• Cet après-midi nous sommes allés aux Fauvettes, notre cinéma de prédilection, situé avenue des Gobelins. Une amie m'avait conseillé d'aller voir Django (un épisode de la vie du célèbre musicien de jazz manouche).

    Un film est agréable à voir mais sans plus, mise à part évidemment la superbe musique qui l'accompagne.

    Django aux Fauvettes

    L'action se passe sous l'occupation en 1943, au moment où Django Reinhardt est au faîte de sa gloire à Paris. Pour fuir les allemands qui l'ont invité à venir jouer à Berlin mais également mis en garde par sa maîtresse, Louise, sur le sort des tziganes dans l'Allemagne nazie, il se réfugie avec sa femme, Naguine, et sa mère, Negros, à Thonon-les-Bains où il retrouve une partie de sa famille, des tziganes vivant en roulotte.

    Seul son talent lui vaudra d’échapper aux persécutions s’abattant sur sa communauté, à laquelle il rendra hommage avec un Requiem pour mes frères Tziganes joué après la guerre et dont la partition est à présent perdue.

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    Etienne Comar, le réalisateur, a choisi Reda Kateb pour endosser le personnage et il fait une belle prestation. Il a dû apprendre à jouer de la guitare pendant un an avant de pouvoir tourner les scènes musicales et il a aussi appris à donner la réplique dans le langage des sinté, les gitans d'Europe de l'Ouest. Cécile de France lui donne la réplique : elle joue le rôle (imaginaire) d'une des nombreuses maîtresses qu'il a eues : avec une telle musique, il devait être difficile de ne pas tomber sous le charme de ce beau brun...

    Mais le rôle que j'ai préféré est celui tenu par Bim Bam Merstein, de la communauté des gens du voyage de Forbach, qui (à 87 ans) joue la mère de l'artiste, Negros.

    La voici avec les autres artistes ayant endossé les rôles des compagnons de jazz de Django.

    Django aux Fauvettes

    La bande-annonce


    Ma foi nous avons passé un bon moment !


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  • Anne-Marie nous avait donné rendez-vous cet après-midi là sur la place des Ternes pour une visite du quartier du même nom.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Comme d'habitude, le public est venu nombreux (même si la promenade a été proposée à deux reprises).

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Au milieu de la place, un marché aux fleurs : "que vais-je prendre ?", se dit cette dame perplexe devant le large choix proposé...

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie 

    Anne-Marie commence par nous présenter une carte du Paris d'avant 1860

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    C'est à cette époque que la capitale engloba une partie de Neuilly et justement, le quartier des Ternes.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    De très jolis immeubles Haussmanniens bordent la place des Ternes.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Au numéro 7 de la rue des Renaudes voisine, un immeuble dont je ne saurais dire le style (Art Déco peut-être ?) porte une plaque au-dessus de son porche avec l'inscription :

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Ici vécut, de 1928 à sa mort, le capitaine Alfred Dreyfus (1859-1935)

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le caricaturiste Caran d'Ache (anti-Dreyfusard) publia un dessin dans le Figaro du 14 février 1898.

    En haut : "Surtout ne parlons pas de l'affaire Dreyfus !"

    En bas : "... Ils en ont parlé...".

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Nous voici maintenant dans la rue Poncelet où les commerces de bouche sont touche-touche : le marché Poncelet est très réputé.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Derrière ce marchand de légumes, au numéro 6 de la rue, un porche derrière lequel Anne-Marie nous fait découvrir de curieux bas-reliefs...

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Voyez-vous cet homme à tête de dauphin... ?

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    La célèbre boucherie chevaline du numéro 3 : il paraîtrait d'ailleurs qu'elle ne serait plus si chevaline que ça : sans doute BB est-elle passée par là !

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Ici foie-gras frais toute l'année...

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    28 euros le kilo tout de même la vulgaire crevette grise (même si c'est excellent) !

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Tout près d'ici, la place Boulnois : un havre de paix... qui se paye cher : 8 à 10000 euros le m².

