• Au Théâtre 13 jardin, tout nouvellement inauguré le week-end dernier, nous sommes allés voir une pièce d'Alexis Michalik intitulée Intra-muros.

    Le spectacle nous a emballés : deux détenus d'une centrale viennent assister à un atelier-théâtre proposé par un metteur en scène sur le déclin et une assistante sociale qui a une bonne raison - la pièce nous le dévoilera - de l'avoir organisé.

    Intra-muros d'Alexis Michalik au Théâtre 13 jardin

    Ce spectacle, inspiré d'une réelle rencontre entre l'auteur et des prisonniers, a été conçu autour de réponses imaginées à des questions qu'il n'a pas eu le temps de leur poser.

    Richard, le metteur en scène, briefe les deux détenus : à droite Kevin qui s'est inscrit à l'atelier et à gauche Ange qui s'est inscrit par amitié pour son ami mais qui n'en a rien à cirer...). A gauche, l'assistante sociale, Alice, et à droite la partenaire de Richard, Jeanne, et aussi son ex-femme)

    Intra-muros au Théâtre 13 Jardin

    Le décor est minimaliste : un lit en fer pour symboliser la cellule, des chaises pour l'atelier-théâtre et des portants qui permettent aux acteurs de se changer pour interpréter les différents rôles (et ils sont nombreux).

    Un musicien, dans un coin de la scène, gère le son et accompagne les échanges des protagonistes avec divers instruments.

    Kevin, il a la rage au ventre ! Il le dit et le montre avec beaucoup de talent.

    Intra-muros au Théâtre 13 Jardin

    Le spectacle mêle habilement des scènes de la vie des détenus (à l'aide de flash-backs) avec celles de l'atelier-théâtre, si bien que parfois on ne sait plus trop si on est dans le théâtre ou dans la vie...

    Richard : Paul Jeanson
    Jeanne : Jeanne Arenes
    Alice : Alice de Lencquesaing
    Ange : Bernard Blancan
    Kevin : Faical Safi
    Le musicien : Raphaël Charpentier

    La pièce se joue jusqu'au 16 avril : franchement, elle est excellente et vaut largement les 14 euros demandés (pour les seniors). Plein pot, c'est seulement 18 euros.

    En plus, on est bien assis dans cette nouvelle salle.

    Que demande le peuple !


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  • La semaine dernière je suis allée en compagnie d'une amie visiter l'exposition Frédéric Bazille au MO, comme on dit quand on est snob !

    C'est un peintre que je connaissais un peu mais que je ne savais pas classer. En fait, l'exposition s'appelait "La jeunesse de l'impressionnisme" : voilà maintenant chose faite.

    Il y avait une queue pas possible car c'était le dernier jour de l'exposition mais, heureusement, j'avais des billets coupe-file, ce qui nous a permis de passer devant presque tout le monde...

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Frédéric Bazille est né à Montpellier en 1841 et est décédé au combat à Beaune-la-Rolande en 1870 (il s'engage à cette époque contre la volonté de sa famille pour lutter contre l'occupant) : il ne lui a fallu que 28 ans pour devenir un peintre célèbre.

    Il a d'ailleurs souvent été un sujet pour les peintres, les sculpteurs, ou même les photographes.

    Le voici photographié par Etienne Carjat en 1865 dans une pose académique.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Et voici le médaillon sculpté par Philippe Solari en 1868

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Ici, il est immortalisé par Pierre Auguste Renoir en 1867-1868.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Et voici le buste qu'en a fait Auguste Baussan en 1883. Il s'agit d'un modèle pour le monument funéraire de l'artiste au cimetière protestant de Montpellier.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Je n'ai retenu que quelques uns des tableaux exposés, dont celui-ci qui s'intitule :

    L'atelier de la rue de la Condamine (1869-1870)

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Frédéric Bazille déménage à l'hiver 1867 de la rue Visconti (près de Saint-Germain des Prés) pour aller dans le XVIIème arrondissement aux Batignoles où il loue un immense atelier pour 200 francs de plus. C'est le quartier de l'avant-garde artistique, non loin du café Guerbois et de Manet.

