• La journée qui s'annonçait belle, avait mal commencé avec un groupe de douze randonneurs coupé en deux à la descente du train en gare de Sermaise, faute à un conducteur mal embouché - ou distrait - mais surtout pressé de rejoindre son terminus, Dourdan, pour siroter un café en compagnie de ses collègues...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Le nez et la barbe de Paul sont heureusement restés sur le quai avec leur propriétaire, les portes du train ne coinçant heureusement que les bâtons d'Anne durant le trajet entre les deux gares.

    Après un aller-retour Sermaise-Dourdan, le groupe s'est retrouvé avec joie, une demie-heure plus tard tout de même. La Senecefe c'est plus ce que c'était ma bonne dame !

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Nous avions déjà vu lors d'une randonnée l'an passé cette très belle Eglise de la Nativité de la Très Sainte Vierge - encore appelée Sainte-Anne - à Sermaise mais c'est toujours un plaisir de la fixer sur la "pellicule".

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Qui sait si lors d'une prochaine balade nous parviendrons à en visiter l'intérieur ? Elle est souvent fermée comme toutes les églises de campagne...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Le printemps est bien là : une jolie glycine orne le mur de cette maison rurale.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Nous prenons ensuite le chemin de la forêt en longeant un jardin où l'on peut admirer un arbre de Judée. Le nom de cet arbre m'a intriguée : j'ai trouvé sur le net qu'il venait peut-être de ce que Judas, s'étant repenti de sa trahison après-coup, se serait pendu à l'une de ses branches. Par ailleurs, cet arbre semble être très courant en Israël.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Une multitude de jacinthes sauvages a élu domicile dans le sous-bois.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Du jaune cette fois-ci avec ces genêts...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    et ce champ de colza à l'orée de la forêt.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Ca vaut bien une photo, n'est-ce pas Annie ?

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

     

    et même deux !

    Symphonie en bleu et jaune pour Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Du blanc cette fois-ci avec cette fleur des sous-bois nommée "Sceau de Salomon" nous dit Annie (celle-ci, outre sa gentillesse, est précieuse dans les randonnées par sa grand connaissance des plantes).

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Son nom de Sceau viendrait de la trace que laissent les tiges chaque année sur le rhizome lorsqu'elles tombent, formant une cicatrice circulaire bien marquée qui apparaît sur un petit renflement, et ressemblant à un cachet ou sceau de cire. Quant au nom de Salomon, la réputation légendaire de ce roi lui attribuait la connaissance universelle et la sagesse, y compris des plantes.

    Le Sceau de Salomon a été utilisée comme plante médicinale pendant des siècles : il valait mieux la connaître et donc faire preuve de sagesse, car si l'on se trompait, cela pouvait être très dangereux : considérée comme toxique, la plante n'est plus utilisée actuellement dans les préparations officielles.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Encore une fleur des sous-bois blanche

    La Stellaire (dixit Annie). Ma mémoire me surprend : moi qui me plaint de ne pas en avoir !

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Un pique-nique parmi les jacinthes pour Jacqueline et Paul

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Marie-France et Nicole

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Quand je vous disais qu'on pique-niquait parmi les jacinthes !

    Anne, Annie et Maryannick. Les autres étaient hors de mon champ de vision...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Nous voici arrivés en vue du Château du Marais, considéré comme le plus beau Château Louis XVI de l'Ile-de-France. Il ne se visite que le dimanche en saison (musée et parc).

    Un superbe platane situé en bord de route agrémente la pièce d'eau qui le précède.

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie de "bleu" avec ce lilas...

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    et cette glycine

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Une vulgaire aigrette de pissenlit fait une jolie photo, non ?

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Et c'est reparti pour les colzas !

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    Le retour en direction de la gare de Saint-Chéron

    Symphonie en bleu et jaune avec Générations 13

    J'ai adoré cette randonnée en Hurepoix alternant agréablement les passages en sous-bois avec les traversées de champs : merci à toi Jacqueline de l'avoir préparée pour nous.