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie 

    Quand y'en n'a plus, y'en a encore !

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Au 16 avenue des Ternes se trouve la Maison Pou, un traiteur renommé installé ici depuis 1830, l'une des plus vieilles enseignes de France.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Rue de Montenotte, on trouve l'arrière de la célèbre Salle Wagram (le plus ancien lieu de fête parisien).

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Sur l'Avenue des Ternes, aux numéros 29-31, une plaque indique qu'ici vécut et travailla Zénobe Gramme, l'inventeur de la dynamo (en 1871).

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    La Fnac fait l'angle entre l'avenue des Ternes et l'avenue Niel. C'était autrefois l'enseigne des Magasins réunis.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    On retrouve le nom de l'ancien grand magasin au niveau de la lanterne de style Art Nouveau.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Fleurs et vitraux décorent agréablement le bâtiment. 

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie 

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Anne-Marie nous propose d'entrer dans le magasin pour découvrir les vitraux du maître-verrier, créateur de l'Ecole de Nancy, Jacques Grüber (datant de 1924). Tout en haut de l'escalator qui dessert les étages, a été installé le décor de l'émission "Apostraphes" qui fit la renommée de Bernard Pivot.

     

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Ici c'est l'étage des tout-petits...

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    C'est à l'extrémité du passage Doisy, au niveau du 55 avenue des Ternes, que Roland Peugeot remit au ravisseur la somme de 50 millions de francs, en billets, le 14 avril 1960, surlendemain du rapt de son fils Éric.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    L'orientation au nord du passage en fait un lieu idéal pour les ateliers d'artistes.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Au 32 de la rue d'Armaillé, un bel ensemble actuellement occupé par une Start-Up informatique.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Un buste de Tristan Bernard se trouve sur la place éponyme tournant le dos à l'église Saint-Ferdinand.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    L'auteur dramatique est célèbre pour ses mots d'esprit. Quelques uns d'entre eux sont gravés sur le socle de la statue.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Et voici le Château des Ternes percé en son centre, donnant accès à l'actuelle rue Bayen.

    En 1548, Pierre Habert, homme de lettres originaire d’Issoudun, achète la « Ferme Esternes» qu’il aménage en une demeure plus vaste, flanquée de deux tourelles et d’un pont-levis. Son petit-fils Isaac en devient propriétaire, et seigneur reconnu lorsque Louis XIII érige « La Maison des Ternes » en fief. En 1715, Mirey de Pomponne, conseiller du roi, rebâtit le château sous la forme d’un manoir entouré d’un parc, qui prend son apparence actuelle en 1779. L’architecte Samson-Nicolas Lenoir, alors propriétaire, fait construite une muraille divisant la demeure en quatre parcelles. Un passage est percé de part et d’autre du château : la rue de l’Arcade est née. Elle devient rue Bayen en 1864. 

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    La Promenade Pereire est un lieu très agréable : elle suit le tracé de la Petite Ceinture.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    C'est la saison des roses...

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Alors que nous sommes bien installés sur des bancs, Anne-Marie nous parle des frères Pereire.

    Emile-Jacob et Isaac Pereire, banquiers et parlementaires, après avoir créé, en 1835 la première ligne de chemin de fer en France (Paris – Saint-Germain-en-Laye), fondèrent en 1851 la Société Concessionnaire du chemin de fer d’Auteuil. Les villes de Neuilly et des Batignolles leur offrirent gracieusement quatre hectares (entre la rue de Saussure et la Porte Maillot) nécessaires à la construction du chemin de fer à la seule condition d’exécuter un boulevard de 10 mètres de large de chaque côté de la trouée des voies. 

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Rue Roger Bacon (du nom d'un anglais bien sûr !) : des ateliers d'artistes

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Rue Guersant...

