bagages enregistrés, nous voici donc à Roissy, Terminal 2F en fin d'après-midi.

    Jour 1 - Philippe à Roissy

    Notre vol Air France se déroule sans encombre nonobstant le fait que nous sommes séparés... Philippe voyage en classe éco avec pour tout repas un sandwich tandis que je suis propulsée parmi les VIP en classe affaires avec repas au champagne !

    De sucroît, je bénéficie d'un hublot.

    Jour 1 - Le vol

    Et c'est l'arrivée à Sofia : changement de pays, changement d'alphabet : ici, la langue s'écrit en cyrillique...

    Jour 1 - Pancarte aéroport en cyrillique

    En suivant les indications (en anglais, je vous rassure), nous nous rendons jusqu'au tapis où sont censés arriver les bagages du vol de Paris et là : surprise, la valise de Philippe manque à l'appel ! Avouez que c'est fâcheux... Après avoir rempli un imprimé auprès des services compétents, nous rejoignons le groupe que la guide bulgare, Maria, a déjà accueilli et nous voici partis en compagnie de Constantin notre chauffeur (son diminutif, c'est Cotse) pour l'Hôtel Saint-Georges situé dans un quartier périphérique de la ville, sur la montagne Vitosha.

    Jour 2 - Hôtel Saint-george Sofia Façade

    Le lendemain matin, frais et dispos mais un tantinet contrariés tout de même et un poil inquiets (n'est-ce pas Philippe), nous partons à la découverte de la capitale bulgare.

    Jour 2 - Moi à l'Hôtel Saint-George à Sofia

    Notre première visite est pour le Musée National d'Histoire qui se situe dans le même quartier de la ville. Il est abrité dans un bâtiment de l'époque soviétique, ancienne résidence de hauts dignitaires du Parti.

    Jour 2 - Entrée Musée de l'Histoire

    Pas mal installées les huiles...

    Jour 2 - Musée national d'Histoire

    Maria nous donne un premier petit cours de langue pour nous démontrer qu'en fait tout est très simple : il suffit juste de connaître l'alphabet ! Le mot MUSEE par exemple s'écrit en cyrillique MY3EN (avec le N à l'envers toutefois...).

    Jour 2 - Maria devant la plaque du Musée de l'Histoire

    Nous ne sommes que 13 dans le groupe et c'est bien agréable.

    Jour 2 - Philippe devant le Musée de l'Histoire

    Les photos sont interdites dans le musée mais celle-ci, trouvée sur le net, montre la beauté du plafond de l'une des salles donnant sur la forêt.

    Jour 2 - Musée national d'Histoire de Sofia - Plafond scul

    A propos d'histoire, Maria nous a fait un super résumé en cours de voyage pour nous rappeler le passé tourmenté de son pays.

    Voici ce que j'en ai retenu.

    L'Etat bulgare est fondé en 681 par le Khan Asparouch qui réunit deux tribus polythéistes : l'une slave, l'autre protobulgare (des nomades venus d'Asie). C'est Pliska, une ville du nord-est du pays qui est choisie comme capitale.

    En 865, sous le règne du Roi Boris I Mihaïl, le pays est christiannisé comme le reste de l'Europe. Les écrits saints étant auparavant en grec, les deux frères moines Cyrille et Méthode créent l'alphabet glagolitique qui donnera naissance à l'alphabet cyrillique.

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    ■ Sous Siméon, fils de Boris I, la capitale chrétienne de la Bulgarie est déplacée un peu plus au sud, à Preslav. Commence alors le siècle d'or de la Bulgarie.

    ■ Mais en 1014, elle tombe sous l'occupation byzantine pour 170 ans.

    C'est la fin du premier royaume bulgare.

    En 1185, suite à l'instauration d'un nouvel impôt, deux aristocrates de la ville de Veliko Tarnovo, les frères Assen et Petar, prennent le commandement d'un mouvement populaire qui aboutit à la libération du pays de l'emprise byzantine. Veliko Tarnovo devient la capitale médiévale du deuxième royaume bulgare. Les tsars Kaloän et Ivan Assen se succèdent à la tête du royaume. Sous leurs règnes, il y eut beaucoup de constructions de monastères.

    ■ Mais en 1396, survient l'occupation ottomane. 

    C'est la fin du deuxième royaume bulgare. 