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  • L'été dernier je suis allée voir une exposition au Musée d'Art moderne intitulée "L'intensité d'un regard". Elle présentait les tableaux de la première femme artiste-peintre à avoir un Musée qui lui soit consacré : Paula Modersohn-Becker.

    C'est une artiste (allemande) surprenante : on n'a pas l'habitude de voir des tableaux aussi forts et surtout sans aucune complaisance. Au début c'est vrai, on est un peu désorienté puis on aime son originalité et ses coups de pinceaux vigoureux.

    Paula au cinéma (et au musée)

    Beaucoup de portraits de gens du cru, d'enfants, de maternité, d'autoportraits, de paysages et de natures mortes.

    Vieille paysanne (1905)

    Après une formation à Berlin, Paula Modersohn-Becker rejoint la communauté artistique de Worpswede, dans le nord de l’Allemagne : c'est une région très pauvre où elle commence à peindre ce qu'elle ressent.

    Paula au cinéma (et au musée)

    Vieille paysanne

    On lit beaucoup de choses dans le regard de cette femme : c'est l'une des caractéristiques de Paula Modersohn Becker et le sous-titre de l'exposition "L'intensité d'un regard" le souligne.

    Paula au cinéma (et au musée)

    Elsbeth (la fille d'Otto Modersohn) dans le jardin (1902)

    Paula Modersohn Becker au Musée d'Art Moderne et "Paula" au cinéma

    Jeune fille nue assise avec des vases de fleurs (1906)

    Une petite influence de Gauguin, non ?

    Paula au cinéma (et au musée)

    Petite fille blonde assise avec un chat dans les bras (1905)

    Paula au cinéma (et au musée)

    Autoportrait à la branche de camélia (1906-1907)

    Paula au cinéma (et au musée)

    Autoportrait à son sixième anniversaire de mariage (1906)

    Paula n'est pas encore enceinte mais elle rêve de l'être : elle ne le sera qu'en 1907.

    Paula au cinéma (et au musée)

    Mère nue en buste avec son enfant sur le bras (1906)

    Paula au cinéma (et au musée)

    Mère allaitant (1903)

    Paula au cinéma (et au musée)

    Le landau

    Paula au cinéma (et au musée)

    Enfant endormi (1904)

    Paula au cinéma (et au musée)

    Nature morte au miroir vénitien (1903)

    Paula au cinéma (et au musée)

    Nature morte au potiron (1905)

    Je vais essayer de reproduire ce tableau aux pastels... mais c'est pas gagné. Beaucoup de travail en perspective !

    Paula au cinéma (et au musée)

    Voici le dernier tableau peint par l'artiste.

    Nature morte avec tournesol (1907)

    Paula Modersohn Becker au musée et au cinéma

    Un film vient de lui être consacré qui retrace les dernières années d'une vie trop courte puisqu'elle décède à 31 ans suite à un premier accouchement.

    ◄►◄►◄►◄►

    1900 : tandis que Camille Claudel en bave des ronds de chapeau en France, au nord de l'Allemagne, Paula Becker vient juste d’avoir vingt-quatre ans. C'est une grande fille pleine de vitalité, de désirs, d'humour. Elle n'en a toujours fait qu'à sa tête et son coup de pinceau s'affirme loin des codes que son milieu essaie de lui imposer.

    Sa peinture est comme elle : forte, pleine de matière, originale, libre. À contre-courant de ce que ses prétendus maîtres lui enseignent, elle peint à grandes touches ce qu'elle ressent, au gré des rencontres, les gens du peuple, les paysages… refusant de se laisser dicter sa place, son inspiration, son style.

    Quand elle épouse Otto Modersohn, un homme veuf avec une petite fille (Elsbeth que Paula a peinte), celui-ci est déjà reconnu (il est également peintre) et a du succès. Cependant, malgré la forte complicité qui règne entre eux, malgré tout l'amour et l'admiration qu'il lui voue, Paula se rend vite compte qu'elle ne pourra s'affirmer pleinement qu'en prenant le large. Elle va donc partir pour Paris, où la ville pullule d'artistes dont les rencontres sont stimulantes : Rilke (qui deviendra un grand ami de l'artiste), Gauguin, Cézanne, les Nabis, plein d'autres…

    ◄►◄►◄►◄►

    Pour parler de cette femme hors norme, il était exclu de se montrer académique et figé ; Christian Schwochow a choisi une comédienne à la personnalité singulière, à la présence forte : Carla Juri.