    Pour la dernière fois, il représente l'intérieur de son atelier, ici habité de la joyeuse présence de ses amis réunis autour de sa propre silhouette peinte par Manet. Maître joue du piano ; Manet et peut-être Monet regardent un tableau sur le chevalet (la vue de village) ; en haut de l'escalier, Renoir s'adresse à un homme qui pourrait être Sysley. Beaucoup de tableaux aux murs ont été refusés au Salon, mais cette société bohème aime désormais à se définir par son indépendance vis-à-vis des institutions.

    Dans la même pièce, un très joli tableau de Jean-Baptiste Corot peint en 1868 sur le même thème.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Un tableau très touchant : cette "Petite italienne chanteuse de rue" qui date de 1868.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Sans le reflet... Un des rares tableaux du peintre à montrer la vie parisienne

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    En parallèle dans une salle : Femmes au jardin de Claude Monet (1886)

    A l'époque, Frédéric Bazille l'acheta à Monet qui était à cours d'argent...

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    et La réunion de famille de Frédéric Bazille (1867)

    Deux tableaux peints en plein air : une innovation à l'époque.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay 

    La robe rose peint en 1864 m'a emballée. Si je ne devais retenir qu'un seul tableau de Frédéric Bazille, ce serait celui-là : la luminosité du soir tombant (ou du petit matin ?) est merveilleuse.

    Cliquez sur l'image...

    Loin de "l'indigestion de murailles et de rues" de la capitale, Bazille profite des beaux jours dans la propriété familiale de Méric pour peindre Thérèse des Hours, sa cousine de quatorze ans, assise sur le muret de la terrasse, dominant la rivière du Lez. Face à elle, le village de Castelnau. Première des "Figures au soleil" peintes par Bazille, l'oeuvre est déjà une réussite pour le jeune peintre et pose les principes de ses recherches futures : la composition est claire et recherche l'équilibre, les couleurs du paysage vivement éclairé à l'arrière-plan contrastent avec la figure au premier plan dans l'ombre, le sujet - moderne et familier - fait la part belle à un sentiment d'indolence et de douce rêverie.

     

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Le pêcheur à l'épervier (1868)

    De dos, un homme nu s'apprête à jeter son épervier - un filet - dans une mare. La pose de l'homme assis renvoie au "Tireur d'épine" du Musée du Capitole.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    De la même année, une très belle étude de jeune homme nu (1868)

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Scènes d'été (1870)

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    La toilette (1870)

    On pense évidemment à l'"Olympia" de Manet peint quelques années plus tôt en 1863.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    J'ai beaucoup aimé aussi ce tableau : jeune femme aux pivoines (1870)

    Ici, la jeune femme n'est plus une marchande de fleurs mais une domestique en train d'arranger un somptueux bouquet. Si le peintre est encore tributaire de certains stéréotypes ethniques et sociaux, il est l'un des rares artistes de sa génération à avoir su voir la beauté de la peau sombre du modèle et comment en tirer profit pour ses harmonies de couleur. Les teintes vives des fleurs (pivoines, tamaris, iris, cytise) mais aussi le fond sombre mettent particulièrement en valeur le brun chaud et lumineux de la carnation du modèle.

    Il s'agit de l'un des chefs-d'oeuvre de la dernière année de création de l'artiste. 

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

     Dans la série des natures mortes aussi : vase de fleurs sur une console (1867 - 1868)

    Le tableau était destiné à orner la demeure de Pauline des Hours, la cousine de Bazille, qui venait de se marier.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

     

    Le 16 août 1870, contre toute attente, Bazille s'engage dans un régiment de zouaves. Réel élan patriotique ou geste suicidaire ? Volonté de prouver à ses proches – et à lui-même – sa valeur, ou "divertissement" ?
    Bazille semble se saisir de l'opportunité de cette aventure militaire pour résoudre une crise personnelle, dont ses derniers tableaux portent la trace.

    A la sortie de l'exposition, nous avons fait un tour dans la partie sculptures du musée.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

     

    Antoine Bourdelle : Héraklès archer (1909-1924)

    Pas mal le mec, non ?

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Moi Paris j'adore !


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  • Je me suis mise aux pastels secs. Bon : ça fait beaucoup de poussière mais c'est tout de même agréable à travailler et le rendu est flatteur. Au départ, j'avais acheté les "batons" de craie mais je me suis vite rendue compte que j'avais également besoin de crayons pastels "fins" pour pouvoir faire les détails.

