• Mon amie italienne à Paris pour cinq jours...

    Plutôt que de rester dans la capitale, j'ai eu l'idée d'aller visiter Chartres que je ne connais pas ni elle non plus. Le train, pris à la gare Montparnasse, nous a conduit une heure plus tard au centre ville.

    Le Filibus N°4, lui, nous emmène aux portes de la ville, à Lucé où j'ai réservé une chambre par Airbnb (Airbnb permet à des particuliers de louer tout ou une partie de leur propre habitation comme logement d'appoint.), une première pour moi. C'est un jeune homme (noir, cela surprend mais rassurez-vous je ne suis pas raciste) qui nous héberge pour la nuit dans son appartement situé dans le "carré d'or".

    Après avoir pris possession de la chambre, nous reprenons le bus en sens inverse pour aller voir la Cathédrale. Mais tout d'abord, un petit détour par l'Office du Tourisme : celui-ci se situe au 8, Place de la poissonnerie dans une très jolie maison à colombages datant des années 1500 appelée "la Maison du Saumon" (autrefois Hôtel du Saumon et de la Truie qui file).

    Comme vous le voyez : la Cathédrale n'est pas loin...

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Ce quartier était autrefois dédié à la vente du poisson. Le dernier étal a disparu après 1950.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Une autre sculpture intéressante représente une truie renversée qui file une grande quenouille !

    Chartres avec Loredana

    Enfin, cette autre console est joliment décorée d'une vigne.

    Chartres avec Loredana

    On accède à la Cathédrale par des petites ruelles étroites. 

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Sur la place de la Cathédrale une statue de Saint Fulbert, évêque de Chartres de 1006 à 1028 par Bernard Damiano - 1997

    Le 8 septembre 1020, la Cathédrale de Chartres disparaît dans les flammes... Fulbert se démène pour trouver les fonds pour la reconstruction d'une nouvelle basilique. On lui doit aussi la renommée européenne des Ecoles de Chartres.

    Chartres avec Loredana

    Cette statue est plutôt tourmentée, non ? Elle rend compte du mal dont l'évêque souffrait : le mal des ardents (ou feu sacré de Saint-Antoine). Il s'agissait d'une maladie qui provoquait des convulsions, des vomissements, des diarrhées, des hallucinations j'en passe et des meilleures...

    A cette époque, les gens atteints de ces symptômes étaient parfois brûlés en place publique car considérés comme "possédés" par le diable...

    Aujourd’hui la maladie de Fulbert porte un nom scientifique: l’ergotisme. La cause scientifique en est un empoisonnement à long terme dû à l’ingestion d’alcaloïdes par l’ergot du seigle (un champignon qui parasite certaines céréales). A l’époque, on se nourrissait surtout de pain de seigle et non de blé et il n’était pas rare que l’été, au moment de la nouvelle récolte, ce mal des ardents fasse son lot de victimes. Ceux qui ne finissaient pas fous ou au cimetière, tentaient le pèlerinage jusqu’à St-Antoine l’Abbaye, en Isère. Le feu de Saint-Antoine guérissait et pour cause : les malades ne mangeaient plus de seigle et, la cause supprimée, on mettait sur le compte de la guérison miraculeuse l’intervention du saint...

    Comme quoi, il faut parfois se méfier du bon pain !

    Chartres avec Loredana

    Deux clochers pour cette église : l'un, roman, culmine à 105 mètres, l'autre, gothique, à 115 mètres. On les voit à plus de dix kilomètres à la ronde dans cette plaine de la Beauce.

    Chartres avec Loredana

    A l'ouest, entre les deux tours, le Portail Royal épargné durant l'incendie de 1194. C'est le plus célèbre de tous : il a été exécuté selon les plans du Maître de Chartres.

    Chartres avec Loredana

    Un Christ en majesté figure dans une mandorle, entouré par le tétramorphe des quatre animaux ailés représentant les quatre évangélistes (le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l'homme ailé pour Matthieu et l'aigle pour Jean).

