• Cinéma ce samedi après-midi avec un très bon film roumain de Horatiu Malaele

    Au diable Staline, vive les mariés !


     L'intrigue est tirée d'un fait divers.

     Elle est le symbole d'une Roumanie réduite au silence

    par les communistes, mais qui apprit à chuchoter

    pour rester elle-même

    et à prendre son joug avec humour.

    Le synopsis

    Roumanie, de nos jours.
    Une équipe de tournage arrive dans un village isolé pour un reportage sur des phénomènes paranormaux. A la surprise de tous, seules de vieilles femmes en deuil habitent ce village. Quelle est donc leur histoire ?

    Roumanie, 1953.
    Ana et Iancu sont sur le point de se marier. Tout le village s’attelle aux préparatifs
    de la noce. C’est un véritable festin qui attend tous les convives.
    Alors que la fête bat son plein dans le jardin de la maison, le maire du village
    et le commandant du régiment font irruption pour annoncer la mort de Staline
    ainsi qu’une semaine de deuil national prenant effet sur le champ.
    Toutes les festivités sont interdites. Malgré l’interdiction,
    les mariés et leurs invités feront preuve d’ingéniosité pour poursuivre la fête...


    Une bonne critique vaut mieux qu'un long discours...

     


     

    et maintenant, le film


     

    Courez-y vite !
    C'est si excellent que le film va forcément très vite disparaître des écrans !


    Bon : la salle de l'Epée de bois ne m'a pas vraiment réussi...
    mais le café gourmand, trop bon !

    A voir... ou à revoir !


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  • La cérémonie des César 2009 s'est tenue vendredi soir
    sous la présidence de Charlotte Gainsbourg.



    Pas moins de 7 César pour Séraphine
    le film de Martin Provost

    Séraphine Louis est née à Arsy sur Oise le 3 septembre 1864.


     
     
    De parents modestes (son père était horloger et sa mère travaillait chez des fermiers), elle devient orpheline à sept ans et est recueillie par sa sœur ainée. D'abord bergère, elle travaille comme domestique chez les sœurs de la Providence à Clermont (Oise), à partir de 1881.
    C'est pendant cette période qu'elle s'imprègne alors d'images pieuses
    et de la lumière colorée des vitraux.


    Séraphine est entièrement autodidacte ; elle travaille le jour et peint la nuit,
    dans sa chambre de bonne,
    à la lueur des bougies. Elle utilise de la peinture Ripolin qu'elle mélange avec de l'huile d'éclairage chapardée à l'église (avec l'assentiment de la Sainte Vierge...), de la terre de cimetière, et du sang de porc (quand ce n'est pas son propre sang pour donner plus de vie à ses tableaux)
    .


     
     
    En 1901, elle rencontre le collectionneur d'art allemand Wilhelm Uhde,
    alors qu'elle est employée
    comme femme de ménage dans une famille bourgeoise
    de Senlis. Celui-ci, qui s'intéresse alors à Picasso, à Braque ainsi qu'au Douanier Rousseau, découvre ses peintures par hasard et lui apporte son soutien.


     
     
    Elle sombre cependant dans la folie, et on l'interne pour « psychose chronique »
    en 1932 à l'hôpital psychiatrique de Clermont. Elle meurt à 78 ans le 11 décembre 1942 dans l'annexe de l'hôpital à Villers-sous-Erquery, dans le dénuement
    et les dures conditions de vie des asiles sous
    l'occupation allemande.

    Elle est enterrée dans une fosse commune.


    Le Musée Maillol fait actuellement une rétrospective de son oeuvre.


     
    Le bouquet de feuilles


     
    Les grappes de raisin


     
    Feuilles

    Nous sommes allés voir ce très joli film au Cinéma de l'épée de bois, à l'angle de la rue du même nom et de la rue Mouffetard.
    Une salle de 65 places, remplie à moitié seulement car c'est la séance de 13 heures.


     
    Cet ancien théâtre échappe à la destruction en 1971 pour être transformé en cinéma indépendant d'art et d'essai privilégiant les films français et européens en version originale.