    En fait, j'ai consulté le site de Cindy Barillet (artiste-animalier.com) qui est une "pro" du dessin et qui donne des conseils aux débutants à l'aide de vidéos très bien faites sur Youtube. Elle est d'ailleurs partenaire du "Géant des Beaux-Arts" : une chance, la boutique se trouve tout à côté de chez nous !

    J'ai acheté 24 crayons pastels de la marque Faber-Castell "Pitt".

    Fière de moi !

    Jugez plutôt.

    La photo éclaircit un peu les couleurs de mon dessin...

    Fière de moi !

    Petit zoom pour mieux voir les fruits : il s'agit d'une poire "vue de dos", d'une orange avec ses feuilles, de deux oignons et d’une échalote. Je suis assez contente du résultat sur l'oignon jaune.

    Fière de moi !

    Je m'éclate...


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  • Décidément, Jacqueline m'étonne de plus en plus. Commander plusieurs mois en avance le soleil et l'avoir le jour de la randonnée alors que la semaine était complètement pourrie : moi je dis Chapeau !

    C'est à des petits détails comme ça qu'on reconnait les pros.

    C'est donc le coeur léger que nous prenons le train le matin en gare Montparnasse : direction Rambouillet où nous devons aller nous promener dans le parc du Château.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Eh oui... Le château est en travaux pour encore un bout de temps (on nous a dit qu'ils espéraient à nouveau pouvoir le faire visiter en septembre prochain). 1000 m² de toiture à changer...

    Seule la tour, datant du XIVème siècle, mais bien remaniée, est visible en ce moment.

     

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Avouez qu'une fois débâché il aura de l'allure.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Plusieurs canaux parcourent le parc formant sept petites îles.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Des myriades de perce-neiges fleurissent les sous-bois.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Ce cerf s'est-il échappé de la forêt avoisinante... ?

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

     Le repos de Diane après la chasse...

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Nous voici arrivés en vue de la Laiterie de la Reine.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

     Mais de quelle Reine s'agit-il donc...?

    De la dernière, Marie-Antoinette, qui s'ennuyait sec quand son royal époux était à la chasse. Louis XVI, très amoureux de sa femme, lui fit construire une "fabrique" dans le parc du château, dans laquelle elle pourrait venir en compagnie de ses copines goûter aux plaisirs de la campagne : un certain Jean-Jacques Rousseau prônait bien avant les écologistes d'Antoine Waechter... le retour à la nature !

     L'architecte du Roi, Jacques-Jean Thévenin, donna à cette laiterie et à ses jardins la forme d'une montgolfière, tout ce qui touche à l'invention des frères Montgolfier étant très à la mode à cette époque... même les toilettes des dames !

    La "coquette physicienne"

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes s'étaient en effet fait remarquer peu de temps avant en réalisant le premier vol humain depuis le château de la Muette à Paris jusqu'à la Butte aux Cailles, trente minutes d'un vol historique. Pour info, Pilâtre de Rozier se crasha deux ans plus tard lors d'un vol d'essai de la traversée de la Manche...

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie est constituée par deux bâtiments, précédés par deux petites tours, qui se font face donnant accès à un bâtiment de style néoclassique.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Depuis Google Earth

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La maison du gardien précède l'écurie : la Reine, bonne cavalière (elle montait aussi bien en amazone qu'à califourchon) et n'aimant pas trop les calèches, y attachait-elle son cheval... ? Sans doute.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La coupe de fruits et la table ont un peu vieilli mais l'ambiance est là.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Dans cet espace, se trouvaient veaux, vaches, cochons, couvées... qui pouvaient se désaltérer un peu plus loin dans les bassins prévus à cet effet.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Si le château fut acheté par le Roi au Duc de Penthièvre, son cousin, sur ses fonds propres, cette laiterie fut édifiée dans le plus grand secret pour ne pas alerter sur le manque d'argent, qui était déjà important en 1785. Plus tard, la laiterie fut réaménagée et utilisée par Napoléon.

    C'est une espèce de temple grec, où l'on goûte le lait et les fromages de la ferme tout en papotant.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Petit zoom...

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Quand on entre dans la laiterie, on est ébloui par la beauté de la pièce en forme de rotonde. Au centre, une table ronde en marbre, touche de décoration personnelle apportée par Napoléon Ier (le carrelage du sol est également dû à l'Empereur).