    Chartres avec Loredana

    Les statues-colonnes du porche : admirez le drapé des robes.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Exceptionnelles ces colonnettes qui portent les signes du zodiaque !

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Mon signe, le cancer, surmonte une scène de moissons.

    Chartres avec Loredana

    Entrons dans la Cathédrale...

    Chartres avec Loredana

    On se retourne tout de suite pour admirer les vitraux de la façade dont le bleu a fait le tour du monde. Ils sont datés de la reconstruction de la Cathédrale après l'incendie de 1194.

    Hélas, la photo ne rend pas l'effet escompté...

    Chartres avec Loredana

    Les voici de plus près, au Chartres avec Loredana

    Grâce à notre audioguide, nous savons que celui de droite représente l'arbre de Jessé (ou arbre généalogique de Jésus de Nazareth à partir de Jessé, père du Roi David). Jessé est représenté couché en bas du vitrail.

    Chartres avec Loredana

    En bas de la verrière centrale il s'agit de l'annonce faite à Marie par l'ange Gabriel de sa maternité divine (l'Annonciation), au milieu Marie rend visite à sa cousine Elizabeth pour lui annoncer la nouvelle (la Visitation) et à droite ce serait la naissance de Jésus.

    Pas mal la photo, non ? Promis juré que c'est la mienne !

    Chartres avec Loredana

     Prenons un peu de recul 

    Chartres avec Loredana

    A mi chemin entre l'entrée dans la Cathédrale et la croisée du transept se trouve un labyrinthe. Il est "ouvert" (non recouvert par les chaises) au parcours méditatif tous les vendredis entre 10h et 17h. Pile poil au moment de notre visite !

    Son tracé n'a pas été fait à la légère... Le labyrinthe de Chartres est un point géométrique important.

    • si vous "projetez" la façade sur le pavement, le centre de la rosace - où apparaît le Christ en majesté - correspond au centre du labyrinthe.
    • si vous reliez le centre du labyrinthe aux statues centrales des portails et à l’emplacement de l’ancien autel, vous dessinez un carré, qui sert de schéma directeur au plan de la cathédrale.

    Quelques fidèle étaient en train de le parcourir...

    Chartres avec Loredana

    Au Moyen-Age avait lieu durant la soirée du jour de Pâques une célébration étonnante : au son du Victimae Paschali Laudes - un chant grégorien proclamant la résurrection du Christ - le doyen des prêtres parcourait solennellement les méandres du labyrinthe, d'un pas rythmé, tandis qu'on tournait autour. Le doyen portait contre sa poitrine une grosse "pelote" jaune. Une fois parvenu au centre, il lançait cette balle à tous les participants, qui la lui renvoyaient aussitôt, entraînant une danse animée et festive.

    Dans l’ancienne mythologie grecque, Thésée entre dans le labyrinthe de Crète et y tue le minotaure, créature monstrueuse qui se nourrit des enfants d’Athènes. Il en ressort à l’aide du fil d’Ariane.

    Dans la chorégraphie qui avait lieu au moyen-âge, le Christ (Thésée) traverse les enfers (le labyrinthe de Dédale), affronte Satan (le minotaure), triomphe des puissances de la mort, offrant sa lumière (jaune) à tous ceux qui sont prêts à la recevoir : soit un chemin sûr (la pelote) vers la vie éternelle.

    Iconographie du Moyen-Age

    Chartres avec Loredana

    Le Christ, à Pâques, devient le premier né d’entre les morts. Tous les hommes et femmes, au fil de l’année, sont invités à le suivre. A vivre le même parcours. A faire du labyrinthe une image de leur vie entière : longue, exigeante, traversant les épreuves. Une vie confiante, qui s’avance, par delà la mort, vers une réconciliation définitive avec le Dieu-Amour.

    (d'après Gilles Fresson, attaché de coordination à la Cathédrale de Chartres).

    Poursuivons notre cheminement...

    Chartres avec Loredana 

    Nous voici près du choeur.