    ■ La Bulgarie que l'on n'appelle plus que par le nom de Roumélie (le pays des romains) entre dans un sommeil profond qui durera... 5 siècles. Terres dévastées, villes, villages, monastères et églises pillées, population massacrée quand elle ne se soumet pas au joug de l'envahisseur : la Bulgarie devient une province ottomane. L'aristocratie bulgare n'existe plus. Le clergé, lui, conserve une partie de ses privilèges mais un grand nombre d'églises sont transformées en mosquées : l'exercice du culte doit se faire discrêtement (plus de clochers, plus de processions...) et tous les chrétiens doivent payer un impôt supplémentaire, la capitation. Mais l'impôt qui frappe le plus cruellement est "l'impôt de sang" : les jeunes garçons sont retirés de leur famille pour être envoyés en Turquie afin de grossir le corps des janissaires (les troupes du Sultan). Islamisés, ils prennent le nom de "pomaks". De nos jours il y a 8 à 9% de la population qui est musulmane, parmi lesquels il y a sans doute des descendants de colons d’Asie mais, ce ne serait pas serieux d’affirmer que tous les musulmans en Bulgarie sont des Turcs.

    ■ Pour des raisons liées à ses fondements même et à son fonctionnement économique, l‘empire Ottoman n‘avait pas intérêt à convertir la plupart des populations chrétiennes. Car c‘était précisément à ces populations, appelées « roum » ou « raya » que revenait le rôle de nourrir les dirigeants et militaires turcs. Sur les terres bulgares, les « raya » devaient observer de nombreuses interdictions, parmi lesquelles celle de porter des vêtements de couleur (seuls le beige, le marron et le noir étant permis), de monter à cheval, mais surtout celle de se défendre : ils ne pouvaient pas posséder d‘armes, ils ne pouvaient pas lever la main contre un « croyant ». Les routes de l‘empire Ottoman étant extrêmement dangereuses, le déplacement et les migrations devinrent rares. Le résultat de cette interdiction fut, pour une grande partie de la population, son « immobilisation » pour des générations dans un village ou groupe de villages. 

    L'insurrection d'avril 1876

    ■ L'insurrection d'avril 1876 est une insurrection organisée par les Bulgares contre l'Empire ottoman d'avril à mai 1876. Elle a entraîné indirectement le rétablissement de l'indépendance de la Bulgarie en 1878. Brutalement écrasée par l'armée régulière ottomane et les troupes irrégulières de bashi-bouzouks, elle provoque une indignation publique en Europe et aux Etats-Unis, avec de nombreuses condamnations d'intellectuels occidentaux contre les atrocités et l'oppression du peuple bulgare. C'est ainsi que Victor Hugo dit dans un discours à l'Assemblée nationale : "On assassine un peuple. Où ? En Europe. Ce fait a-t-il des témoins ? Un témoin, le monde entier. Les gouvernements le voient-ils ? Non." 

    L'intervention de la Russie (1877-1878) mènera à l'indépendance du pays, accordée par le traité de San Stefano (3 mars 1878). La Bulgarie est libre, du moins partiellement. En effet, en juillet 1878, le Congrès de Berlin modifie le traité de San Stefano auquel la Grande-Bretagne était hostile et la Bulgarie est divisée en 2 parties. La Thrace et la Macédoine sont rendues aux turcs. Ce n'est que le 6 septembre 1885 qu'intervient la réunification. Quant à l'indépendance de la Bulgarie, elle ne sera effective qu'en 1908.

    ■ Après la libération par les russes, la Bulgarie voit se succéder plusieurs tsars. Ferdinand de Saxe-Cobourg (Ferdinand Ier) est à la tête du pays lors de la première guerre mondiale. Il s'engage d'ailleurs aux côtés de l'Allemagne et de l'Autriche. En 1918, humilié par sa défaite, il cède la place à son fils, Boris III. Ce dernier prend également le parti de l'Allemagne lors de la deuxième guerre mondiale mais il meurt subitement d'une mort suspecte en 1943 suite à une rencontre avec Hitler... Il était hostile à la déportation des juifs bulgares dans les camps d'extermination.

    ■ Son fils, Siméon, n'est encore qu'un enfant quand en 1944, l'armée rouge pénètre en Bulgarie provoquant la chute de la monarchie. Pendant cette période, 32000 personnes sont éliminées et jetées dans des fosses communes... 