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La pièce est très astucieusement éclairée par une lumière zénithale provenant du plafond.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Sur les murs, quatre superbes bas-reliefs dus à Pierre Julien (1731-1804), un élève de Guillaume Coustou (l'architecte des chevaux de Marly). Cet artiste avait récemment fait un tabac au salon de 1785 pour son Jean de la Fontaine.

    La traite des vaches

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La tonte des moutons

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La fabrication du beurre

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La distribution du sel (image Yaka Watch photographe)

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Notre guide nous présente des photos du service de porcelaine de Sèvres utilisé par Marie-Antoinette pour sa laiterie. 

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Le  pot à lait à anses de chèvre

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Les tasses pour boire le lait ornées de petites chèvres

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Le bol-sein est conservé à la Manufacture de Sèvres.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    On l'a dit (mais c'est une fausse rumeur) moulé sur le sein de la Reine...

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Un seau à lait orné de têtes de béliers. On parlait à l'époque de "tinette".

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Toute la vaisselle était répertoriée et devait être installée sur la table (autrefois en bois d'acajou) par les suivantes de la Reine selon un agencement dicté par ce schéma : à chaque numéro son objet.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Le mobilier lui aussi portait des touches champêtres, telle cette table en acajou d'un seul bloc,

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    ou ce fauteuil trianon orné dans sa partie basse d'un médaillon à tête de bélier.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Ayant fait le tour de cette pièce (on peut le dire : il s'agit d'une rotonde...), notre guide nous ouvre la porte d'accès à la deuxième salle.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    et là, c'est la surprise et l'émerveillement devant cette grotte abritant une statue de la nymphe Amalthée accompagnée d'une chèvre.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Il s'agit de la chèvre qui allaita Zeus enfant, aidée par des abeilles (se chargeant de nourrir le dieu avec du miel). Zeus l'honora ensuite en la plaçant comme constellation dans le ciel (voir constellation du Capricorne), ou encore comme la plus grande des étoiles du Cocher. La chèvre s'étant cassé une corne, Zeus l'offrit à Amalthée, en lui promettant que cette corne se remplirait miraculeusement de fleurs et de fruits : c'est l'origine de la corne d'abondance.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    A l'origine, la fontaine était alimentée en eau. Celle-ci jaillissait de ces "bouches". On y mettait le lait à rafraîchir... 

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    De chaque côté de la grotte, deux immenses bas-reliefs, toujours de Pierre Julien. Ces frises s'étalant sur plus de 3 mètres, et l'artiste n'ayant pas de plaques d'une telle dimension à sa disposition, il va les réaliser respectivement en trois et en deux morceaux, en ayant accès au marbre le plus pur qui soit.

    Le premier représente l'enfant Zeus au milieu des Corybantes.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Ces divinités tutélaires crétoises, dont les prêtres de Cybèle devaient prendre le nom, avaient, dit-on, chanté autour du berceau de Zeus pour couvrir de leurs voix les vagissements du nouveau-né et empêcher Cronos, son père, de venir le dévorer.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Détail central : Zeus tétant Amalthée

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Détail des Corybantes dansant au son des tambourins

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Détail de droite

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La deuxième représente un Apollon berger gardant les troupeaux d'Admète.

    Le dieu, momentanément chassé de l'Olympe pour avoir tué les cyclopes, devait se mettre au service d'un mortel pendant un an entier. Utilisé comme bouvier, Apollon fit prospérer miraculeusement le troupeau d'Admète tout le temps qu'il s'en occupa : toutes les génisses mettaient bas deux veaux en une seule portée et les loups se tenaient éloignés du troupeau comme par magie.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Cliquer sur l'image.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

     A la sortie de la grotte, encore un médaillon de Pierre Julien

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Cliquer pour mieux voir...

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    En vérité, Marie-Antoinette ne mettra que très peu les pieds dans cette laiterie : son ultime passage est signalé en 1788, à l'occasion d'une chasse.

    Ces oeuvres d'art ont eu une histoire plus que mouvementée.

    Partis à la Malmaison sur ordre de Joséphine de Beauharnais pour y orner un petit théâtre, ils partiront par la suite en Angleterre (suite à la liquidation des collections de Joséphine par Eugène de Beauharnais - sa mère ayant beaucoup de dettes...) pour revenir à Paris dans un premier temps puis filer en Suisse... avant de réintégrer leur place originelle dans la laiterie en 2003 seulement.