    Chartres avec Loredana

    Le lutrin de Goudji : fer forgé, argent, vermeil, calcédoine, nacre, jaspe australien, oeil-de-faucon, oeil-de-fer, onyx (2007)

    Ce pupitre au piétement en X est orné des têtes ailées des quatre symboles des Évangélistes.  

    Chartres avec Loredana

    Les vitraux du choeur 

    Chartres avec Loredana 

    N'oublions pas les verrières du transept : ici, côté Nord

    Chartres avec Loredana 

    Là, côté Sud

    Chartres avec Loredana

    L'audioguide nous invite ensuite à parcourir le déambulatoire : une riche idée puisque nous y découvrons l'histoire de Jésus dans une dentelle de pierre...

    Chartres avec Loredana

    On y voit une belle horloge astronomique : celle-ci présente les vingt quatre heures de la journée inscrites en extérieur du cadran en chiffres romains. Au centre se trouvent les signes zodiacaux et entre les deux une nuée d'étoiles figurant le ciel nocturne où se dégage le disque lunaire (en haut à gauche).

    Chartres avec Loredana

    Juste à côté de l'horloge, une niche présente Marie cousant à côté de Joseph assoupi, une très jolie scène je trouve.

    Chartres avec Loredana

     Plus loin, c'est la nativité qui est représentée.

    Chartres avec Loredana

    Suit le baptême de Jésus...

    Chartres avec Loredana

    et une très jolie maternité

    Chartres avec Loredana

    Tandis qu'en face, côté vitraux, on trouve "Notre-Dame de la Belle Verrière". Ce vitrail est daté de 1180 : il a résisté à l'incendie de 1194. Notre-Dame de la Belle Verrière se distingue des vitraux du XIIIe siècle par la couleur des habits de la Vierge, un bleu clair et limpide, le « bleu de Chartres », réalisé à base d’oxydes de cobalt. Ce savoir-faire a aujourd'hui disparu...

    Chartres avec Loredana

    N'en jetez plus, la cour est pleine... !

    Chartres avec Loredana

    Toute cette partie du déambulatoire sud a été nettoyée pour le plus grand plaisir des yeux. Côté nord, la restauration n'a pas encore eu lieu.

    Chartres avec Loredana

    Mine de rien nous avons presque fait le tour de la Cathédrale : face au déambulatoire nord trône Notre-Dame du Pilier (aussi appelée la Vierge noire).

    Chartres avec Loredana

    La statue de la Vierge présentée ici a plus de 500 ans... Recouverte d'un badigeon pendant le XIXème siècle, elle a été restaurée à l'identique par la DRAC Centre en 2013.

    Chartres avec Loredana

    Écoutant scrupuleusement notre audio-guide, nous sortons par le transept nord pour admirer le portail nord de la Cathédrale.

    Waaaouuuh... !

    Chartres avec Loredana

    Voici la Porte de Job (s'agissant du tympan) et de Salomon (pour la sculpture du linteau)

    Chartres avec Loredana

    En haut, sur le tympan, la sérénité de Job devant l'adversité.

    Quant à la sculpture du linteau, elle raconte l'histoire du Roi Salomon : deux femmes ont mis au monde un enfant mais seul l'un des deux est vivant. Les deux mères le revendiquent... Pour faire éclater la vérité, Salomon ordonne de couper en deux l'enfant vivant et d'en donner la moitié à chaque femme.

    A l'extrême gauche on voit un Noir, sans doute un Ethiopien, dégainer son glaive pendant qu'un serviteur âgé se saisit de l'enfant, obéissant au roi qui tend un index impératif.

    Mais la véritable mère esquisse un geste de supplication en demandant qu'on le donne plutôt à l'autre femme mais qu'on le laisse en vie. Son attitude contraste avec celle de cette autre femme, faite d'arrogance et de défi.

    Cliquez sur la photo pour la voir en grand.

    Chartres avec Loredana

    La Porte voisine est celle de la Glorification de la Vierge.