    La voici interprétant Paula en compagnie de son futur mari, Otto Modersohn, dans la communauté artistique de Worpswede, dans le nord de l'Allemagne.

    Paula Modersohn Becker au Musée d'Art Moderne et "Paula" au cinéma

    Paula présente à Rilke son portrait qui n'enchante pas le poète...

    Paula Modersohn Becker au Musée d'Art Moderne et "Paula" au cinéma

    Paula rit fort, marche à grand pas, elle est robuste, ne cherche pas à minauder ou à plaire. A une époque où on demandait avant tout aux femmes d'être charmantes, décoratives, discrètes, elle vit à fond, ne cède sur rien, se moque des conventions. Elle est une femme libre et au-delà d'un portrait d'artiste qui mérite d'être connue pour son œuvre, le film raconte qu'il est possible de se vivre femme autrement, quelles que soient les circonstances, l'époque, la pression culturelle et sociale…

    J'ai adoré ce film.

    Il y a aussi un livre que Marie Darieussecq lui a consacré, Etre ici est une splendeur (vie de Paula M. Becker), qui lui est consacré.

    Je viens de me le faire prêter par ma voisine pour nos vacances à Courcelles...


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  • Le printemps est arrivé à Paris glasses, nous l'avons tous constaté depuis quelques temps ; pour témoin, le jardin Brassaï, situé au 2 rue Eugène Atget, dont les cerisiers fleurs font un sujet de rêve pour les photographes amateurs.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Non loin de là, sur la place d'Italie également bien fleurie...,

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    la Mairie du 13ème a ouvert ses portes aux seniors en ce jeudi 30 mars à l'occasion du traditionnel Printemps des seniors.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Le Printemps des seniors avec Générations 13

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème 

    Il s'agit d'une journée d'information pour les seniors pour les questions liées à la santé. La manifestation se tenait pour partie dans la superbe salle des fêtes de la Mairie...,

    Générations 13 était au Printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Générations 13 était au Printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    que plus de 80 professionnels et associations avaient investie pour l'occasion.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Trois pôles thématiques étaient présentés.

    Retraite active

    Partenaires et associations du 13e arrondissement sont ici à la disposition des seniors pour leur présenter les animations, les activités sportives, culturelles, l’offre de bénévolat, etc... On peut également y découvrir les programmes d’activités des clubs du CASVP (Clubs d'Action Sociale de la Ville de Paris) les plus proches de chez eux.

    Bien-être à domicile

    Pour découvrir toutes les possibilités de services à domicile : portage de livres, portage de repas, téléalarme, cohabitation intergénérationnelle, centres d'accueil de jour...

    S'informer, prévoir, choisir

    Pour se renseigner sur ses droits, les dispositifs municipaux, les prestations sociales, les solutions d'hébergement, les informations santé, les possibilités d'accompagnement...

    Rencontres, conférences, animations, promenade, visite, expos...

    Un programme riche

    ◙ ◙ ◙ ◙ ◙

    Dans la rubrique "Retraite active", on trouvait le stand de Générations 13 tenu toute la journée (bravo à elles !) par deux bénévoles.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    L'on vient s'y renseigner sur les services et les activités que l'Association propose, laisser ses coordonnées pour une inscription future...

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Consulter les brochures...