    Dommage que le projecteur ne soit pas suffisament lumineux...


     
     
    Yolande Moreau reçoit son César de la meilleure actrice 2009.


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  • Dimanche dernier, cinéma au MK2 Bibliothèque.

    Entendez, le quartier de la Grande Bibliothèque, donc toujours dans le 13ème,
    notre arrondissement chéri. On est chauvin ou on ne l'est pas !


     
    Ce cinéma a l'avantage d'avoir des "fauteuils pour 2..."
    avec possibilité ou non de rabattre l'accoudoir central
    et surtout beaucoup de place pour les grandes pattes de Philippe !
    (je ne me moque pas : je sais bien que je suis née naine...)

    Le film : le bal des actrices de Maïwenn


     
     
    Maïwenn est une jeune cinéaste française de 33 ans.
    Dans ce deuxième long métrage, elle est à la fois actrice, réalisatrice
    et productrice d'un documentaire entrecoupé de moments de comédie musicale
    sur le thème des comédiennes "stars" et des images qu'elles véhiculent.
    Un documentaire dans lequel la réalisatrice s'amuse à nous perdre
    dans l'entrelacs d'une fiction toujours sur le fil de la réalité.


     
     Sympa, la bande-annonce, non ?


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  •  Au cinéma cet après-midi : bonne pioche !

    Justement... il s'agit du film d'Antoine de Maximy
    J'irai dormir à Hollywood
    réalisé par la Société de Productions du même nom !


    Egal à lui-même, le réalisateur, donc excellent
    dans ce très intéressant documentaire sur l'Amérique.

    Une multitude de rencontres toutes dues au hazard
    puisqu'Antoine de Maximy en fait le principe même
    de son émission (j'irai dormir chez vous)
    dont nous sommes des fidèles sur la chaîne Voyages.


    Amusant le générique
    (si vous voulez le voir, il va falloir aller au cinéma !)
    non moins originale, l'arrivée en parachute sur le sol américain.

    Etonnante la rencontre avec les indiens Navajo : cette jeune indienne qui dit qu'elle ne pourrait vivre ailleurs que dans ces montagnes mais qui regrette l'absence de bibliothèque et de centre de loisirs pour ses enfants.

    Edifiante aussi la leçon de civisme donnée par cet ancien du Viet-Nam qui a rendez-vous avec la prison (pour 15 ans) deux jours après et qui s'octroie une journée à la pêche avant de se rendre à la justice...

    Déroutant le passage à La Nouvelle Orléans dans le quartier noir : on l'avait pourtant prévenu qu'il valait mieux ne pas s'aventurer là-bas... mais Antoine de Maximy n'en fait qu'à sa tête !

    Bref, un très bon moment de cinéma.
    Je vous laisse découvrir la bande-annonce.
    Courez-y vite avant que le film ne disparaisse de l'affiche
    au profit (à 10 contre 1)... d'un navet américain !
     

    Allez, en prime, la critique de Télérama, of course !

    Il est parti, pendant trois mois, à la rencontre des Américains. Pas pour se faire élire. Pour « dormir chez eux ». Antoine de Maximy a l'habitude de partager des bribes d'intimité, repas et coins de chambre improbables, avec de parfaits inconnus. Depuis cinq ans, le baroudeur pro­mène son sac à dos, son ingénieux système de mini-caméras embarquées, son anglais approximatif et son charme souriant chez les gens ordinaires des cinq continents. Il livre ainsi, sur la chaîne de télévision Voyage, de chaleureux instantanés.

    Pour les Etats-Unis, il rêvait de grand écran, d'un vrai road-movie, avec plus de temps pour ses rencontres, plus d'espace pour ses images. J'irai dormir à Hollywood retrace donc sa traversée, d'est en ouest, à pied, en bus, en train ou au volant d'un vieux corbillard repeint en rouge. Et aussi ses rencontres : un couple d'acrobates new-yorkais illuminé, faisant sa gym dans la rue ; une jeune femme, Indienne navajo, qui, du fond de sa réserve désespérante, rêve de lectures et d'ailleurs ; un Noir alcoolisé, titubant devant sa maison de Louisiane dévastée par un cyclone ; un vieux Californien digne, qui, en attendant de toucher un jour sa retraite, vit sur la plage de Los Angeles...