    Chartres avec Loredana

    Sur le tympan on peut voir le couronnement de la Vierge surmontée par deux anges.

    Chartres avec Loredana

    Le troisième Porche est celui de la Nativité et de l'Incarnation.

    Chartres avec Loredana

    Colonnes du Porche Nord : avez-vous vu comme la pierre est blonde ?

    A Chartres, la blonde aux yeux bleus... c'est la Cathédrale avec ses vitraux !

    Chartres avec Loredana

    Admirez le plissé de la robe...

    Chartres avec Loredana

    Voici quelques photos de consoles

    Chartres avec Loredana

    On téléphone déjà à cette époque dirait-on !

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Quelle position inconfortable et pourtant... il dort !

    Chartres avec Loredana

    Le porche Nord de plus près...

     Chartres avec Loredana

    Sur le tympan les Rois Mages offrant des cadeaux à gauche et les Rois Mages dormant à droite. Sur le linteau, la nativité à gauche et l'annonce aux bergers à droite.

    Chartres avec Loredana

     En contournant la Cathédrale, nous passons devant l'ange au cadran solaire (du moins sa copie puisque l'original est conservé dans la crypte).

    Chartres avec Loredana

    Et voici le troisième grand portail de la Cathédrale, le Portail Sud

    Chartres avec Loredana

    Savez-vous qu'il n'a fallu QUE 17 ans pour reconstruire la Cathédrale !

    Chartres avec Loredana

    Un petit train fait le tour de la ville mais nous ne l'avons pas pris : les photos, on les fait mieux à pied...

    Chartres avec Loredana

    La rue du Petit Serpente où nous avons déjeuné.

    Chartres avec Loredana

    Après nous être reposées dans les jardins de l’Évêché, en admirant au passage le chevet de la Cathédrale,

    Chartres avec Loredana 

    et la jolie vue sur la campagne environnante, 

    Chartres avec Loredana 

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana 

    nous avons rejoint les bords de l'Eure qui traverse la ville historique.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana 

    La Collégiale Saint-André donne sur les bords de l'Eure. 

    Chartres avec Loredana

    La Cathédrale en contre-jour : je n'ai pas pu changer le sens du soleil ! 

    Chartres avec Loredana

    Les bords de l'Eure sont jalonnés d'anciens lavoirs.

    Chartres avec Loredana

    Ah... cette Cathédrale, on la voit de partout !

    Chartres avec Loredana

    Maison à colombages de la rue de la Tannerie (quartier des tanneurs)

    Chartres avec Loredana

    Les bas-quartiers de Chartres, organisés autour de trois cours d'eau (l'Eure, le Grand Bouillon et le Petit Bouillon) étaient spécialisés au Moyen-Age dans les métiers de la peausserie et du textile comme en témoignent encore les noms de plusieurs rue (rue de la corroierie, Foulerie, Moulin-à-tan, Tannerie...). Tombés en décadence à l'époque moderne, ils ont été l'objet d'une grande campagne de rénovation à partir des années 1970.

    Une plaque de rue originale : rue de la Foulerie (site d'ateliers où l'on foulait les draps et le cuir).

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Quittant les bords de l'Eure pour revenir dans le centre historiques, nous voulions visiter l'église Saint-Aignan mais avons trouvé porte close...

    Chartres avec Loredana

    Voici ce que nous aurions vu...

    Chartres avec Loredana

    Nous voici arrivés dans la rue des Ecuyers qui est piétonne et bordée de jolies maisons à colombages.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Le célèbre escalier de la Reine Berthe

    Il desservait autrefois la maison des Vieux-Consuls, les consuls étant des juges choisis parmi les marchands et les négociants, pour juger rapidement certaines affaires urgentes en matière commerciale (l'ancêtre du Tribunal de Commerce). Un tel tribunal de commerce existait dans ce bâtiment depuis les années 1560.

