• Le mardi, avec ma CB, nous allons souvent au cinéma car c'est "presque" gratos. Les Fauvettes, c'est notre cinéma de prédilection : tout neuf, revêtu de bois de pied en cap et... avec de la place pour les jambes.

    Le top quoi !

    Ce mardi nous avons vu "Rodin" de Jacques Doillon. Une assez bonne critique de façon générale nonobstant le problème de la diction reprochée à Vincent Lindon et qui nous a valu le droit de le voir avec des sous-titres : original pour un film en français !

    En 1880, Rodin a 40 ans et a déjà marqué les esprits par son talent de sculpteur. La reconnaissance de l'Etat français vient enfin avec une commande de la Porte de l'Enfer, composée entre autres du Baiser et du Penseur, ses éléments les plus célèbres. Alors qu'il vit depuis des années avec sa compagne Rose, il croise le chemin de la bouillonnante et très douée Camille Claudel, une sculptrice qu'il formera et avec laquelle il vivra dix ans de passion. La folie de la jeune femme aura raison de leur liaison. Après leur rupture, Auguste Rodin réalise un imposant portrait de Balzac, qui va faire scandale et qui marquer l'histoire de l'art...

    Au final, un film plutôt documentaire assez esthétique (on y voit beaucoup le sculpteur dans son atelier entouré de ses modèles et de ses assistants) mais auquel il manque l'émotion (que nous avions tous ressentie dans le "Camille Claudel" de Bruno Nuytten). Ceci est peut-être dû au choix d'Izia Higelin qui joue le rôle de la maîtresse passionnée sans grande envergure : elle est bien pâle face à Isabelle Adjani qui nous avait tous bouleversés. Vincent Lindon, lui, incarne un Rodin plus vrai que nature, barbe comprise. J'ai beaucoup aimé le rôle de Séverine Caneele qui joue Rose, la femme que Rodin n'épousera jamais et dont il a aura pourtant un fils (mal aimé de son père).

    Intéressant mais pas inoubliable


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  • Cet après-midi nous sommes allés aux Fauvettes, notre cinéma de prédilection, situé avenue des Gobelins. Une amie m'avait conseillé d'aller voir Django (un épisode de la vie du célèbre musicien de jazz manouche).

    Un film est agréable à voir mais sans plus, mise à part évidemment la superbe musique qui l'accompagne.

    Django aux Fauvettes

    L'action se passe sous l'occupation en 1943, au moment où Django Reinhardt est au faîte de sa gloire à Paris. Pour fuir les allemands qui l'ont invité à venir jouer à Berlin mais également mis en garde par sa maîtresse, Louise, sur le sort des tziganes dans l'Allemagne nazie, il se réfugie avec sa femme, Naguine, et sa mère, Negros, à Thonon-les-Bains où il retrouve une partie de sa famille, des tziganes vivant en roulotte.

    Seul son talent lui vaudra d’échapper aux persécutions s’abattant sur sa communauté, à laquelle il rendra hommage avec un Requiem pour mes frères Tziganes joué après la guerre et dont la partition est à présent perdue.

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    Etienne Comar, le réalisateur, a choisi Reda Kateb pour endosser le personnage et il fait une belle prestation. Il a dû apprendre à jouer de la guitare pendant un an avant de pouvoir tourner les scènes musicales et il a aussi appris à donner la réplique dans le langage des sinté, les gitans d'Europe de l'Ouest. Cécile de France lui donne la réplique : elle joue le rôle (imaginaire) d'une des nombreuses maîtresses qu'il a eues : avec une telle musique, il devait être difficile de ne pas tomber sous le charme de ce beau brun...

    Mais le rôle que j'ai préféré est celui tenu par Bim Bam Merstein, de la communauté des gens du voyage de Forbach, qui (à 87 ans) joue la mère de l'artiste, Negros.

    La voici avec les autres artistes ayant endossé les rôles des compagnons de jazz de Django.

    Django aux Fauvettes

    La bande-annonce


    Ma foi nous avons passé un bon moment !


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  • Hier je suis allée voir un film

    Hier je suis allée en compagnie d'Arlette voir un film en avant-première au Centre Wallonie-Bruxelles dans le quartier de Beaubourg. Son metteur en scène, Stephan Streker, retenu à Bruxelles avait dépêché la représentante de Jour2fête, son distributeur en France, ainsi que le producteur du film, Mickaël Goldberg, pour le représenter. Sébastien Houbani, le principal acteur masculin était venu lui aussi parler de son rôle dans le film.

    Le film, Noces, sélectionné en compétition au 9ème Festival du film francophone d'Angoulême, lui a valu une récompense prestigieuse : le "Valois du meilleur acteur". Pour ce film ou il interprète un jeune pakistanais, l'acteur a appris la langue Ourdou, langue officielle du Pakistan : dans ces familles immigrées bilingues, les conversations se font souvent en changeant de langue d'une phrase à l'autre, la langue d'origine étant, d'après moi, utilisée plutôt dans un contexte émotionnel intense.