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Reliant la rue Guersant à l'Avenue des Ternes, la Villa des Ternes est bordée de maisons particulières toutes plus belles les unes que les autres.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

     

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    J'ai l'impression (?) que ce sont les arts qui sont représentés sur la frise.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Nous voici arrivés au terme de cette promenade, près de de la Porte Maillot.

    L'église Notre-Dame-de-Compassion a été construite en 1843 selon les plans de l'architecte du roi Louis-Philippe, Pierre-François-Léonard Fontaine, à l'emplacement de la maison où mourut le prince Ferdinand-Philippe d'Orléans, à la suite d'un accident de voiture (il fut éjecté d'une calèche dont les chevaux s'étaient emballés) dans lequel il perdit la vie le 13 juillet 1842.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Cette chapelle — appelée alors la chapelle Saint-Ferdinand - fut construite dans un style néo-byzantin en forme de croix - rappelant celle des anciens tombeaux.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    L'église fermant..., nous n'avons pu apercevoir que de loin la belle descente de croix de Henry de Triqueti.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    et pas du tout (car il se trouve dans le transept sud), le cénotaphe du prince d'Orléans du même sculpteur, pourtant fort beau.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Lors de la construction du Palais des Congrès de la porte Maillot en 1974, l'édifice a été déplacé d'une centaine de mètres et reconstruit pierre par pierre au no 25 du boulevard Pershing, sur la place du Général-Koenig à la porte des Ternes.

    Le quartier des Ternes avec Anne-Marie

    Merci Anne-Marie pour cette agréable promenade culturelle.


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  • Jeudi dernier avait lieu le vernissage de notre exposition de dessins : un atelier animé par Célia De Souza Andrade.

    Mais non, on ne se prend pas au sérieux ! C'était juste l'occasion de se retrouver autour d'un verre et de goûter à quelques gâteaux maison.

    Maé, Martine, Michelle, Margot, Judith, Madeleine, Rosa, Marie-Claude, Françoise, Huguette, Jacqueline R., Simone, Jacqueline V., Marie-Claire, Marie-Thérèse, Evelyne et moi (Claire) participons les mardis ou jeudis après-midi à cet atelier où chacun apporte son carton à dessin et choisit son matériau.

    Certaines ne jurent que par les crayons de papier ou les crayons de couleur, quand d'autres préfèrent les pastels (gras ou secs). La Gouache a aussi la cote ainsi que l'aquarelle. Il y en a même qui se servent de pigments rapportés d'Inde ! Nous passons ainsi très régulièrement de bons moments pendant lesquels nous oublions tous nos soucis...

    Voilà les réalisations de ces dames

    Je n'ai pas mis les matériaux utilisés car je n'étais pas toujours sûre de moi...

    Toutes les images sont cliquables pour mieux les voir.

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13 

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13 

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13 

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13 

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Célia a initié ses ouailles à l'abstraction géométrique...

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Et cela donne de très belles choses...

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Anne-Marie, Présidente de l'association, est venue trinquer avec nous.

    Vernissage à l'atelier dessin de G13

    Vernissage à l'atelier dessin de Générations13

    Un moment de convivialité très sympathique


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  • Alors voilà toute l'histoire de la vie de Saint-Cucufa que Jacqueline voulait tant connaître...

    Saint Cucufa était originaire d'Afrique (l'Algérie actuelle). En mission en Espagne, il fut victime de la persécution de Dioclétien pour avoir voulu vivre en fidèle disciple du Christ : il fut décapité en 303 à Sant-Cugat-del-Vallès près de Barcelone.

    Le martyre (ou la décollation) de Saint-Cucufa par Ayne Bru

    Ayne (Aine) Bru (probablement une prononciation catalane de Hans Brün) est un peintre de la Renaissance du XVIème siècle d'origine allemande ayant travaillé en Catalogne. En 1502, il est recruté pour peindre le retable de l'autel principal de l'église du monastère de Sant Cugat del Vallès, pour lequel il est rémunéré entre 1504 et 1507. L'œuvre est conservée au Musée national d'art de Catalogne.