    C'est seulement au XVIIIème siècle (en 1792) que l'escalier prit le nom de Reine Berthe en allusion à Berthe de Bourgogne, veuve du Compte Eudes de Chartres en 995, remariée au Roi de France Robert le Pieux, l'amour de sa vie, et qui termina sa vie dans le château tout proche.

    Chartres avec Loredana

    Construit en encorbellement, c'est un escalier en hélice datant du début du XVIème siècle. Les colombages verticaux sont terminés en bas, par une figure grotesque pendante (cul de lampe).

    Chartres avec Loredana

    En haut, les montants son terminés par un socle soutenant une statue.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    A l'Office du Tourisme, on nous a dit de regarder comment avaient été sculptés les crocodiles : avec des oreilles de lapin ! (le sculpteur ne les avait jamais vus...).

    Chartres avec Loredana

    Juste en face de l'escalier de la Reine Blanche, une superbe maison à colombages

    Chartres avec Loredana

    Tout en remontant vers la Cathédrale, mon regard est attiré par une sculpture : c'est un médaillon représentant Charles Péguy en hommage au poème qu'il écrivit sur la ville.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Nous sommes nés au bord de votre Beauce plate
    Et nous avons connu dès nos premiers regrets
    Ce que peut receler de désespoirs secrets
    Un soleil qui descend dans un ciel écarlate...


    Un homme de chez nous, de la glèbe féconde
    A fait jaillir ici d'un seul enlèvement,
    Et d'une seule source et d'un seul portement
    Vers votre assomption la flèche unique au monde.


    Tour de David, voici votre tour beauceronne.
    C'est l'épi le plus dur qui soit jamais monté
    Vers un ciel de clémence et de sérénité,
    Et le plus beau fleuron dedans votre couronne.


    Un homme de chez nous a fait ici jaillir,
    Depuis le ras du sol jusqu'au pied de la croix
    Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois,
    La flèche irréprochable et qui ne peut faillir...


    C'est la pierre sans tache et la pierre sans faute,
    La plus haute oraison qu'on ait jamais portée,
    La plus droite raison qu'on ait jamais jetée
    Et vers un ciel sans bord la ligne la plus haute...

    Revenons à des nourritures plus terrestres avec ce marché de l'artisanat et du terroir qui se tient exceptionnellement aujourd'hui sous la halle de la Place Billard.

    Chartres avec Loredana

    Le marché aux légumes date de 1899.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Le vélo-smoothie : trop drôle cette dame qui, tout en pédalant, se prépare un jus de fruits frais !

    Chartres avec Loredana

    Notre crêperie pour le dîner... Excellente : je vous la recommande.

    Chartres avec Loredana

    La nuit est tombée sur la ville : bientôt celle-ci va s'éclairer...

    Chartres avec Loredana 

    Un peu "nazes" après cette journée de visites..., nous ne verrons que le "son et lumières" de la Cathédrale mais il faut savoir que tous les points importants de la ville sont mis en lumière entre les mois d'avril et octobre (Chartres en lumière).

    La façade tout d'abord 

    Chartres avec Loredana 

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana 

    Puis, la façade Sud...

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Vue sur le Portail Nord depuis le jardin de l'Evêché

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Je sais : ça fait kitsch. C'est pourtant ainsi qu'étaient les Cathédrales autrefois... De vraies bandes dessinées en couleurs.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    J'ai aussi fait quelques petites vidéos : celle-ci est sympa, il s'agit de la construction de la Cathédrale.

     

    Cette animation m'a  aussi inspirée.

    Retour à la lumière du jour le lendemain sur la Place Châtelet où se tiennent quelques manèges et une grande roue. Dommage que nous n'ayons pas eu le temps de la prendre pour voir la ville d'en haut...

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

     Mais ce matin nous quittons le centre-ville pour aller en banlieue. Le Filibus N°4 nous y emmène et nous dépose au pied de la Maison Picassiette, objet de notre visite.