    Hollywood a ses Oscars, Paris a ses César, Angoulême, elle, a ses Valois. Représentant des pellicules de film en laiton doré à l'or fin, ils sont l'oeuvre de Sophie Reulet, artiste peintre.

    L'action se passe en Belgique au sein d'une famille pakistanaise aimante et bien intégrée : le père est épicier et fait ainsi vivre sa famille composée de sa femme et de leurs quatre enfants.

    C'est un acteur iranien (Babak Karimi) qui tient le rôle.

    Zahira, leur deuxième fille, est enceinte d'un jeune pakistanais. Si l'annonce de sa grossesse choque sa famille et en particulier sa mère, le problème semble pouvoir être résolu grâce aux moyens modernes dont l'Europe dispose.

    Confrontation entre Zahira et sa mère (jouée par Neena Kulkarni, une actrice indienne)

    La plus grande difficulté est ailleurs : leur fille leur annonce qu'elle refuse d'épouser l'un des trois jeunes pakistanais qu'ils ont choisi pour elle, selon la tradition musulmane de ce pays, ce qui sauverait les apparences.

    Le frère de Zahira, Amir, lui est très attaché, c'est un peu son confident... Cependant, même s'il la comprend, il tente de convaincre la jeune-fille d'accepter ce mariage pour ne pas que leurs parents soient déshonorés.

    Mais Zahira résiste !

    Même si la jeune fille aime ses parents et sa famille, elle ne veut pas épouser un autre homme que celui dont elle tombera amoureuse.

    Un drame très émouvant et brillamment interprété par Sébastien Houbani et Lina El Arabi qui a reçu un "Valois de la meilleure actrice" pour son interprétation dans le film.

    Le film, librement inspiré de faits divers réels, sortira en salles le 22 février prochain.

    Je vous le conseille vivement.

    PS : Ce film m'a fait penser à un autre film, allemand celui-là "L'étrangère" que j'avais vu il y a quelques temps et dont le synopsis était le suivant (Jean-Luc Douin - Le Monde).

    Umay, l'héroïne de L'Etrangère, quitte un mari violent, fuit Istanbul avec son gamin et vient rejoindre sa famille à Berlin. L'accueil n'y est pas ce qu'elle espérait. Père autoritaire, mère confite dans les traditions, frère violent, sœur inquiète de voir son propre mariage compromis par son comportement : tous la sermonnent, l'adjurent de retourner dans son foyer conjugal, la répudient, la traitent de putain, tentent de kidnapper son fils afin de le ramener à son père… Umay doit fuir à nouveau, persécutée par des proches qui craignent les commérages et le déshonneur.

    J'avais également beaucoup apprécié ce film, également tiré d'un triste fait divers.

     


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  • Etes-vous déjà allés voir "Sully", le dernier Clint Eastwood ?

    Si non, il faut absolument y aller : c'est un film extrêmement bien fait qui relate l'amerrissage forcé de l'Airbus A320 du vol 1549 de l'US Airways sur l'Hudson à New-York le 15 janvier 2009, à la suite du choc avec un vol d'oies sauvages quelques minutes après le décollage ayant entraîné la perte des deux moteurs.

    Mais c'est surtout le "procès" qui a été fait au pilote, Chestley Sullenberger dit "Sully", confronté à une enquête poussée du NTSB, le Conseil national de la sécurité des transports américain, malgré son geste héroïque, qui fait l'intérêt du film.

    Chestley Sullenberger en 2009

    sully

     

    C'est Tom Hanks qui joue le rôle du pilote de l'Airbus : on a bien du mal à le reconnaître !

    sully

     

    Il faut dire que c'est une histoire qui se joue en moins de quatre minutes et que Clint Eastwood en fait un film passionnant d'une heure trente, sans aucune longueur.

    Sully (Tom Hanks) et son copilote Jeff Skyles (joué par Aaron Eckhart) lors de l'enquête

    sully

     

    La bande-annonce

     

    A voir avant que le film quitte les écrans...


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  •  Du cinéma ce mercredi et du très bon cinéma : un film d'animation de Sébastien Laudenbach tiré d'un conte de Grimm peu connu et extrêmement cruel, "la jeune fille sans mains".

    Jeunes enfants s'abstenir !

    L’histoire se déroule au Moyen-Age. Un meunier acculé par la faillite vend sa fille au Diable, en échange de la richesse. Le Diable transforme l’eau de la rivière en or liquide sous les ailes du moulin. Mais le Diable n’accepte que la souillure. Protégée par sa pureté, la jeune fille lui échappe. Ses larmes nettoient ses mains mais son père obéira au Diable et tranchera les mains de sa fille à la hache… Cheminant loin de sa famille, elle rencontre la déesse de l’eau, un doux jardinier et le prince en son château. Commence un long périple vers la lumière, semé de multiples embûches et de cruelles méprises…

    Le graphisme du dessin animé est très original : en fait on se croirait dans l'atelier d'un peintre (on pense à Matisse ou à Dufy ou encore à la calligraphie japonaise). Il s'agit de tâches de couleur et de traits dessinés au pinceau, laissant au spectateur le choix de combler les vides volontaires de l'auteur.

    J'ai beaucoup aimé.


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