    Le panneau central représente le martyre de Saint Cucufa (en catalan, Sant Cugat) avec un réalisme impressionnant. Le bourreau tranche la gorge du saint qui reste attachée à un tronc d'arbre. Au fond, La campagne anachronique comprend le monastère de Sant Cugat.

     

    L'étang de Saint-Cucufa

    Le chien qui dort paisiblement au pied du saint a ensuite été emprunté par Salvador Dali pour deux peintures intitulées « Dalí nu » ou « Dalí Dalí Dalí » 

    L'étang de Saint-Cucufa

    et « Dali à six ans ».

    L'étang de Saint-Cucufa

    En 835 les reliques du Saint furent translatées en France à la Basilique Saint-Denis : son nom se perpétue ainsi dans divers lieux de la région parisienne... dont l'étang de Saint-Cucufa qui est le but de notre randonnéee du jour.

    Maryannick a pris de très jolies photos que j'ai mêlées aux miennes.

    Nous voici sur les bords de Seine à Rueil-Malmaison.

    L'étang de Saint-Cucufa

    Magie des herbes folles

    L'étang de Saint-Cucufa

    Paix de l'eau qui dort

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Traversée du Parc Naturel Urbain de Rueil-Malmaison

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Schön...

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa par Maurice de Vlaminck (1903)

    L'étang de Saint-Cucufa

    Pique-nique au bord de l'étang : Jacqueline repère le trajet...

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Le château de La Malmaison

    L'étang de Saint-Cucufa

    Fleurs d'ail, tulipes et ravenelles sont du plus bel effet.

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    J'aime aussi beaucoup les euphorbes.

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Dans le parc du Château de Bois-Préau, une très jolie statue de Joséphine de Beauharnais par Vital Gabriel Dubray

    L'étang de Saint-Cucufa

    L'étang de Saint-Cucufa

    Bravo pour la photo Maryannick !

    L'étang de Saint-Cucufa

    Au sol, des clous en cuivre décorés de l'abeille impériale jalonnent le "Chemin Joséphine et Napoléon Bonaparte".

    L'étang de Saint-Cucufa

    Une jolie frise non loin de la gare (Je ne sais pas à quoi elle correspond...)

    L'étang de Saint-Cucufa

    C'est tout pour aujourd'hui...


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  •  En prenant le métro Place d'Italie pour me rendre aux Halles, j'admire au passage les superbes paulownias en fleurs qui l'encerclent.

    Le quartier Montorgeuil avec Anne-Marie

    Anne-Marie Guérin, parallèllement à sa nouvelle fonction de Présidente de Générations13, continue d'animer tous les quinze jours ses petites balades dans Paris. Elle nous a donné rendez-vous aujourd'hui à l'angle des rues Montorgueil et de Turbigo, en plein quartier des Halles.

    Le quartier Montorgeuil avec Anne-Marie

    La brasserie "La Pointe Saint-Eustache" possède une jolie fresque.

    Le quartier Montorgeuil avec Anne-Marie

    C'est non loin de là, rue Pirouette (actuelle rue Mondétour), que se tenait autrefois le Pilori des Halles - encore appelé Pilori du Roi - qui punissait les criminels, voleurs, assassins, blasphémateurs en leur faisant faire "la pirouette"...

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Gravure ancienne présentée par Anne-Marie

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Il fut construit sous Saint-Louis (réglementé en 1347 sous Philippe VI le Valois) et fût aboli un peu avant la Révolution.

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    Mais d'où vient ce nom de "pilori" ?

    Différents historiens ont donné plusieurs étymologies de ce nom mais celle qu'en donne Henri Sauval, historien français du XVIIème siècle, est plus vraisemblable que toutes les autres. En 1295, était un puits appartenant à un bourgeois du nom de Lori et un gibet placé à côté en prit le nom. On construisit sur l'emplacement du puits Lori comblé, une tour de pierre octogonale d'environ 3 mètres de haut, dont l'étage supérieur était percé de grandes fenêtres sur toutes ses faces. Au milieu de cette tour était une roue en bois, tournant sur pivot et percée de trous par lesquels on faisait passer la tête et les bras de la personne condamnée.

