• L'Alsace sous la canicule : Muhlouse et l'Ecomusée d'Alsace

    Le lendemain, c'est une autre ville du Haut-Rhin que nous décidons d'aller visiter : Muhlouse. La métropole compte 285 000 habitants (soit 40% de la population du Haut-Rhin) et est la "Capitale européenne des musées techniques". On peut en effet y visiter le plus grand musée de l'automobile du monde et le plus grand musée ferroviaire d'Europe.

    La place de la Réunion est la grande place de Muhlouse. On peut la voir ici depuis l'escalier du Rathaus, autrement dit l'Hôtel de Ville.

    Sur le côté du Rathaus, le Klaperstein : un masque de pierre pesant une dizaine de kilos que l'on accrochait au cou des médisantes pour les humilier...

    Depuis l'escalier du Rathaus, on peut admirer le temple Saint-Etienne qui est la principale église réformée de la ville. Son architecture lui vaut souvent d'être considérée comme la "Cathédrale".

    Depuis son parvis, on a une belle vue sur la place de la Réunion.

    Après avoir déjeuné en centre ville, nous allons prendre un petit café à la Tour de l'Europe haute de 106 mètres et construite dans les années 70. Un restaurant panoramique tournant s'y trouve au 31ème et dernier étage : on a depuis là une vue plongeante sur la ville.

    Puis nous nous rendons à "la Cité du train". L’idée d’un musée du chemin de fer en France remonte au début du XXème siècle lors de la clôture de l’exposition universelle de Paris mais ce n'est qu'en 1969 que le projet de Musée à Muhlouse (la ville offre le terrain) est accepté par la SNCF.

    Un musé énaaauuuurrrrme : en voici seulement quelques images !

    Vue générale

    Une locomotive datant de 1844

    Un wagon de voyageurs de 1850

    Les voitures des officiels : cette voiture est celle de Napoléon III.

    Les chemins de fer et les vacances : C'est Michelin qui équipa de pneus les trains qui prirent de ce fait le nom de la firme (les Michelines que nous avons empruntées étant jeunes pour relier les grandes villes à la banlieue...).

    Voici une locomotive chasse-neige

    Cette voiture possède un étage à l'air libre... pour les voyageurs de 3ème classe.

    Les chemins de fer et la guerre : sabotage sur les rails

    La Compagnie des Wagons-lits : voiture-restaurant

    Record du monde de vitesse pour cette motrice en 1953 !

     

    Déjà mardi : plus que deux jours en Alsace...

    *****

    Aujourd'hui, nous retournons sur Muhlouse : au programme, la visite de la Cité de l'Automobile. Le beau temps est revenu. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos voitures !

    Voici l'entrée du Musée

     Cette photo du hall où sont présentées les voitures anciennes ne rend pas compte de l'immensité du lieu. Ce sont les copies des réverbères du Pont Alexandre III à Paris qui en font l'éclairage.

    1878 : Finie la carriole et le cheval, vive la première voiture à vapeur !

    1892 : La Panhard sort en série pour la première fois (6 exemplaires).

    1893 : Cette Peugeot Phaetonnet peut rouler jusqu'à 20 kms/heure !

    La "Jamais Contente" : première voiture (électrique) à avoir dépassé les 100 Kms/heure en 1899.

     1907 : Un bus Lorraine-Dietrich (60 kms/heure)

    Une Scott de 1923 - 80 kkms/heure. Quelle curieuse voiture, vous ne trouvez pas ? On dirait qu'il lui manque une roue : mais non, elle a été fabriquée telle quelle.

    Une Royal-Esders de 1930 - 200 kms/heure

     Je commence à m'y reconnaître avec cette Renault de 1934 (95 kms/heure)

     La voiture la plus chère de la collection : une Bugatti de 1933 à 40 millions d'euros... (200 kms/heure)

    Sa mascotte était un éléphant (les mascottes ont été interdites en 1958 pour cause de danger).

    Une Mercédes-Benz "ailes de papillon" de 1955 (200 Kms/heure)

    Marque Arzens "la Baleine" : avec ses 7 mètres de long, elle ne doit pas être facile à garer !

    Une Talbot de 1948 : l'aérodynamisme arrive... Il s'agit bien sûr d'une voiture de course.

    C'était une visite en raccourci figurez-vous !

    *****

    Aujourd'hui dimanche, nous décidons d'aller visiter l'Ecomusée d'Alsace. Il est situé près de Muhlouse. Nous y arrivons de bonne heure pour éviter la canicule qui perdure toujours...

