•  Hier après-midi je suis allée au cinéma avec mon amie Brigitte, que j'ai connue à la chorale, pour lui faire découvrir le nouveau complexe Gaumont en travaux depuis 20 mois (ça a coûté 6,5 millions d'euros tout de même). Il s'agit du cinéma Les Fauvettes, qui reprend le nom qu'il avait à l'origine lors de la création de ce café-concert en 1894.

    La Fauvette a servi de salle au cinématographe des frères Lumière pour "Ali Baba et les 40 voleurs" et "Le voyage dans la lune" de Méliès.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    En 1937,La Fauvette fût transformée en une salle de cinéma de 1000 places avec balcon et en 1992 le cinéma devient le Gaumont Gobelins pour rappeler le nom de l'avenue sur laquelle il se trouve.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    L'originalité des Fauvettes réside en ce qu'il est dédié aux films anciens ayant subi une restauration.

    Voici un petit film qui explique toutes les étapes de la restauration.

    QUELQUES CHIFFRES

    80% des films tournés avant 1929 ont été perdus à jamais selon l'association Film Foundation.

    50% des films datant d'avant 1950 seraient perdus.

    2,5km C'est la longueur d'une copie 35mm pour un film de 90min.

    Le budget d'une restauration peut aller de quelques milliers à quelques millions d'euros. À titre d'exemples, la restauration de "Cléo de 5 à 7" d'Agnès Varda aurait coûté 70 000€, celle du film "Playtime" de Jacques Tati, plus de 800 000€ !

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    Voici la nouvelle façade du cinéma : plus d'affiches papier mais une façade numérique : Cette nouvelle technologie permet un affichage à destination de l’extérieur et laisse passer la lumière à l’intérieur.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    On entre par ce long couloir revêtu de bois (c'est le cas de tous les espaces du cinéma). A gauche des écrans lumineux présentent les films joués dans les cinq salles.

    Le slogan du cinéma annonce : Versions restaurés, émotions intactes...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    On accède alors à la partie centrale du rez-de-chaussée : à droite, le bar, au fond l'escalier d'accès aux salles obscures.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Une fois qu'on a passé commande...,

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    il ne reste plus qu'à s'installer au salon voisin du patio : on y accède par un petit couloir à gauche. Admirez l'architecture intérieure...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Dans le salon on peut, en sirotant son café, visionner les bandes annonces des différents films à l'affiche.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Voici la salle N°1 : elle a une capacité de 194 places et, cerise sur le gâteau, possède une rangée de sièges "duo" avec accoudoir rabattable. Tous les fauteuils de velours rouge sont numérotés : vous pouvez donc choisir votre place lors de l'achat de votre billet... Entre parenthèses, le prix du billet n'est pas donné : 12 euros la place. Nous sommes ici dans un cinéma de luxe...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    La programmation de cette semaine est riche : Alfred Hitchcock (Le crime était presque parfait), Jacques Tati (Jour de fête), Francis Weber (La chèvre), Matthieu Kassovitz (La haine), un film d'animation des studios Pixar (Ratatouille), Luc Besson (Le grand bleu), Francis Weber (Le dîner de cons), Rydley Scott (Alien, le huitième passager) et...

    le film que nous sommes allés voir qui date de 1964 : Cent mille dollars au soleil d'Henri Verneuil avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura et des apparitions de Bernard Blier fort drôles. Un trio qui ne pouvait que faire mouche, surtout avec des dialogues de Michel Audiard !

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Synopsis

    Au Maroc, dans les années soixante (c'est important de le préciser car c'est le Maroc de cette époque qui est filmé par Verneuil avec sa population en djellabas, ses animaux comme véhicules de transport, ses ruelles sans éclairage etc...), le patron d'une entreprise de transports de marchandises (Transports transsahariens) située à Blima (c'est Castagliano, dit "la betterave") confie à un chauffeur qu'il vient tout juste d'embaucher son semi-remorque flambant neuf, charge à lui de le convoyer à travers le désert jusqu'à la ville de Tagmout au sud du pays.

    Le chauffeur, c'est John Steiner : il a visiblement de faux papiers mais Castagliano, le patron (dit "la Betterave"), joué par l'excellent Gert Fröbe, s'en moque : pour ce chargement "particulier", il ne fait pas confiance à ses chauffeurs habituels qui risqueraient de le détourner...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Ceux-ci ne voient pas d'un très bon œil le choix du patron, eux qui conduisent d'habitude des camions plus ou moins pourris. Jean-Paul Belmondo joue le rôle d'un jeune gars malin et séducteur nommé Rocco, Lino Ventura celui de Marek, dit "Plouc", son ami, un gars qui mène une petite vie tranquille même s'il a le gauche facile... et Bernard Blier celui de "Mitch-Mitch", un obsédé du sexe mais toujours prêt à rendre service aux copains.

    Le soir, les quatre hommes se donnent rendez-vous chez Zézé, un bar où ils ont l'habitude de se retrouver entre deux convoyages. Inutile de vous dire qu'ils en ressortent passablement éméchés...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Le lendemain matin, le camion sort du garage à l'heure indiquée par "la betterave"...,

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    sauf qu'on s'aperçoit rapidement que ce n'est pas Steiner qui le conduit mais Rocco !