    On l'exposait ainsi aux regards, aux quolibets et aux insultes de la foule pendant trois jours consécutifs de marché, durant l'espace de deux heures et, de demi-heure en demi-heure, on faisait tourner la roue, afin que le malheureux exposé put être vu de tous côtés. Il était permis de lui jeter de la boue et des ordures, mais non des pierres et autres objets de nature à le blesser. Les prisonniers restaient ensuite au pain et à l'eau. S'il s'agissait d'un récidiviste, il était mis au pilori une journée entière un jour de marché important et on lui fendait la lèvre supérieure... Une manière intéressante de traiter la petite et moyenne délinquance… mais tellement hors de notre temps !

    Sur ce tableau de Philibert-Louis Debucourt (Réjouissances données par la ville de Paris à l'occasion de la naissance du Dauphin), on peut voir le Pilori des Halles (1782).

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    En France, le pilori porte aussi le nom d'échelle, notamment dans des régions proches de Paris où certaines communes possèdent encore une « rue de l'échelle » perpétuant ce souvenir. Le condamné, pour accéder au plancher où il est exposé au public, devait emprunter une échelle d'où le nom de ce tourment.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    A Paris la rue de l'échelle relie la rue de Rivoli à l'avenue de l'Opéra.

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    Les pavillons Baltard et l'église Saint-Eustache au XIXème siècle

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Les halles le matin devant l'église Saint-Eustache (carreaux de céramique peints du restaurant "Le Cochon à l'Oreille" au 15 rue Montmartre)

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    La végétation débutante laisse entrevoir le chevet de l'église Saint-Eustache.

    Le quartier Montorgeuil avec Anne-Marie

    L'intérieur est très riche : cliquez sur l'image pour la voir en grand.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    La chapelle de la Vierge se trouve au centre du déambulatoire.

    Outre les fresques de Thomas Couture sur le thème de la Vierge, elle renferme une sculpture très expressive de Jean-Baptiste Pigalle.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    La Vierge à l'enfant (Pigalle)

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Autre sculpture remarquable, celle du mausolée de Colbert par Antoine Coisevox (1640-1720) d'après des dessins de Charles Le Brun.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    La statue de Jean-Baptiste Colbert agenouillé et priant

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    est entourée de deux autres sculptures : La Fidélité

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    et la Piété ou l'Abondance (oeuvre de Jean-Baptiste Tuby)

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Dans la Chapelle Saint-Vincent-de-Paul se trouve un triptyque dû à Keith Haring intitulé "La Vie du Christ".

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    En continuant à déambuler..., on peut voir dans la Chapelle des Pélerins d'Emaüs, une oeuvre de Raymond Mason, sculpteur d'histoire.

    Le 28 février 1969, il met en chantier cette oeuvre monumentale, "Le Départ des fruits et légumes du coeur de Paris", à laquelle il se consacre jusqu'en 1971. A l'étrangeté du thème, Mason ajoute celle d'une polychromie intense, si vive que l'on n'avait sans doute rien vu de tel depuis la sculpture médiévale.

    Les halles s'installeront à Rungis en banlieue sud un mois plus tard.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Nous voici maintenant en vue des grandes orgues qui ont rendu l'église célèbre pour ses concerts presque gratuits du dimanche après-midi. On voit ici que la console de l'organiste est complètement décalée de l'instrument (elle est reliée aux orgues par un système électrique et protégée en dehors des messes et des concerts par une cage de verre).

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Waaaooouuuh...

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    C'est ainsi que ce dimanche 14 mai à 17h30  il y aura une audition d'orgue par Thomas OSPITAL, titulaire, avec au programme :

    Francois COUPERIN (1668-1733), Offertoire sur les Grands Jeux 
    (extrait de la messe des paroisses)

    Anonyme, Trois Danses

    Carl Philipp Emanuel BACH (1714-1788), Sonate en Fa majeur Wq 70, 3
    Allegro
    Largo
    Allegretto

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    En vue du choeur...