    La République Populaire de Bulgarie est proclamée en 1946 et le roi s'exile en Espagne. A la tête de la nouvelle République, Georgi Dimitrov, premier secrétaire du Parti communiste bulgare. Il est remplacé en 1954 par Todor Jivkov, fidèle à Brejnev.

    ■ Suite aux événements de 1989, le 18 novembre a lieu la premère manifestation libre devant la Cathédrale Alexandre Newski : les gens qui avaient été emprisonnés dans les goulags peuvent monter et s'exprimer à la tribune...

    ■ C'est en 1990 que s'instaure la démocratie.

    La Bulgarie n'est donc libre que depuis une vingtaine d'années... 

    Après cette visite du Musée d'Histoire de la Bulgarie dont vous ne verrez rien à part l'iconostase originel du monastère de Rila,

    Jour 2 - Musée national d'Histoire de Sofia - Iconostase d 

    nous partons pour Boyana où se trouve une petite église recouverte de fresques datant pour la plupart du 13ème siècle. Les photos ici sont également interdites et l'entrée dans l'église est filtrée et minutée (pas plus de 10 minutes) afin d'y préserver l'humidité et la température de l'air. 

    Par ailleurs, l'église est jolie d'extérieur. 

    Jour 2 - L'église de Boyana 

    Jour 2 - Eglise de Boyana Chevet 

    Jour 2 - L'église de Boyana Tombe 

    Fresque du maître de Boyana (école de Tarnovo) représentant les donateurs de l'église. On appelle maître de Boyana l'ensemble des peintres ayant travaillé sur les fresques. 

    Jour-2---Eglise-de-Boyana-Les-donateurs.jpg  

    Après cette visite, nous reprenons notre route en direction de Bansko, une petite station de sports d'hiver de la région de Sofia, où nous devons loger ce soir. Sur la route, nous voyons beaucoup de zones brûlées par les incendies : ce sont souvent des incendies criminels car le bois est vendu le double en Grèce, pays voisin de la Bulgarie. Notre route est fluide heureusement mais en sens contraire il y a une queue monstre car d'une part c'est la mode d'aller passer le week-end en Grèce et aujourd'hui en plus c'est un retour de pont : les bulgares fêtent en effet les 127 ans de la réunification du pays.

    Ce n'est que le lendemain que nous découvrons l'Hôtel Virhen, y étant arrivés à une heure assez tardive pour cause de courses à Carrefour dans Sofia (il faut bien pallier au manque de valise...).

    Jour 3 - Bansko - L'Hôtel Virhen

    Boutique de bonnets pour l'hiver ou élégance tout simplement ?

    Jour 3 Bansko bonnets 

    Nous avons quitté la chaleur de Sofia : Bansko se trouve à 925 mètres d'altitude.

    Au loin, vous apercevez la montagne de Pirin qui culmine à 2900 mètres. 

    Jour 3 - Bansko et les montagnes de Pirin 

    Cette maison ancienne est une MEXANA, autrement dit une auberge. 

    Jour 3 - Bansko Vieille maison décorée 

    En voici une autre : la petite ville passe de 13000 habitants en été à "énormément plus" en hiver et il faut nourrir et loger tout ce monde là. Les constructions sont d'ailleurs un peu anarchiques aux abords de la ville... 

    Jour 3 - Bansko - Mejana 

    Sur cette autre MEXANA, un petit chat comme on en voit beaucoup en Bulgarie. L'enseigne est en bois sculpté : on en voit énormément de ce style dans le pays. 

    Jour 3 - Bansko Mejana au chat 

    Ici, un garage qui aura du mal à remplir sa fonction ! L'hiver arrive et il faut faire des réserves de bois... 


    Jour 3 - Bansko Garage 

    Maria nous fait remarquer les poutres qui séparent les pierres dans les constructions anciennes : ce sont des poutres antisysmiques et l'on construit encore ainsi actuellement car la Bulgarie est sur une zone à risque. 

    Jour 3 - Bansko - Mur antisysmique 

    Notre promenade nous conduit jusqu'à l'église du village qui date de 1850. Sa particularité est d'avoir une tour-horloge avec un cadran à demi fini : l'horloger n'avait pas été payé ! 