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    "La betterave" confie immédiatement à "Plouc", en qui il a confiance, la charge de rattraper Rocco, moyennant un forte prime.

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    Une course poursuite effrénée commence dans le désert...

    Cent mille dollars au soleil au Fauvettes

    La suite, vous pourrez la lire sur Wikipédia si ça vous chante.

    La bande-annonce vous donnera peut-être l'envie d'aller visiter ce nouveau cinéma...

    Une très bonne après-midi en compagnie de mon amie Brigitte.


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  • Je ne sais pas si c'est un hasard... mais curieusement le cinéma Les Fauvettes, le dernier né de la firme Gaumont, présentait à l'heure de la Cop 21 un film de Science Fiction traitant du problème de la surpopulation et de l'alimentation qui en découle : il s'agit de Soleil Vert de Richard Fleischer. Sorti en 1973 et primé en 1974 au Festival du film fantastique d'Avoriaz, ce film (dont le héros est joué par Charlton Heston) nous a emballés.

    Synopsis selon Télérama

    A New York, en 2022, les ressources naturelles sont épuisées. La situation est d'autant plus dramatique que la surpopulation, dans la métropole, est impossible à endiguer. Partout règnent la misère et la famine. Les quarante millions de New-Yorkais subsistent principalement grâce aux nourritures synthétiques fabriquées par la compagnie Soylent. L'inspecteur Thorn, encore privilégié, partage un minuscule appartement avec Sol Roth, un vieillard. Il enquête sur le meurtre de William Simonson, un ancien directeur de Soylent. Thorn découvre au fil de ses recherches que cette affaire est loin de se résumer à un simple crime sordide. Il reçoit des menaces, mais refuse d'abandonner l'enquête...

    Quelques images du film...

    Un écran d'avant-garde : le film a été tournée en 1973...

    Soleil vert

    Thorn et le "mobilier"...

    Soleil vert

    La découverte du cadavre de William Simonson, l'ancien Directeur de l'usine

    Soleil vert

    La cage d'escalier de Thorn surpeuplée

    Soleil vert

    La mardi, c'est jour de distribution du Soleynt green et de l'eau...

    Soleil vert

    Sol Roth (joué par l'excellent Edward G. Robinson, au centre) au ravitaillement

    Soleil vert

    "Attention, attention : il n'y a plus de Soleynt green !"

    Soleil vert

    Dès cette annonce faite, les pelleteuses entrent en action...

    Soleil vert

    Thorn contient la foule déchaînée.

    Soleil vert

    Le tueur à la recherche de Thorn 

    Soleil vert 

    Le "foyer" d'accueil de Sol Roth qui désire en finir avec la vie. On y visionne sur un air de Beethoven des images d'un passé révolu...

    Soleil vert

    La découverte de l'usine de fabrication du Soleynt green par Thorn

    Soleil vert

    La critique de Pierre Murat

    Curieux film au rythme lent, mais qui reste passionnant par son ambiance mor­tifère. Le vrai héros n'est pas Charlton Heston, c'est Edward G. Robinson, dans un de ses derniers rôles, un bon vieil humaniste à l'ancienne. Le voir, dans cet univers à la Orwell, cuisiner un ragoût de boeuf pour son copain Heston, qui, trop jeune, ignore tout de ces joies culinaires, est une séquence réjouissante et émouvante.

    On pourra évidemment sourire de la naïveté avec laquelle on nous présente, à la fin, la beauté du monde des années 1990 : couchers de soleil rougeoyants, rivières clairettes et moutons paissant... Mais le film a une vraie noirceur. Et la dernière partie, la course-poursuite de Charlton Heston pour découvrir la vérité sur le soleil vert, est menée par Richard Fleischer avec le professionnalisme qu'on lui connaît. Bref, un film futuriste, légèrement démodé, qui reste, paradoxalement, prophétique.

    Marie-Claire : il faut louer le DVD !

    La garantie d'une excellente soirée devant une tisane


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  • Le cinéma du mardi chez Gaumont, c'est bon !

    Cette semaine : "Je suis à vous tout de suite" de Baya Kasmi

    Je suis à vous tout de suite

    L'histoire

    Hanna est née de mère française et de père algérien et c'est une très jolie jeune femme (jouée par Vimala Pons, une actrice que je découvre avec beaucoup de plaisir mais qui a déjà un long palmarès à son actif).

    Son problème : elle ne sait pas dire "non", ce qui pour un DRH (d'on ne sait trop de quelle Société...) est, vous l'avouerez, très handicapant ! Elle explique ce handicap par le caractère de ses parents.

    Elle dit de lui qu'il est "épicier social" car il fait très souvent crédit à ses clients... C'et Ramzy qui interprète le rôle fort brillamment.

    Quant à sa mère, jouée par Agnès Jaoui, elle la décrit comme une psychothérapeute qui soigne ses patients à domicile sans leur demander d'honoraires !