    Elle est l'oeuvre de toute une vie : celle de Raymond Isidore, un artiste autodidacte né à Chartres en 1900 et qui y est décédé en 1964. Issu d'un milieu défavorisé, il s'installe en 1929 sur un terrain qu'il achète et où il construit de ses propres mains une petite maison. Dix ans plus tard, il se met à la décorer du sol au plafond à l'aide de matériaux de récupération trouvés dans des décharges : bris de vaisselle, morceaux de verre multicolores, éclats de porcelaine, faïences... Il achète même des lots de vaisselle ébréchée à la salle des ventes de Chartres car il va même jusqu'à recouvrir les tuyauteries et les meubles !

    C'est un parfait exemple d'Art Brut.

    Située dans un quartier pavillonnaire que longe le cimetière, on accède à la maison par une venelle entre des jardinets. L’ensemble est constitué d’une maison d’habitation, d’une petite chapelle, d’une cour, d’un logement "d’été" et d’un jardin dans lequel on pénètre par un passage couvert.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

     

    Chartres avec Loredana

    De nombreux thèmes s’y côtoient et s’entremêlent : ici une fresque du Mont Saint-Michel orne la salle à manger dont vous apercevez le mobilier recouvert d'éclats de porcelaine (et même le tuyau de poêle !)

    Chartres avec Loredana

     Très joli mur extérieur présentant la ville de Chartres et sa Cathédrale

    Chartres avec Loredana

     

    Vous reconnaîtrez ici bien sûr l'escalier de la Reine Berthe.

    Chartres avec Loredana

    C'est dans la chambre, décorée d'un paysage qui fait rêver..., qu'Adrienne Isidore fait sa couture. Naturellement, son mari a décoré sa machine à coudre !

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Raymond Isidore a même prévu une chapelle qu'il a décorée dans un magnifique camaïeu de bleus.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    On passe ensuite dans la "cour noire" ornée d'une multitude d'églises.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Dans la "maison d'été" de très belles fresques représentant, qui sait, Adrienne, sa femme ? parmi les fleurs.

    Chartres avec Loredana

    Chartres avec Loredana

    Ici, l'artiste s'est inspiré de l'actualité du moment en représentant le tristement célèbre Landru... Ma foi, il lui a donné un air bon-enfant ! Mais il ne faut pas se fier aux apparences...

    Chartres avec Loredana

    Dans le jardin, des fleurs et des sculptures

    Chartres avec Loredana

    parfois célèbres... mais pas toujours réussies (je préfère l'original !)

    Chartres avec Loredana

    Plus de grâce dans ce visage

    Chartres avec Loredana

     

    Chartres avec Loredana

    Le "tombeau de l'esprit" clôt cette visite.

    Chartres avec Loredana

    D'après sa femme, l'inspiration de Raymond Isidore venait de ses rêves. Il finira dans la folie...

    Pour voir sa biographie complète, cliquer ICI.

    Il est temps pour nous de rejoindre la gare : deux heures plus tard, nous voici à nouveau parisiennes...


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  • Dernièrement nous sommes allés au cinéma (Les Fauvettes, à côté de chez nous : un cinéma récemment ré-ouvert qui passe des films anciens après les avoir restaurés). C'est le cas de ce film "Les moissons du ciel" de Terrence Malick qui date de 1978 dans lequel les vedettes, Richard Gere, Sam Shepard et Brooke Adams, n'en sont qu'à leurs débuts.

    La musique est d'Ennio Morricone, mon chouchou...

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    Synopsis

    Bill (Richard Gere) est ouvrier dans une fonderie à Chicago ainsi qu'Abby (Brooke Adams), sa petite amie. Suite à une altercation avec un contremaître, ils s'enfuient de la ville en emmenant avec eux Linda, la jeune soeur de Bill. Tous trois arrivent au Texas par un train bondé de gens à la recherche d'un emploi saisonnier : c'est l'été, l'époque des moissons. Chuck (Sam Shepard), le riche propriétaire terrien chez qui ils travaillent, remarque bientôt la beauté d'Abby, que Bill, pour simplifier les choses, fait passer pour sa soeur. Bill apprend par hasard que Chuck, atteint d'une grave maladie, n'a plus qu'un an à vivre. Attiré par l'appât du gain, il pousse alors Abby à répondre à ses avances. Un mariage a bientôt lieu pour sceller leur union. Toutefois, avec le temps, Abby finit par s'attacher à son étrange personnalité, au grand désespoir de Bill...