    Jour 3 - Bansko l'église d'extérieur

    De ce côté ci, un cadran (et un nid de cigogne)

    Jour 3 - Bansko l'église de la Nativité 

    De ce côté là, pas de cadran !

    Jour 3 - Bansko l'église de la Nativité 2

    Sur la porte d'entrée de l'église, Maria pointe la croix et le croissant. Elle nous fait remarquer que la croix est plus haute que le croissant mais j'ai oublié ce que cela signifie. 

    Jour 3 - Bansko l'église - la croix et le croissant 

    A l'intérieur, nous découvrons notre premier iconostase, une particularité des églises orthodoxes qui consiste en une closion de bois (décorée d'icônes agencées dans un ordre bien précis, d'où son nom) destinée à séparer le prêtre des fidèles pendant une partie de la cérémonie : vous n'en verrez que le haut car il est en restaurantion. La fumée des cierges en est la cause... Le pays a retrouvé ses coutumes d'avant l'occupation otttomane et la dictature communiste.

    Jour 3 - Bansko l'église - l'iconostase

    Jour 3 - Bansko l'église ensemble

    L'église de Bansko est l'église de la nativité. Voici une icône de la Vierge à l'enfant. Remarquez la tête du Jésus traditionnellement adulte dans l'iconographie orthodoxe.

    Jour 3 - Bansko l'église icône de la vierge 

    Une petite dame balaie consciencieusement le plancher de bois. 

    Jour 3 - Bansko l'église la chaire 

    Au sortir de l'église, la place du village où se trouve un monument très impressionant représentant un livre ouvert : il commémore l'oeuvre du moine Paisii, moine du monastère de Hilendar, qui écrivit une histoire du peuple bulgare. Il est le père de la "Renaissance bulgare", ce mouvement idéologique de libération nationale du XVIIIème siècle. 

    Jour 3 - Bansko - Monument à Paisii Hilendarski 2 

    C'est à Bansko que nous voyons pour la première fois (mais pas la dernière) ces nécrologies affichées sur les murs des maisons : c'est la coutume dans le pays d'afficher une photo de ses défunts devant la maison qu'ils habitaient ou devant l'endroit où ils travaillaient. On voit aussi parfois des séries de photos qui commémorent des dates anniversaires : le premier mois du décès, les six mois du décès, l'année suivant le décès etc... Cela fait un peu macabre mais ici les gens trouvent ça normal.

    Ici, la photo indique que cette personne est décédée il y a 3 ans.

    Jour 3 - Bansko - Nécrologie

    Nous continuons notre route en direction du monastère de Rila. Sur la route, nous croisons d'anciens Kolkozes désaffectés, souvenirs de 33 ans de communisme...

    Jour 3 - Sur la route de Bansko à Rila

    Du temps du communisme, les gens recevaient un logement de l'état. Maintenant ils sont obligés de l'entretenir et les moyens financiers ne suivent pas toujours : certains sont nostalgiques du passé...

    Jour 3 - Sur la route de Bansko à Rila 2

    Nous voici arrivés à Rila. De l'extérieur, le monastère ne paie pas de mine depuis l'extérieur mais dès que l'on rentre dans la cour intérieure, c'est l'extase !

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    Il a été fondé au Xème siècle par Saint-Jean de Rila, un ermite canonisé par l'église orthodoxe. Partiellement détruit au XIXème siècle, les bâtiments endomagés furent reconstruits entre 1834 et 1862 tandis que les bâtiments épargnés par l'incendie étaient conservés. le monument est caractéristique de la "Renaissance bulgare" et est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983.

    La partie la plus ancienne du monastère est la tour datant du moyen-âge.

    Jour 3 - Rila monastère - la tour la plus ancienne

    Débauche de colonnades et de fresques

    Jour 3 - Rila monastère - La fontaine 2

    Jour 3 - Rila monastère - Enfilade d'ogives 2

    Maria nous explique par le détail la signification des fresques peintes par l'école de Zacharie Zograph au XIXème siècle. Ici, elle nous montre la position des doigts du Christ Pantocrator à l'image des lettres de Jésus Christ.

    Jour 3 - Rila monastère - Maria

    Jour 3 - Rila monastère - le Christ Pantocrator 2

    La création du monde : l'auréole de Dieu est triangulaire à l'image de la Sainte Trinité.