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Une jolie crucifixion, malheureusement en contre-jour...

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Les chapelles latérales ont été décorées au XIXème siècle.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Au sortir de l'église, le Pied de Cochon, célèbre Brasserie parisienne au service continu 24h/24 et 7jours/7. Cette année, la Brasserie fêtera ses 70 ans.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Les clochards disposaient, à l'époque des halles de Baltard, du « coin des cloches » et se régalaient tous les soirs d’une soupe à l’oignon qui leur était offerte par Clément Blanc, le propriétaire des lieux.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Pour lire le menu..., cliquez sur l'image.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Le groupe devant la Bourse du Commerce

    Cliquez !

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    La Bourse du Commerce au XIXème siècle

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    La Bourse du Commerce remplace depuis 1888 l'ancienne Halle aux blés. Contre elle, se situe une colonne dorique cannelée très célèbre, la colonne de Catherine de Médicis, seul reste de l'Hôtel de Soissons bâti en 1573. La colonne, qui communiquait avec les appartements de la Reine, était principalement destinée à son astrologue florentin, Côme Ruggieri, pour qu'il puisse y faire des observations du ciel et des prévisions...

    Pour la petite histoire, Anne-Marie nous raconta que celui-ci aurait prédit à la Reine qu'elle mourrait « près de Saint-Germain ». Catherine de Médicis, très superstitieuse, s'éloigna alors de tous les endroits rappelant de près ou de loin « Saint-Germain », pensant ainsi échapper à la funeste prédiction. Ainsi, par exemple, elle fit interrompre la construction du Palais des Tuileries dépendant de la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois et s'installa précipitamment en 1572 dans ce qui allait devenir l'Hôtel de la Reine, dépendant de la paroisse de Saint-Eustache. Elle refusa également de se rendre au château royal de Saint-Germain-en-Laye. Mais le destin la rattrapa, et sur son lit de mort, lorsqu'elle demanda son nom au confesseur appelé auprès d'elle pour lui porter l'extrême-onction, celui-ci répondit : Julien de Saint-Germain...

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13 

    A mi-hauteur de la colonne, le monogramme de Catherine de Médicis et de Henri II dont les lettres sont enlacées est gravé dans la pierre : les deux C et le H forment un double D rappelant la favorite, Diane de Poitiers...

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

    La colonne creuse de 30 m de haut et de 3 m de large comporte un escalier à vis. Elle a été restaurée une première fois en 1888-1889 ce qui a entraîné la disparition d'un des cadrans solaires les plus originaux jamais construit.

    Le cadran de Pingré au XIXème siècle

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    A l’occasion de la rénovation du jardin des Halles, il semble opportun de réhabiliter cet exceptionnel cadran solaire, unique au monde. Cela consiste dans un premier temps à rendre à nouveau lisse une partie de la colonne, à installer 15 styles droits puis à tracer le cadran, soit en le gravant, soit en le peignant, en ne perdant pas de vue que ce tracé doit résister aux outrages du temps. Au pied de la colonne, à l’usage du public, il serait nécessaire qu’une plaque donne les indications relatives à sa lecture. La Ville de Paris pourrait alors s’enorgueillir de posséder un cadran solaire unique, constituant pour le public une attraction à la fois pédagogique et scientifique.

    Sur les palissades actuellement en place autour du bâtiment se trouvent des panonceaux dans plusieurs langues expliquant au passant le devenir proche de ce monument. 

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    Voilà ce qu'on pourra admirer quand le Musée de M. Pinault sera ouvert au public fin 2018. Cinq peintres (Laugée, Luminais, Mazerolle, Clarin et Lucas) ont chacun exécuté, en 1886, une fresque sur plus de 1400 m2 symbolisant le commerce international : l'idée était de louer les bienfaits du commerce et de traiter de son histoire avec les cinq continents.