    Les images, sur fond d'excellentes reprises de standards américains, sont un peu bringuebalantes. Les histoires sont inégales et, ainsi juxta­posées, souffrent d'un manque de progression narrative. Mais, tour à tour fantasques, drôles, surprenantes, menaçantes ou touchantes, elles finissent par dessiner, loin des clichés, une très authentique carte de l'« au­tre Amérique ».

     Emmanuelle Anizon


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  •  Au cinéma cet après-midi : bonne pioche !

    Justement... il s'agit du film d'Antoine de Maximy
    J'irai dormir à Hollywood
    réalisé par la Société de Productions du même nom !


    Egal à lui-même, le réalisateur, donc excellent
    dans ce très intéressant documentaire sur l'Amérique.

    Une multitude de rencontres toutes dues au hazard
    puisqu'Antoine de Maximy en fait le principe même
    de son émission (j'irai dormir chez vous)
    dont nous sommes des fidèles sur la chaîne Voyages.


    Amusant le générique
    (si vous voulez le voir, il va falloir aller au cinéma !)
    non moins originale, l'arrivée en parachute sur le sol américain.

    Etonnante la rencontre avec les indiens Navajo : cette jeune indienne qui dit qu'elle ne pourrait vivre ailleurs que dans ces montagnes mais qui regrette l'absence de bibliothèque et de centre de loisirs pour ses enfants.

    Edifiante aussi la leçon de civisme donnée par cet ancien du Viet-Nam qui a rendez-vous avec la prison (pour 15 ans) deux jours après et qui s'octroie une journée à la pêche avant de se rendre à la justice...

    Déroutant le passage à La Nouvelle Orléans dans le quartier noir : on l'avait pourtant prévenu qu'il valait mieux ne pas s'aventurer là-bas... mais Antoine de Maximy n'en fait qu'à sa tête !

    Bref, un très bon moment de cinéma.
    Je vous laisse découvrir la bande-annonce.
    Courez-y vite avant que le film ne disparaisse de l'affiche
    au profit (à 10 contre 1)... d'un navet américain !
     

    Allez, en prime, la critique de Télérama, of course !

    Il est parti, pendant trois mois, à la rencontre des Américains. Pas pour se faire élire. Pour « dormir chez eux ». Antoine de Maximy a l'habitude de partager des bribes d'intimité, repas et coins de chambre improbables, avec de parfaits inconnus. Depuis cinq ans, le baroudeur pro­mène son sac à dos, son ingénieux système de mini-caméras embarquées, son anglais approximatif et son charme souriant chez les gens ordinaires des cinq continents. Il livre ainsi, sur la chaîne de télévision Voyage, de chaleureux instantanés.

    Pour les Etats-Unis, il rêvait de grand écran, d'un vrai road-movie, avec plus de temps pour ses rencontres, plus d'espace pour ses images. J'irai dormir à Hollywood retrace donc sa traversée, d'est en ouest, à pied, en bus, en train ou au volant d'un vieux corbillard repeint en rouge. Et aussi ses rencontres : un couple d'acrobates new-yorkais illuminé, faisant sa gym dans la rue ; une jeune femme, Indienne navajo, qui, du fond de sa réserve désespérante, rêve de lectures et d'ailleurs ; un Noir alcoolisé, titubant devant sa maison de Louisiane dévastée par un cyclone ; un vieux Californien digne, qui, en attendant de toucher un jour sa retraite, vit sur la plage de Los Angeles...

    Les images, sur fond d'excellentes reprises de standards américains, sont un peu bringuebalantes. Les histoires sont inégales et, ainsi juxta­posées, souffrent d'un manque de progression narrative. Mais, tour à tour fantasques, drôles, surprenantes, menaçantes ou touchantes, elles finissent par dessiner, loin des clichés, une très authentique carte de l'« au­tre Amérique ».

     Emmanuelle Anizon


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