    Les bas-fonds de Chicago...

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    Le film se passe au début du XIXème siècle, de la mécanisation et du travail à la chaîne.

    La scène du train donne le ton du film : il ne faut pas craindre ici la promiscuité.

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    Le film est un hymne à la nature : celle-ci est filmée dans ses moindres détails

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    comme ici lors de l'invasion des terres par une colonie de sauterelles.

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    Après une dure journée, un peu de repos pour Bill et Abby

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    Chuck, lui, surveille les moissons depuis sa maison : une véritable maison de Maître...

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    ou encore depuis son canapé...

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    La rencontre entre Chuck et Abby

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    Nous avons vu "Les moissons du ciel" : épatant !

    La bande-annonce pour vous donner envie d'aller le voir ou d'acheter le DVD !

     Nous avons adoré.


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  • "Toute la lumière que nous ne pouvons voir" d'Anthony Doerr : ma dernière lecture (dans sa version française, of course).

    Un pavé qui se dévore

    Ce livre est un véritable petit bijou : il mêle l'histoire (celle, très bien documentée, de la fin de la deuxième guerre) au romanesque à travers des pages pleines de poésie.

    Les chapitres sont courts et alternent pour aborder la vie des deux héros : une jeune aveugle, Marie-Laure, dont le père est serrurier en chef au Muséum d'Histoire Naturelle à Paris et un jeune allemand, Werner, qui a grandi dans un orphelinat près d'une mine de charbon.

    Grâce aux maquettes que lui a construit son père, Marie-Laure se repère très bien dans le Vème arrondissement où ils habitent, aussi bien qu'à Saint-Malo où les événements les conduisent tous deux en 1944.

    De son côté, Werner, petit enfant curieux de tout, est devenu expert en transmissions radio et il a même été sélectionné pour intégrer une école d'élite du Reich.

    C'est à Saint-Malo justement que les destins de ces deux jeunes gens vont se croiser pour le plus grand plaisir des lecteurs de ce livre, Prix Pulitzer 2015.


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  • Ce fut une année difficile pour le chant : peu présente aux répétitions et une chef de choeur pleine de soucis elle aussi et du coup un peu brouillon... Mais ce fut tout de même un plaisir que de chanter ce lundi là avec pour spectateurs mon amie Marie-Claire et son mari Jacques, mon amie Agnès et, naturellement Philippe qui me permet de garder une trace de ces concerts...

    Mon concert de chorale du 27 juin 2016

    Mes copines de chant sont toutes des Alti, comme moi.

    Mon concert de chorale du 27 juin 2016

     

    Le programme était comme d'habitude très varié, allant de Mozart (avec deux nocturnes) à Jean-Michel Jarre (avec "Les mots bleus" chantés par Christophe).

    Le public a adoré "Le chat de la voisine" qu'il nous a demandé de chanter en reprise à la fin du concert. La chanson a été rendue célèbre par son interprète, Yves Montand.

    Si le refrain est très léger, les couplets sont lourds de sens et il faut prendre le ton à bon escient...

    Le chat de la voisine 
    Qui mange la bonne cuisine 
    Et fait ses gros ronrons 
    Sur un bel édredon dondon 
    Le chat de la voisine 
    Qui s'met pleines les babines 
    De poulet, de fois gras 
    Et ne chasse pas les rats 
    Miaou, miaou 
    Qu'il est touchant le chant du chat 
    Ronron, ronron 
    Et vive le chat et vive le chat !

    Je ne dessin'rai pas l'homme et son agonie 
    L'enfant des premiers pas qui gèle dans son nid 
    Je ne parlerai pas du soldat qui a peur 
    D'échanger une jambe contre une croix d'honneur 
    Du vieillard rejeté aux poubelles de la faim 
    Je n'en parlerai pas, mieux vaut ce p'tit refrain...