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    Continuons notre promenade...

    Nous voici maintenant rue du Jour devant la façade de l'Hôtel de Royaumont avec en arrière-plan l'église Saint-Sulpice.

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    L'Hôtel particulier est maintenant occupé par agnès b.

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     En face, au numéro 25, se trouve l'ancien Hôtel de la Porte actuellement Musée du Barreau de Paris.

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    La rue du Jour était traversée autrefois par l'enceinte de Philippe Auguste.

    Plan de Braun et Hogenberg (vers 1530)

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    Au 30 de la rue Montmartre se trouve une plaque indiquant qu'ici se trouvait la Porte Montmartre. Celle-ci fût démolie vers 1550.

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    Nous traversons la rue Montorgueil au niveau de "L'escargot Montorgueil", un restaurant de cuisine traditionnelle qui pouvait s’enorgueillir d’une clientèle venue du monde des arts, des lettres et du spectacle, notamment Sarah Bernhardt, Marcel Proust, Sacha Guitry, Georges Feydeau, Cécile Sorel, Charlie Chaplin, Mistinguett, Jean Cocteau, Picasso, Salvador Dali…

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    Sa marquise de fer et de verre et son enseigne datent de 1900.

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    Au 38 de la rue Mauconseil, un trumeau apposé au-dessus d'une porte cochère rappelle qu'ici se trouvait (du XVIème et au XVIIIème siècles) le théâtre de l'Hôtel de Bourgogne (il s'agissait de la porte du parterre tandis que l'accès principal se situait rue Neuve-Saint-François ou rue Française - ainsi baptisée en l'honneur de François Ier).

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    Une "pelle" Starck située au 20 rue Etienne Marcel dit que "Sur un terrain situé à lest de cette voie, les Confrères de la Passion font construire une salle de spectacles inaugurée le 30 août 1548. Devenue en 1629 le théâtre de l’hôtel de Bourgogne, sa troupe rivalisait avec les comédies de Molière".

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    Une plaque apposée au 29 de la rue Etienne Marcel le commémore.

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    La Tour Jean-Sans-Peur située rue Etienne Marcel est le seul vestige subsistant aujourd'hui de l'Hôtel de Bourgogne.

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    Non loin de là, la Place Goldoni du nom du célèbre auteur italien présente un mur décoré de ballons et une inscription : "On raconte que les vibrations dues aux ballons lancés contre ce mur peuvent réveiller des racines d'arbustes qui sommeillaient sous la terre depuis parfois des siècles. Peut-être n'est-ce qu'un simple hasard mais lorsqu'ils atteignent les traces laissées par les ballons qui leur ont rendu la vie, la plupart des arbustes trouvent leur taille adulte. Certains au contraire, cherchent d'autres points de repère pour avoir une raison de grandir encore un peu".

    Ce mur aveugle a ainsi retrouvé un peu de vie...

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    C'est sur cette place qu'Anne-Marie rappelle à ceux qui ne le savent pas déjà l'origine du nom de la rue voisine (Marie-Stuart), un temps appelée rue Tire-Vit (vit est synonyme de pénis, du latin vectis, soit une barre ou un levier) puis rue Tire-Boudin pour ne pas offusquer la souveraine franco-anglaise.

    La rue était alors très fréquentée par ces dames... depuis qu'un décret de Saint-Louis en 1256 interdisait la prostitution dans Paris alors limité par l'enceinte de Philippe Auguste.

     

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    La rue Marie-Stuart assurait au XVIIIème siècle le débouché des Messageries du Grand Cerf.

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    Le Passage du même nom se trouve juste en face.

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    C'est au numéro 5 de la rue Marie-Stuart qu'un jeune homme, "Chef à domicile" de la Société Chef-Service, nous harponne très gentiment au passage en nous proposant de goûter à des insectes grillés.

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    Avouez qu'il a un beau sourire !