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    ou encore se procurer le petit journal trimestriel.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Anne-Marie Guérin, Présidente de Générations 13, et Françoise Hamel, très active dans l'Association au niveau du pôle santé.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    L'Association a eu les honneurs de Jérôme Coumet, Maire du 13ème, et de Dominique Versini, Adjointe d'Anne Hidalgo à la Mairie de Paris (chargée de toutes les questions relatives à la solidarité, aux familles, à la petite enfance, à la protection de l'enfance, à la lutte contre l'exclusion, aux personnes âgées) qui sont venus présenter l'atelier sur la prévention des chutes organisé par Générations 13.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Notre Présidente est ici en compagnie du Maire avec Jacky Charpenet, l'animateur responsable de l'atelier Généalogie. Eh oui, en vieillissant on a besoin de connaître ses racines...

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Un public en attente de conseils avait pris place sur les chaises installées pour l'occasion devant l'estrade (autorisation de photos acquise).

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Marie-Thérèse Chauvelle, qui anime chaque semaine l'atelier Prévention des chutes,

    Générations 13 au Printemps des seniors

    a présenté tout d'abord un diaporama rappelant les précautions à prendre quand on vieillit pour rester le plus longtemps possible en bonne santé et surtout éviter de tomber.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Puis elle a invité une volontaire (participant à l'atelier hebdomadaire) à simuler une chute. Elle a ensuite expliqué la manière dont il faut s'y prendre pour arriver à se relever sans l'aide d'un tiers.

    La chute...

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Si la personne est tombée sur le dos,

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    essayer de se retourner...,

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    puis ramper jusqu'à une chaise et s'y appuyer afin de se relever.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

     Suite à quoi, Jacky (à défaut de volontaires dans le public) s'est aimablement prêté à une démonstration sur la façon de se tenir debout de façon stable et comment se relever d'une chaise sans se casser les reins.

    Générations 13 était au Printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Un petit tour au stand avant de regagner mes pénates.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    A 14h30, Anne-Marie, notre Présidente, qui nous propose deux fois par mois d'aller découvrir un Paris parfois méconnu, avait donné rendez-vous à une centaine de personnes pour partir cette fois à la découverte de l'Art urbain que Jérôme Coumet a mis à l'honneur dans l'arrondissement.

    Paris s'inscrit ainsi dans la lignée de New-York ou de Lisbonne...

    L'article d'Anne-Marie est déjà sur le site !

    Pour ma part, je suis retournée en fin de journée assister à la prestation de l'atelier Danse-thérapie présenté par Générations 13.

    ◙ ◙ ◙ ◙ ◙

    Il s'agit d'une action sur l'image du corps et l'estime de soi : le corps vit de nouvelles sensations par l'art de la danse et la musique. Travail sur la coordination des mouvements, entretien des articulations, renforcement de la musculature pour améliorer l'équilibre et amoindrir le risque de chute. Sollicitation du système sensori-moteur et de la mémoire. Le groupe permet de créer un espace d'expérience (nouvelles manières d'être aux autres), la construction d'un lien d'appartenance où l'interaction nous enrichit et nous dynamise.

    ◙ ◙ ◙ ◙ ◙

    Un public nombreux était venu y assister.

    Le printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Christine Zwingmann, animatrice de l'atelier Prévention des chutes

    Générations 13 était au Printemps des seniors à la Mairie du 13ème

    Les "danseuses", comme les appelle Christine, ont exécuté plusieurs petites prestations sur des musiques variées : Mozart, Rimski-Korsakov, Léo Delibes, Bizet...

    Voici celle exécutée sur une musique de Rimski-Korsakov : il s'agit de la technique du "brossage énergétique" comme nous l'explique Christine.

    Dommage que le bruit ambiant ait empêché de bien entendre la musique, pourtant fort belle...

    J'ai trouvé intéressante cette idée de s'exprimer avec son corps tout en douceur.

    J'ai bien sûr au cours de cette journée "fait mon marché" et récolté ainsi moult prospectus susceptibles de m'intéresser !

     Une initiative de la Mairie à encourager


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  • Au Théâtre 13 jardin, tout nouvellement inauguré le week-end dernier, nous sommes allés voir une pièce d'Alexis Michalik intitulée Intra-muros.