    Un jour Hanna découvre que son frère Hakim est malade et a besoin d'une greffe de rein. Peu après, elle apprend que, rejetant la France où il est né, il a l'intention de partir en Algérie avec femme et enfants alors qu'il n'y a jamais mis les pieds...

    Je ne vous en dis pas plus car le sel de cette histoire tient au fait qu'on ne sait pas tout d'Hanna dès le départ même si certaines choses sont suggérées.

    Le mieux est d'aller voir le film : vous passerez un excellent moment en compagnie des acteurs de cette comédie dramatique réalisée par Baya Kasmi.

    La bande annonce


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  • La Mairie de Châtillon nous a proposé cet été du cinéma en plein air : comme il a fait très beau, cela a été une vraie réussite d'autant plus que les films étaient variés.

    C'étaient deux jeunes qui s'occupaient de la projection. Je suppose qu'ils doivent aller de ville en ville...

    Nous avons manqué le premier film "The Artist" de Michel Hazanavicius du fait que nous avions notre petit-fils en vacances à cette date. Qu'importe, nous l'avions déjà vu l'un et l'autre ! (mais c'est vrai que j'aurais eu beaucoup de plaisir à le revoir, surtout dans ces conditions...).

    Il y a eu ensuite "Le dîner de cons" de Francis Weber.

    Comme vous pouvez le voir, des chaises et un grand écran tendu dans les jardins de la Mairie permettaient aux spectateurs de voir le film dans de bonnes conditions.

    Un large public est venu rire au jeu des acteurs (Jacques Villeret est impayable en François Pignon).

    Nous aurions pu visionner la semaine suivante "Comme un avion" de Bruno Podalydès dont on m'avait dit beaucoup de bien, mais ce jour là la pluie nous a arrêtés : si nous avions su qu'en cas de pluie la séance avait lieu au Sélect... n'est-ce pas Christelle ! C'est vrai que c'est inscrit sur les affiches mais quand on n'habite pas Châtillon et qu'on se fie aux informations du Châtillonnais ou de l'Office de Tourisme, on l'a dans le baba !

    "La traversée de Paris" a été un vrai régal : normal avec Bourvil et Gabin (et non pas Fernand Raynaud comme l'a écrit le Bien Public) !

    Cinéma en plein air à Châtillon-sur-Seine

    Nous avons boudé le film de science-fiction proposé "Flash Gordon", peut-être à tort qui sait ?

    Enfin, la saison s'est terminée par un enregistrement à l'Opéra Bastille de "La traviata" (dirigée par Philip Jordan).

    Cinéma en plein air à Châtillon-sur-Seine

    Je ne vous dirai pas qu'il y avait autant de monde que d'habitude... mais en tout cas, moi, j'ai été ravie d'assister à la projection de ce drame écrit par mon auteur d'opéra préféré, Verdi.

    J'espère que cette bonne initiative sera reprise l'été prochain !


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  •  La critique est unanime 

    • Le film, puissant et d'un désenchantement frisant parfois la comédie, dit en cinq courtes histoires et en cinq quartiers d'Alger le désespoir d'un pays rongé par le mensonge, la misère et l'ignorance. Superbe (Sud-ouest)
    • Un portrait singulier d'Alger à travers ces terrasses suspendues telles les jardins de Babylone, entre ciel et terre, entre réalité étouffante et ouverture vers l'espoir (Les Inrocks)
    • ...Une remarquable réussite, comme spectacle et comme témoignage. Merzak Allouache retrouve le souffle, la finesse et l'émotion de ses plus grands films. (Projection Publique)
    • Merzak Allouache effectue un travail magistral de montage de cinq histoires éclatées et contées au rythme des cinq prières... (L'Humanité)
    • Âpre et terriblement vrai (Journal du Dimanche)
    • Un film plein de grâce (Europe 1)
    • Poétique, poignant... (Le Nouvel Obs)
    • Inspiré et fort (Télérama)
    • Un joyau d'Alger (Le Monde)

     Mon avis maintenant... 

    Je n'ai pas été déçue, bien au contraire, par ce film dont la bande annonce paraissait très prometteuse. Un film presque racinien où l'action se passe dans un seul lieu d'Alger, les terrasses (Casbah, Bab El Oued, Notre Dame d'Afrique, Telemly et Belcourt) et dans l'espace d'une seule journée, ponctuée par les cinq prières quotidiennes prescrites par l'Islam.

    Le film commence donc à l'aube pour se terminer à la nuit.

    Une superbe lumière sur Alger contraste avec la noirceur des événements qui s'y déroulent, tandis qu'au loin montent les bruits de la ville. Sur ces terrasses, on y vit, on y mange, on y dort, on y travaille, on y meurt même (beaucoup...) : elles sont le théâtre de véritables drames sociaux.

    J'ai adoré !

    Les Terrasses de Merzak Allouache

    Les Terrasses de Merzak Allouache

     Les Terrasses de Merzak Allouache

    Les Terrasses de Merzak Allouache

    La bande annonce pour vous donner envie d'y aller : oui oui, c'est encore possible sur Paris !

     


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