    Il s'agit d'un village vivant recréé de toutes pièces sur une friche industrielle de mines de potasse. Y sont regroupées et reconstituées d’authentiques constructions alsaciennes (maisons à colombages, maisons d’ouvriers, boutique, mairie, tour fortifiée, Halle des fêtes, ferme, école, lavoir, jardins, champs…), généralement anciennes (certaines datant du XVe siècle). Ces maisons, parfois vouées à la destruction, trouvent ici une seconde vie. Elles sont ouvertes au public et des acteurs costumés, dont certains sont bénévoles, présentent les travaux traditionnels de la région au moyen d’outils anciens : forgeron, charron, tonnelier, scieur, sellier, menuisier, boulanger... La mission de l'Ecomusée vise à présenter les bâtiments et les us et coutumes d'antan, ainsi qu'à assurer la transmission d'un patrimoine vivant par la formation d'artisans et la sensibilisation des plus jeunes.

    Voici un joli petit film réalisé par Daniel Ziegler pour l'Ecomusée.

    Tout au long de la journée, des animations sont prévues à heure fixe : nous arrivons "pile poil" pour assister au nourrissage des cigognes. Celles-ci sont carnivores (en fait, elles mangent vraiment de tout) et le jeune homme qui fait l'animation leur donne à manger des poussins de un jour. Les cigognes en sont très friandes et les gobent à la vitesse Grand V pour les régurgiter ensuite dans leur nid avant de les ingérer à nouveau en s'en délectant cette fois-ci.

    Avez-vous entendu les claquements de bec ? C'est le mode de communication des cigognes : on dit que les cigognes claquettent ! Nous avons remarqué que très souvent quand elles font ce raffut, elles se tordent le cou en se regardant non pas le nombril mais le dos comme ce couple dans son nid.

    Au fait, les cigognes vivent en couple et... elles sont monogames !

    Elles ne sont pas farouches non plus...

    Du haut de cette tour (une maison-forte provenant des remparts de Muhlouse), on a une vue d'ensemble sur l'Ecomusée, sa nature et son habitat.

    Les habitations

    Un jardin médiéval

    Avant de redescendre, nous admirons le joli plafond reconsttitué d'après une habitation strasbourgeoise : il date du XVème siècles;

    Une curieuse roue : elle donne de façon alphabétique les noms d'origine alsacienne et leur signification. Naturellement nous avons cherché FISCHER !

    Sur le côté, on peut voir la correspondance du nom avec les pays étrangers : en France c'est donc FISCHER, le pêcheur (ou le garde-pêche), en Italie c'est PESCATORE, aux Pays-Bas c'est FISKER, en Angleterre c'est FISHER (sans le C !), en Pologne c'est HALASZ et en Slovaque c'est RYBAR.

    On est bien avancés avec ça !

    Redescendons sur le plancher des vaches.

    Même si ce sont des chevaux que nous croisons non loin de là.

    Il y a une présentation d'attelages dans quelques minutes sur l'une des places du village.

    Le baudet bâté qui rendait bien des services autrefois...

    Tout comme ces percherons

    Elle, c'est la vosgienne : nous en avons vu beaucoup dans les montagnes. Autrefois en voie de disparition, la race vosgienne compte aujourd'hui près de 13000 têtes grâce à un plan de sauvegarde.

    Pas ou peu de photos de maisons : la chaleur était telle que j'ai oublié de "cliquer" !

    Le soir heureusement, un orage salvateur nous permet de respirer mieux. Le lendemain, nous décidons d'aller du côté de Gérardmer en passant par le col de la Schlucht. Philippe écoute gentiment son nouveau GPS (malgré mes conseils de ne pas le faire !) et nous voilà partis sur une petite route très sympa ma fois. Comme vous le voyez, le bois dans les vosges : ça ne manque pas.

    Quelques kilomètres plus tard, la route s'arrête net... Si je n'avais pas dit à Philippe qu'il y avait un panneau "interdit à toute circulation" je crois bien que nous aurions fait une première...

    C'est sûr, on aurait eu notre photo dans le journal !

    En reprenant la route classique, goudronnée celle-ci, nous arrivons au col à 1139 mètres.

    Peut-être que le temps va se dégager, qui sait ?

    Ces cyclistes ont le moral mais ils sont bien encombrants...

    La route des crêtes : nous la découvrirons lors d'un prochain voyage !

    Déjeuner à Gérardmer au restaurant "La clé des champs" : super bon accueil et un bon menu du jour. Le décor, un poil chargé mais c'était pas grave : on n'a pas vraiment choisi le restau, désirant surtout nous mettre à l'abri de la pluie... C'est rue François Mitterand : facile de se le rappeler.


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