    Jour 3 - Rila monastère - la Création du monde

    Maria devant la fresque de l'Archange Saint-Michel : c'est lui qui pèse les âmes des défunts et emmène les élus au Paradis.

    Jour 3 - Rila monastère - Maria devant l'archange Saint-Mi

    Le jugement dernier est aussi représenté.

    Jour 3 - Rila monastère - le Jugement dernier l'enfer

    Détail : les diables tirent les âmes perdues vers l'Enfer...

    Jour 3 - Rila monastère - le Jugement dernier détail

    L'intérieur de l'église est également superbe mais interdite à la photo !

    Après cette visite passionnante et nous être restaurés sur place (il est bon de nourrir l'intellect mais il est préférable de ne pas négliger le corps...), nous reprenons le car pour aller en pélerinage sur les lieux où vécut Saint-Jean de Rila au Xème siècle. Un chemin bien escarpé conduit à la grotte et à l'église de l'Assomption.

    Jour 3 - Rila la rando 1

    Courage Philippe : encore un petit effort ! (J'adore faire enrager Philippe...)

    Jour 3 - Rila la rando 2

    Certains passages de la grotte sont étroits... Vous avez reconnu Philippe j'espère !

    Jour 3 - Rila la rando 4

    De surcroît, la grotte est sombre (on pourrait même dire qu'on n'y voit goutte) et il est judicieux de se munir d'une torche...

    Jour 3 - Rila la rando 3

    Si on parvient à en sortir, on est lavé de ses pêchés !

    Jour 3 - Rila la rando 7

    Heureux de voir le bout du tunnel ?

    Jour 3 - Rila la rando 5

    Jour 3 - Rila la rando 6

    Non loin de là se trouve une source miraculeuse. Les gens déposent à côté de petits billets dans l'espoir de voir leurs voeux s'exaucer... Après tout, ça ne coûte rien d'essayer !

    Jour 3 - Rila la rando 9

    Nous rejoignons le car après une très jolie descente à travers la forêt. La nature est décidément très belle dans cette région boisée.

    Jour 3 - Rila la rando 10

    La fin d'après-midi avançant, nous partons pour la ville de Blageovgrad qui tire son nom de celui du fondateur du parti social-démocrate, Dimitar Blagoev. Le centre ville, piétonnier, date de l'époque communiste comme vous pouvez le constater.

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    Jour 3 - Blageovgrad les jeux d'eau 2

    La chaleur aidant (il fait plus de 30°C), les jeunes s'amusent dans les jets d'eau.

    Jour 3 - Blageovgrad les jeux d'eau 3

    Un monument à la Bulgarie

    Jour 3 - Blageovgrad - Monument à la Bulgarie

    Dans les vieux quartiers, une jolie église tranche avec cette architecture bétonnée.

    Jour 3 - Blageovgrad - l'église extérieur

    Au premier plan, la chaire épiscopale

    Jour 3 - Blageovgrad - l'église les chaires

    Il s'agit de l'église Notre Dame consacrée à l'annonciation comme le montre l'icône de gauche. En effet, dans les églises orthodoxes, l'iconostase est toujours structuré de la même façon : "les portes royales" sont toujours encadrées, à droite par l'icône du Christ bénissant et à gauche par l'icône de la Vierge Marie tenant le Christ. A côté de l'icône du Christ se trouve toujours celle de Saint Jean-Baptiste (on voit ici le saint portant sa tête sur un plateau) et à côté de l'icône de la Vierge à l'enfant se trouve toujours une icône rappellant à qui l'église est consacrée.

    Jour 3 - Blageovgrad - l'église iconostase

    Quittant Blageovgrad, nous nous dirigeons maintenant sur notre point de chute de la nuit, à savoir Melnik. Sur la route, un petit stand de vente de miel : les ruches sont très nombreuses en Bulgarie. Les apercevez-vous derrière cet abri si caractéristique des bords de route ? Ils servent aux marcheurs à se reposer.

    Jour 3 - Sur la route de Blageovgrad le miel 2

    Jour 3 - Sur la route de Blageovgrad le miel

    Ce sont les moutons que l'on voit le plus souvent dans les prés, ici pelés par la chaleur de l'été : il a fait plus de 40°c durant deux mois cette année...