    Le spectacle nous a emballés : deux détenus d'une centrale viennent assister à un atelier-théâtre proposé par un metteur en scène sur le déclin et une assistante sociale qui a une bonne raison - la pièce nous le dévoilera - de l'avoir organisé.

    Intra-muros d'Alexis Michalik au Théâtre 13 jardin

    Ce spectacle, inspiré d'une réelle rencontre entre l'auteur et des prisonniers, a été conçu autour de réponses imaginées à des questions qu'il n'a pas eu le temps de leur poser.

    Richard, le metteur en scène, briefe les deux détenus : à droite Kevin qui s'est inscrit à l'atelier et à gauche Ange qui s'est inscrit par amitié pour son ami mais qui n'en a rien à cirer...). A gauche, l'assistante sociale, Alice, et à droite la partenaire de Richard, Jeanne, et aussi son ex-femme)

    Intra-muros au Théâtre 13 Jardin

    Le décor est minimaliste : un lit en fer pour symboliser la cellule, des chaises pour l'atelier-théâtre et des portants qui permettent aux acteurs de se changer pour interpréter les différents rôles (et ils sont nombreux).

    Un musicien, dans un coin de la scène, gère le son et accompagne les échanges des protagonistes avec divers instruments.

    Kevin, il a la rage au ventre ! Il le dit et le montre avec beaucoup de talent.

    Intra-muros au Théâtre 13 Jardin

    Le spectacle mêle habilement des scènes de la vie des détenus (à l'aide de flash-backs) avec celles de l'atelier-théâtre, si bien que parfois on ne sait plus trop si on est dans le théâtre ou dans la vie...

    Richard : Paul Jeanson
    Jeanne : Jeanne Arenes
    Alice : Alice de Lencquesaing
    Ange : Bernard Blancan
    Kevin : Faical Safi
    Le musicien : Raphaël Charpentier

    La pièce se joue jusqu'au 16 avril : franchement, elle est excellente et vaut largement les 14 euros demandés (pour les seniors). Plein pot, c'est seulement 18 euros.

    En plus, on est bien assis dans cette nouvelle salle.

    Que demande le peuple !


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  • La semaine dernière je suis allée en compagnie d'une amie visiter l'exposition Frédéric Bazille au MO, comme on dit quand on est snob !

    C'est un peintre que je connaissais un peu mais que je ne savais pas classer. En fait, l'exposition s'appelait "La jeunesse de l'impressionnisme" : voilà maintenant chose faite.

    Il y avait une queue pas possible car c'était le dernier jour de l'exposition mais, heureusement, j'avais des billets coupe-file, ce qui nous a permis de passer devant presque tout le monde...

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Frédéric Bazille est né à Montpellier en 1841 et est décédé au combat à Beaune-la-Rolande en 1870 (il s'engage à cette époque contre la volonté de sa famille pour lutter contre l'occupant) : il ne lui a fallu que 28 ans pour devenir un peintre célèbre.

    Il a d'ailleurs souvent été un sujet pour les peintres, les sculpteurs, ou même les photographes.

    Le voici photographié par Etienne Carjat en 1865 dans une pose académique.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Et voici le médaillon sculpté par Philippe Solari en 1868

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Ici, il est immortalisé par Pierre Auguste Renoir en 1867-1868.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Et voici le buste qu'en a fait Auguste Baussan en 1883. Il s'agit d'un modèle pour le monument funéraire de l'artiste au cimetière protestant de Montpellier.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Je n'ai retenu que quelques uns des tableaux exposés, dont celui-ci qui s'intitule :

    L'atelier de la rue de la Condamine (1869-1870)

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Frédéric Bazille déménage à l'hiver 1867 de la rue Visconti (près de Saint-Germain des Prés) pour aller dans le XVIIème arrondissement aux Batignoles où il loue un immense atelier pour 200 francs de plus. C'est le quartier de l'avant-garde artistique, non loin du café Guerbois et de Manet.