    Le chat de la voisine 
    Qui mange la bonne cuisine 
    Et fait ses gros ronrons 
    Sur un bel édredon dondon 
    Le chat de la voisine 
    Qui s'met pleines les babines 
    De poulet, de fois gras 
    Et ne chasse pas les rats 
    Miaou, miaou 
    Qu'il est touchant le chant du chat 
    Ronron, ronron 
    Et vive le chat et vive le chat !


    Je n'serai pas l'empêcheur de déjeuner en rond 
    A louanger la sueur qui brûle sur les fronts 
    Je ne parlerai pas de l'ouvrier qui pleure 
    La perte de ses doigts morts aux champs du labeur 
    De la jeune fille fanée avant d'avoir aimé 
    Je n'en parlerai pas, il vaut mieux glorifier...

    Le chat de la voisine 
    Qui mange la bonne cuisine 
    Et fait ses gros ronrons 
    Sur un bel édredon dondon 
    Le chat de la voisine 
    Qui s'met pleines les babines 
    De poulet, de fois gras 
    Et ne chasse pas les rats 
    Miaou, miaou 
    Qu'il est touchant le chant du chat 
    Ronron, ronron 
    Et vive le chat et vive le chat !

    Et moi, j'ai particulièrement aimé "Erev Shel Shoshanim", une jolie chanson d'amour en hébreu composée en 1957 qui est rapidement devenue un tube en Israël puis dans tout le Moyen-Orient avant d'être connue internationalement.

    Traditionnellement, cette chanson est interprétée pour accueillir les jeunes mariés sous la houppa (le dais, symbole du foyer que le couple doit construire et partager : il est ouvert de toute part, de la même façon que l’était la tente d’Abraham et de Sarah, afin de pouvoir offrir l’hospitalité aux amis et aux membres de la famille sans aucune restriction.).

    Elle peut faire penser à Adam et Ève au jardin d’Eden, ou au Cantique des Cantiques.

    Elle a été interprétée par Mike Brant et Nana Mouskouri en leur temps.

    Erev shel shoshanim
    Netze na el habustan
    Mor besamim ulevonah 
    Leragelekh miftan 

    Lailah yored leat 
    veruah shoshan noshevah 
    Havah elhash lakh shir balat
    Zemer shel ahavah

    Shahar homah yonah 
    Roshekh male telalim 
    Pikh el haboker shoshana 
    Ektefenu li.

    Inutile de vous dire qu'on s'accrochait à nos partitions pour la chanter en VO !

    Un soir de roses
    Sortons dans le jardin
    De l'encens, des épices et de la myrrhe
    Sont comme un tapis à tes pieds.

    La nuit descend doucement
    Et un vent de roses souffle
    Laisse-moi te chanter
    Un chant d'amour.

    A l'aube une colombe roucoule,
    Tes cheveux sont remplis de rosée,
    Ta bouche est comme une rose le matin,
    Je la cueillerai pour moi.

    Rendez-vous l'année prochaine avec d'autres chansons !


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  • Je me suis lancée ce mois-ci dans plusieurs entreprises audacieuses : le dessin de coquillages et celui des plis d'un torchon.

    Ça n'y parait pas mais ces petites bêtes là  m'ont donné du fil à retordre...

    Tranquille après-midi

    Il me reste à leur faire un fond : une collègue du cours, fort inventive, m'a conseillé de dessiner la mer en couleur... Ce sera pour cet été avec des crayons aquarellables, au risque de tout gâcher !

    Tranquille après-midi

    Quant au torchon, il est accompagné d'un mortier, souvenir de notre voyage en Bulgarie.

    Tranquille après-midi

    Je suis assez fière de moi car c'est un coup d'essai (même s'il s'agit d'une interprétation !)

    Tranquille après-midi

    Le principal, c'est de passer du bon temps, non ?

     


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