    Jour 3 - Sur la route de Melnik

    Petit arrêt photos

    Jour 3 - Sur la route de Melnik 5

    Jour 3 - Sur la route de Melnik 4

    Melnik est un village connu pour ses pyramides de sable.

    Jour 3 - Sur la route de Melnik 3

    Nous arrivons à l'Hôtel Mario en fin de journée juste à temps pour aller dîner.

    Jour 3 - Melnik - Hôtel Mario

    C'est sous cette tonnelle que le restaurateur nous a installé une grande table. Le restaurant Mario vend les produits régionaux : le vin, le miel, les confitures, etc...

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    On nous a préparé moult plats, spécialités de la Bulgarie. Il y a de la salade Chopska, du caviar d'aubergines, des courgettes frites, des aubergines panées, du mich-mach, le tout à volonté et évidemment, en dessert, le fameux yaourt bulgare (jamais moins de 500 ml) accompagné de myrtilles.

    La salade chopska : LA salade bulgare par excellence

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    Le caviar d'aubergines : tartiné sur du pain grillé, c'est vraiment délicieux.

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    Les courgettes frites

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    Le Mich-mach : un plat à base de poivrons, de tomates, d'oeuf et de fêta.

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    Maria et Cotse, notre chauffeur, mangent à notre table tous les jours : ils sont tous les deux toujours de bonne humeur et ne savent pas quoi faire pour nous faire plaisir.

    Jour 4 - Melnik - Maria et Kotse au restaurant

    Le lendemain matin nous nous retrouvons tous sous la tonnelle pour un copieux petit-déjeuner en compagnie de Maria. Au menu, pain perdu et gâteaux bulgares, le tout toujours servi avec du miel sur la table.

    Jour 4 - Melnik - Hôtel Mario petit-déjeûner

    Après quoi, nous partons pour une visite du village. Sur le bord de la route, une statue gigantesque d'un haïdouk : ils sont ce que Robin des bois est à la Grande-Bretagne ou Thierry la fronde à la France, c'est à dire des bandits de grand chemin, des rebelles si vous préférez, généreux envers les pauvres et surtout opposés à l'occupant turc. Je ne connais pas le nom de celui-ci mais il est sans doute originaire de Melnik...

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    Les maisons de Melnik sont construites juste au pied des falaises de sable...

    Jour 4 - melnik - Maisons 3

    Jour 4 - Melnik - Promenade et falaise

    Les cheminées des maisons sont bien particulières, de forme allongée.

    Jour 4 - Melnik - Cheminée de maison

    Les maisons sont jolies, souvent agrémentées d'une treille. On pourrait appeler celle-ci la maison aux coloquintes.

    Jour 4 - Melnik - Maison aux coloquintes

    Jour 4 - Melnik - Taverne 2

    Bientôt la récolte du raisin...

    Jour 4 - Melnik - Taverne 2 raisin

    D'ailleurs ici le raisin a déjà été pressé.

    Jour 4 - Melnik - Moût de raisin

    Notre but de promenade ce matin est la visite de la maison Kordopoulov, celle de la famille d'un riche producteur et marchand de vin grec célèbre dans toute l'Europe à l'époque. Melnik est en effet située dans une région vinicole. Le chemin qui y monte est accidenté : il faut gagner la visite.

    Jour 4 - Melnik - Montée vers la maison Kordopoulov

    Jour 4 - Melnik - Entrée maison Kordopoulov

    La maison a été bâtie en 1754.

    Jour 4 - Melnik - La maison Kordopoulov

    Elle a subi des influences orientales et vénitiennes.

    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos Pièce principale

    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos Murs décorés 2

    La maison a ceci de particulier qu'elle possède une fenêtre de plus que le nombre de ses pièces : une explication à cette singularité. Le marchand avait l'habitude de conclure ses contrats dans une pièce où se trouvait un placard apparemment anodin mais qui cachait en réalité, derrière une banale étagère, une pièce où se trouvait son conseiller financier...

    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos Cachette

    Dans cette pièce, la cheminée est double et communique avec le foyer de la pièce voisine.

    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos Cheminée double

    Le plafond de la pièce est en bois sculpté comme tous ceux des autres pièces.

    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos Plafond pièce princip

    Une autre curiosité de la maison : dans la cour, le pavement a été réalisé pour former la carte de la Bulgarie, avec comme point de repère la ville de Melnik naturellement. A propos, la ville de Melnik était autrefois très importante (on parle de 10 à 20000 habitants) mais elle se dépeupla en 1913 suite à la guerre balkanique. Elle ne compte actuellement que 208 habitants...