    Nous nous rendons ensuite, toujours en parcourant le jardin anglais, en direction de la Chaumière aux coquillages.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Annie elle aussi a repéré ce charmant petit pont.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Tout comme la laiterie, la chaumière n'est ouverte à la visite que sur rendez-vous.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Ça tombe bien : Jacqueline l'a réservée. Notre guide nous fait remarquer sur les murs de curieuses protubérances : ce sont des os de bœuf placés là en raison de l'environnement aquatique du lieu. Ils sont là pour absorber l'humidité des murs.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Cette autre "fabrique" a été commandée en 1779 par le Duc de Penthièvre pour la princesse de Lamballe, sa belle-fille.

    J'ai un peu raté mes  photos de l'intérieur mais celle-ci rend tout de même compte de la richesse des décorations : murs et plafond, tout est absolument recouvert de nacre, de marbre et de coquillages divers et variés.

    Unique en Europe !

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La chaumière était meublée à l'époque car il s'agissait, tout comme la laiterie, d'un lieu destiné à se réunir entre femmes pour papoter.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Même la rosace du plafonnier est faite de coquillages !

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La variété de ceux-ci est immense.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Notre guide nous a fait remarquer que les moules fixées grâce à une pointe sont les moules d'origine tandis que celles qui ont été remplacées lors de la restauration ont été collées (on risque moins de les casser ainsi...).

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Attenant à la pièce principale, un petit cabinet de toilette permettait à ces dames de se repoudrer et de se parfumer...

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    A la grande époque deux automates s'animaient et sortaient des armoires en proposant des porte-parfums mais lors de la guerre de 1870 leur mécanisme fut endommagé. On dit aussi qu'ils ont été volés...

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Pour finir cette belle journée,

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    un petit tour en forêt

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Encore des perce-neiges

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Petit arrêt à l'église Saint-Germain d'Auxerre de Gazeran

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    où l'on peut voir une étrange statue : c'est celle de Saint-Gilles avec sa biche (le patron des chasseurs avant Saint-Hubert). Enfin, pour reconnaître une biche il faut avoir les yeux de la foi !

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Joli ce château mais entouré de grillages

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Retour par le parc du Château

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Eh oui... il est encapuchonné.

    La laiterie de la Reine et la Chaumière aux coquillages avec G13

    Merci beaucoup à toi Jacqueline pour cette belle idée de promenade.


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  • Après deux ans de travaux, le Théâtre 13 Jardin situé à deux pas de chez nous a rouvert ses portes ce week-end. Il faisait même "Portes Ouvertes" tout le week-end en offrant aux spectateurs la gratuité des spectacles.

    Je suis donc allée y jeter un œil cet après-midi.

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Ici, ce sera la buanderie m'a-t'on dit : l'espace est occupé aujourd'hui par les costumes d'un ancien spectacle "Le mandat" de Nicolaï Ermann donné en 2007.

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Cette future loge est occupée, elle, par les costumes d'une pièce jouée en 2005 :  "Le collier de perles du Gouverneur Li Qing".

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Mais ce soir c'est à un vrai spectacle que j'ai assisté dans la toute nouvelle salle du théâtre relookée au goût du jour (un peu tristounette pour le mien propre : j'aurais bien vu des fauteuils rouges...).

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin

    Elle s'intitule : "Bébé barbu" ou" Les nouvelles aventures de Jean-Claude Barbès" (Naissance, éducation et avènement d'un Gargantua des temps modernes), une création de la Compagnie du "Grand Colossal Théâtre".

    A mourir de rire !

    Un rôle très physique pour l'actrice, Aline Vaudan, qui doit simuler un accouchement difficile (celui d'un bébé de 107 kilos !). On se reconnait ensuite parfaitement dans le rôle des parents (ou des grand-parents...) de cet enfant Roi qui nécessite qu'on s'occupe de lui à longueur de journée ne laissant aucune place aux parents pour une vie un peu plus personnelle...

    La scène des

    "Il est où Toto ?"

    "Il est là !".

    "Coucou !"

    qui se répète inlassablement est indescriptible de drôlerie.

    Inauguration du Théâtre 13 Jardin 

    Bravo à ces acteurs qui nous ont fait passer un excellent moment et merci au Théâtre 13.


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