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    Nous voici arrivés rue Montorgueil : le Café "Le Compas" y fait l'angle avec la rue Marie Stuart.

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    Anne-Marie nous explique qu'au XVIème siècle se trouvait ici une auberge nommée Le Compas d'Or. La cour comportait un ancien et vaste hangar abritant les diligences pour Dreux, Creil et Gisors.

    C'est dans l'un des logements situés au fond de la cour que Pierre François Lacenaire et son complice Victor Avril tentèrent d'assassiner un garçon de recettes. Fort heureusement, celui-ci se défendit... si bien que les deux lascars se virent obligés de s'enfuir assez piteusement.

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    Lacenaire, un inquiétant personnage qu’il valait mieux avoir en peinture que comme voisin de palier… Les bourgeoises et les bourgeois de l’époque en frissonnent encore… 

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    Saviez-vous que Pierre François Lacenaire était aussi un poète et un écrivain ? Contrairement à son comparse Avril, ce dandy attirait paradoxalement la sympathie des foules...

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    La figure de Lacenaire est sortie de l'ombre grâce aux Enfants du paradis de Prévert et Carné (ici joué par Marcel Herrand, à droite d'Arletty).

    Le quartier Montorgueil avec Générations13

    Une belle enseigne de pharmacie au 49 de la dite rue Montorgueil

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    Et puis il y a un peu plus loin la fameuse Pâtisserie Stohrer...

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    L'immeuble, de la fin du XVIIIème siècle, comporte un curieux linteau surmontant le portail : un globe terrestre entouré des attributs des Arts et des Lettres. C'est l'architecte Charles Rohault de Fleury dont c'était la maison qui l'avait fait sculpter. Il a réalisé par ailleurs les serres du Jardin des Plantes.

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    Marie Leczynska, à l'occasion de son mariage avec Louis XV,

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    vint à Paris en emmenant avec elle le pâtissier-cuisinier de son père, Monsieur Stohrer. Cinq ans plus tard, celui-ci s'installait rue Montorgueil et ouvrait une pâtisserie avec pour spécialités les "babas" et les "puits d'amour".

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    Le puits d'amour est un gâteau rond en pâte feuilletée ou en pâte à chou décoré de sucre glace et dont le centre évidé (le puits) est fourré à la crème pâtissière ou à la confiture.

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    Jolie enseigne que celle de ce café !

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    Sympa aussi celle de ce Palais du Fruit...

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    Une très belle façade d'immeuble : Au Rocher de Cancale

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    Balzac, Alexandre Dumas père, Théophile Gautier, Eugène Sue, les frères Goncourt, Baudelaire, Gavarni… y venaient déguster ses célèbres huîtres.

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    A la Mère de Famille : la plus ancienne chocolaterie de Paris (depuis 1761)

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    Un peu plus loin, une plaque commémorant un bien triste événement... Une époque révolue heureusement.

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    Une jolie mosaïque fait l'enseigne de ce café.

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    Nous passons aux numéros 11-12 devant cette vitrine apparemment sans beaucoup d'intérêt mais...

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    si on lève les yeux, au premier étage se trouve une peinture colonialiste représentant un serviteur noir qui sert un café à son maître : il s'agit de l'enseigne d'un ancien magasin de torréfaction. Un peu dérangeante pour la société qui est la nôtre, Wikipédia a poussé le détail jusqu'à la flouter...

    Heureusement que je l'avais repérée !

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    Nous voici arrivés à l'extrémité de la rue Montorgueil qui débouche sur la rue Réaumur au niveau du métro Sentier. Une jolie arche de jardin agréablement couverte de végétation marque l'entrée de ce "marché" où la circulation est très réduite, ce qui n'est pas pour déplaire à la touriste que je suis.

    Le quartier Montorgeuil avec Générations13

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    Pour se repérer...

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    Merci beaucoup à Anne-Marie
    qui m'a fait découvrir plein de lieux que je ne connaissais pas, et pourtant je suis une pure parisienne !


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