    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos Carte de la Bulgarie

    Après cette visite, Arvel a prévu une dégustation de vin dans la cave de la maison.

    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos le cellier 2

    Jolie charpente, n'est-ce pas Philippe ?

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    Jour 4 - Melnik - Maison Kordopoulos dégustation

    Nous reprenons ensuite le car de Cotse, notre chauffeur, pour aller visiter le monastère de Rojen à quelques kilomètres de Melnik. J'ai pris ces photos avec mon portable car évidemment mon Lumix n'avait plus de batterie au bout de 3 jours de voyage et... le chargeur était dans la valise de Philippe !

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    Nous avons déjà vu des arbres garnis de petits cordonnets fait de fils rouges et blancs : Maria nous explique que ce sont des "Martenitza" que les gens ont accrochés aux branches. Ce sont des petits porte-bonheur que l'on offre à ses proches le 1er mars en leur souhaitant "bonne santé", "longue vie" et "heureux printemps". On la garde sur soi (en bracelet, accrochée aux vêtements ou tout simplement gardée au chaud dans sa poche) jusqu'au moment où on l'accroche dans un arbre. C'est une tradition  bulgare qui remonte à l'époque de la création de la Bulgarie mais on retrouve la même tradition en Roumanie avec le "Martisor". Je me souviens que mon amie Iulia m'en a offert un il y a fort longtemps que j'ai toujours (eh oui, je ne l'ai pas accroché dans un arbre...).

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    Le monastère de Rojen date du XIIIème siècle. Il a été fondé par le despote Alexis Slave et a été démoli et reconstruit plusieurs fois, notament après le passage des turcs. Dans son état actuel, il date du XVIIIème siècle.
     
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    La cour inondée de soleil

    Jour 4 - Rojen (21)

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    Au premier étage, la salle à manger des moines avec son impressionnante table

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    J'ai emprunté cette photo de l'iconostase à mon ami internet. L'église est cette fois-ci consacrée à la nativité de la Vierge.

    Monastere-de-Rojen-internet-iconostase.jpg

    Après un déjeuner à l'ombre d'une vigne dans le village de Rojen voisin, nous entamons notre randonnée vers les pyramides de sable. Mais avant, Maria nous signale que la valise de Philippe (dont elle prend des nouvelles plusieurs fois par jour depuis notre arrivée) est arrivée à destination. Sans elle, nous étions mal partis je pense... Philippe a retrouvé le sourire naturellement. Remarquez que la valise est maintenant emballée dans un plastique par sécurité : nous l'avons vu faire à Roissy 3 jours avant et cela coûte la bagatelle de 10 euros...

    Jour-4---Philippe-recupere-sa-valise.jpg

    Après un changement de tenue bien apprécié, nous voici partis à l'assaut de la montagne.

    Jour 4 - Melnik - Rando 1

    Et déjà nous surplombons Melnik.

    Jour 4 - Melnik - Rando 2

    Jour 4 - Melnik - Rando 3

    Avouez que l'effort en vaut la chandelle !

    Jour 4 - Melnik - Rando 4

    Jour 4 - Melnik - Rando 7

    Jour 4 - Melnik - Rando 5

    En continuant la promenade, nous arrivons à l'église Saint-Nicolas.

    Jour 4 - Melnik - Rando 8

    Jour 4 - Melnik - Rando 10 église Saint-Nicolas

    Cette colchique a poussé ici pour le plaisir des photographes, je pense.

    Merci Josseline de me l'avoir montrée.

    Jour 4 - Melnik - Rando 11 colchique

    et ce chardon sur le bord du chemin, n'est-t-il pas joli ?

    Jour 4 - Melnik -Rando 12

    Un petit arrêt près des ruines de la forteresse du despote Alexis Slave. Celui-ci, nommé par le tsar Kaloïane gouverneur du Rhodope occidental et de la province de la Strouma, est un personnage curieux et farouchement indépendant. Mais en gouvernant avisé, il assura à Melnik, au XIIIème siècle, sa richesse et sa beauté.

    Jour 4 - Melnik - Rando 12 Forteresse du Despote Alexii Sla

    ☻ La suite ICI 

     


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