    Pour la dernière fois, il représente l'intérieur de son atelier, ici habité de la joyeuse présence de ses amis réunis autour de sa propre silhouette peinte par Manet. Maître joue du piano ; Manet et peut-être Monet regardent un tableau sur le chevalet (la vue de village) ; en haut de l'escalier, Renoir s'adresse à un homme qui pourrait être Sysley. Beaucoup de tableaux aux murs ont été refusés au Salon, mais cette société bohème aime désormais à se définir par son indépendance vis-à-vis des institutions.

    Dans la même pièce, un très joli tableau de Jean-Baptiste Corot peint en 1868 sur le même thème.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Un tableau très touchant : cette "Petite italienne chanteuse de rue" qui date de 1868.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Sans le reflet... Un des rares tableaux du peintre à montrer la vie parisienne

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    En parallèle dans une salle : Femmes au jardin de Claude Monet (1886)

    A l'époque, Frédéric Bazille l'acheta à Monet qui était à cours d'argent...

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    et La réunion de famille de Frédéric Bazille (1867)

    Deux tableaux peints en plein air : une innovation à l'époque.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay 

    La robe rose peint en 1864 m'a emballée. Si je ne devais retenir qu'un seul tableau de Frédéric Bazille, ce serait celui-là : la luminosité du soir tombant (ou du petit matin ?) est merveilleuse.

    Cliquez sur l'image...

    Loin de "l'indigestion de murailles et de rues" de la capitale, Bazille profite des beaux jours dans la propriété familiale de Méric pour peindre Thérèse des Hours, sa cousine de quatorze ans, assise sur le muret de la terrasse, dominant la rivière du Lez. Face à elle, le village de Castelnau. Première des "Figures au soleil" peintes par Bazille, l'oeuvre est déjà une réussite pour le jeune peintre et pose les principes de ses recherches futures : la composition est claire et recherche l'équilibre, les couleurs du paysage vivement éclairé à l'arrière-plan contrastent avec la figure au premier plan dans l'ombre, le sujet - moderne et familier - fait la part belle à un sentiment d'indolence et de douce rêverie.

     

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Le pêcheur à l'épervier (1868)

    De dos, un homme nu s'apprête à jeter son épervier - un filet - dans une mare. La pose de l'homme assis renvoie au "Tireur d'épine" du Musée du Capitole.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    De la même année, une très belle étude de jeune homme nu (1868)

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Scènes d'été (1870)

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    La toilette (1870)

    On pense évidemment à l'"Olympia" de Manet peint quelques années plus tôt en 1863.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    J'ai beaucoup aimé aussi ce tableau : jeune femme aux pivoines (1870)

    Ici, la jeune femme n'est plus une marchande de fleurs mais une domestique en train d'arranger un somptueux bouquet. Si le peintre est encore tributaire de certains stéréotypes ethniques et sociaux, il est l'un des rares artistes de sa génération à avoir su voir la beauté de la peau sombre du modèle et comment en tirer profit pour ses harmonies de couleur. Les teintes vives des fleurs (pivoines, tamaris, iris, cytise) mais aussi le fond sombre mettent particulièrement en valeur le brun chaud et lumineux de la carnation du modèle.

    Il s'agit de l'un des chefs-d'oeuvre de la dernière année de création de l'artiste. 

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

     Dans la série des natures mortes aussi : vase de fleurs sur une console (1867 - 1868)

    Le tableau était destiné à orner la demeure de Pauline des Hours, la cousine de Bazille, qui venait de se marier.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

     

    Le 16 août 1870, contre toute attente, Bazille s'engage dans un régiment de zouaves. Réel élan patriotique ou geste suicidaire ? Volonté de prouver à ses proches – et à lui-même – sa valeur, ou "divertissement" ?
    Bazille semble se saisir de l'opportunité de cette aventure militaire pour résoudre une crise personnelle, dont ses derniers tableaux portent la trace.

    A la sortie de l'exposition, nous avons fait un tour dans la partie sculptures du musée.

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

     

    Antoine Bourdelle : Héraklès archer (1909-1924)

    Pas mal le mec, non ?

    L'exposition Frédéric Bazille au Musée d'Orsay

    Moi Paris j'adore !


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